Saucony Peregrine 8, le test

Les Peregrine et moi, c’est une belle histoire d’amour, avec quelques hauts et bas. Après un bon début avec la version 4, une vraie idylle avec la version 6, que donne le passage à la version 8 ? La réponse ci-après. 

Les antécédents

La version 4 m’avait bien plus, c’était typiquement ce que je cherche d’une chaussure de trail : drop raisonnable, poids contenu, bonne accroche, amorti ferme, avant pas trop serré. 

Le passage à la version 6 et sa nouvelle semelle a été un vrai coup de coeur, comme il en arrive parfois : vous mettez la chaussure, vous vous sentez immédiatement parfaitement à l’aise dedans. Sa nouvelle semelle faisait preuve d’une belle accroche, l’amorti n’était pas énorme mais idéal pour des distances de 5 à 40km, je me faisais vraiment plaisir avec ce modèle. Certes, il était un peu fragile (je les ai bien défoncées les pauvres…), mais c’était tout simplement LA paire de running. 

La version 8 a hélas amené pas mal de changements : un peu plus lourde, un peu plus amortie, de nouveaux crampons, c’est une refonte quasi complète. Alors verdict ?

Sur le terrain

Quand on sort d’une telle histoire d’amour avec un modèle, l’adaptation est forcément difficile. La version 6 me tenait parfaitement le pied, avec assez d’espace sur l’avant. La version 8 n’a pas cette parfaite tenue, je dois serrer un peu plus les lacets. L’amorti est plus important, mais reste ferme. Les crampons sont bien différents, mais l’accroche est toujours très efficace. Il m’a fallu quelques sorties pour prendre confiance en cette version 8, et pour casser un peu la chaussure. Elle ne devient pas aussi flexible que sa grande soeur, mais on retrouve les qualités de la gamme. Une fois la chaussure faite, je prends beaucoup de plaisir à courir avec. Même si la semelle est plus épaisse, l’amorti reste ferme (rien à voir avec la Xodus 2 qui fait beaucoup plus chausson), et la chaussure assez dynamique, tout en étant plus protectrice. Les versions précédentes étaient idéales jusqu’à une 40aine de kilomètres pour moi, je peux tranquillement envisager plus avec ce modèle. J’ai poussé jusqu’à l’Origole avec, 75km de boue et de single, et aucun souci aux pieds. Sacré test, et test réussi !

La solidité du mesh est bien sûr une interrogation intéressante. J’ai bien entamé ma paire de 6, avec décollage du plastique sur l’avant, un trou sur le pied droit, et un amorti qui s’est tassé. La version 8 est-elle plus costaud ? Hélas pas vraiment, la semelle a vraiment TRÈS bien tenu, mais ce n’est pas le cas du mesh, avec l’usure habituel à la flexion vers les petits orteils. Avec 600km au compteur, j’ai deux beaux trous. Pas dramatique pour une sortie tranquille, mais si le terrain est sale, les cailloux et la poussière rentrent trop facilement. C’est clairement LE défaut de cette Peregrine.

Autrement rien de très révolutionnaire sur cette V8 : le haut n’est pas de type « chaussette » comme sur pas mal de paires actuelles, ça reste du classique. La languette est attachée des deux côtés, les chaussures ne semblent pas trop prendre la poussière et la boue (tant qu’il n’y a pas de trou dans le mesh…), elles prennent facilement l’eau mais l’évacuent assez vite. L’avant est raisonnablement protecteur, mais ça reste léger, il ne faut pas trop taper dans des cailloux.

Enfin LE gros plus de cette Peregrine, c’est son accroche, ultra polyvalente, ça tient pas mal du tout sur le gras comparé aux chaussures spécialisées, bien sur le mouillé, et sur un peu tout ce qu’on lui présente. Les crampons sont qui plus est vraiment solides. Bref, on prend vite confiance en ces Peregrines, et elles disparaissent plus ou moins du pied au bout de quelques sorties.

Bilan

Au final, si cette version 8 de la Peregrine n’a pas été un coup de coeur immédiat comme le modèle précédent, elle reste une solide addition à cette série de traileuses polyvalentes. A l’aise sur beaucoup de terrains, des chemins techniques à la boue pas trop épaisse, en passant par un peu de bitume, protectrice de vos pieds et articulations avec son amorti Everun intégrale plus épais que les générations précédentes, toujours assez légère et respirante, elle reste ma paire de running par défaut pour toute sortie trail où j’ai besoin d’un peu d’accroche.

Reste son défaut principal, la solidité du mesh qui fait baisser la note. Elles ont assuré leurs 600km, je peux les pousser plus, mais le mesh déchiré devient un souci. A voir en version ISO ou GTX pour plus de solidité, ou bien en passant sur plus costaud chez Saucony (les Xodus).

Saucony Peregrine 8

135€
8.8

Performance et fonctionnalités

9.5/10

Qualité de fabrication

8.0/10

Confort et ergonomie

9.0/10

Look

9.0/10

Rapport qualité/prix

8.5/10

Pros

  • Super accroche tous terrains !
  • Bon amorti
  • Polyvalente
  • Assez légères

Cons

  • Solidité du mesh

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