Origole 2018 3/3 : mud night

Oui la Mud Day ou ces courses à obstacles, très peu pour moi. Je n’y vois pas d’intérêt, ni même de challenge mental, parce qu’on peut sortir du circuit facilement. Seule sa fierté en prend un coup. Non, j’aime bien le terrain naturel, les longues distances, la boue la vraie, être à 30 bornes de sa bagnole sans jus et se demander ce qu’on fout là. Ben j’ai été pas mal servi ! 

Départ décalé

Un départ à 20h, jamais fait je pense ! Donc j’ai déjà eu un peu de mal à gérer ma nutrition du jour J : un gros petit déj vers 9h avec du riz, puis j’imaginais atteindre 17h pour un gâteau sport. Sauf que j’ai déjà faim vers 13h, et je m’enfile une crème sport pour ajouter un truc digeste dans l’équation. Et sur le coup de 19h30, alors que j’admire certains compagnons d’infortune se manger un petit bol de pâtes, j’ai un peu faim, faut bien le dire. Bref, j’ai encore des trucs à apprendre !

Comme il fait bon (dans les 10°C) et que ça ne baissera pas pendant la nuit, je pars habillé léger. Un t-shirt manche longue en mérino, une veste non étanche ultra légère. Oui, il va pleuvoir, d’ailleurs il pleut et il fait du vent quand on sort du gymnase. Mais tout plutôt que de se déshydrater trop vite sous une veste de pluie. Le t-shirt gardera de la chaleur, la veste coupera un peu le vent, mon sac me tiendra chaud, il suffit de courir. CQFD. Facile. Easy. Surtout que le départ est un peu roulant, ensuite c’est le tape cul de la vallée des Vaux de Cernay, on file au nord sur une partie moins pénible, puis on remet une couche de tape cul avant de finir la première boucle. J’ai repéré quasiment toute cette boucle, donc je pense savoir à quoi m’attendre.

Le moral tombe comme la pluie

Pourtant ça démarre moins bien que prévu. La pluie, soit, on s’en balance. C’était prévu. La tension derrière le genou droit qui traîne depuis 2 ou 3 semaines, c’est le point d’interrogation du jour et le départ ne rassure pas trop. Je le sens un peu. Je suis partie bien bien prudemment, du fond, avec Tristan et Farid, compagnons de reco. On discute, on rigole, c’est tranquille. Sauf que la première montée sérieuse arrive, et là c’est le périph parisien un jour de sale bouchon. Bref. Cul à cul. On n’avance pas. 3 courses lancées en même temps, de la boue, un single pas large, c’est vite vu. 

Je n’ai pas froid, mais je jette un coup d’oeil à ma montre, et la moyenne se rapproche tranquillement de celle de la barrière horaire. Et on n’a pas commencé les vraies difficultés. Donc plutôt qu’un départ tranquille et roulant, je suis un peu agacé et inquiet pour le genou. On court à nouveau passé la montée, puis à la prochaine difficulté, re-belotte. Bref, c’est pas ma vision du trail, je n’aime pas courir au milieu de centaines de coureurs, surtout que certains font les bordures et défoncent bien le terrain. Je n’essaye même pas. Je reste tranquille.

Comme prévu, je ne regarde pas la distance sur la montre. J’ai viré les bips au km, je ne base plus une course longue sur un compte à rebours de kilomètres, c’est pénible et démoralisant. Au lieu de ça, je mémorise des points de passage intéressants : première barrière horaire, le château, on traverse une route, puis le ravito, puis l’abbaye. Je pense objectif, voyage et pas « il reste tout ça ». Mais là franchement, sans regarder la distance, je sais qu’on n’avance pas, et j’ai le genou qui se manifeste déjà, et je me demande franchement comment je vais pouvoir repartir au bout de 44 bornes si ça empire. Je viens de partir, et j’ai déjà le moral en baisse. CA COMMENCE BIEN CETTE AFFAIRE.

La prépa à l’oeuvre

Je suis tout seul, j’ai perdu Farid et Tristan, et je ne suis même pas sûr de savoir s’ils sont devant ou derrière. J’arrête de me retourner et je pense juste à avancer tranquillement. La nuit transforme tout, difficile d’avoir des notions de vitesse, distance ou même temps. Je reconnais évidemment pas mal des chemins reconnus quelques semaines auparavant. Mais la pluie a rendu le terrain nettement plus gras, et je manque de points de repère sur ces chemins qui se ressemblent tous. Je me souviens d’un coup d’oeil furtif à ma montre et le « 14km » semblait crier « ça va être long cette affaire ! »

Sauf qu’une fois la première barrière horaire passée finalement sans encombre, une fois la moyenne plus basse que prévue acceptée, une fois la tension derrière le genou quasi disparue, ça avance tout tranquillement. La préparation a donné quelques certitudes, j’utilise beaucoup les bâtons dans les montées pour économiser mes jambes, comme prévu. Je bois et mange régulièrement, sans chercher à forcer l’allure du tout, il y a peu de ravito. Même si finalement, au 17ème, un premier non prévu. Dans ma grande lucidité, je ne comprends pas qu’il s’agit de celui du 30ème, pris dans le sens inverse. Je prends 500ml d’eau et j’enchaîne. 

Inutile de détailler plus les kilomètres suivants, tout se fait de manière répétitive mais sans lassitude. Ma moyenne reste faiblarde, je suis descendu du 10′ au km du départ à un 9′ et quelques plus raisonnable, j’aimerais être dans les 8′, mais je préfère éviter de brûler de l’énergie et entamer les jambes pour pas grand chose. Je me suis fait une raison. Je discute un peu avec les autres coureurs, je remonte un peu, on me remonte, la pluie arrive comme prévu vers minuit. Mais je ne regarde plus ma montre que pour contrôler l’allure, la distance et le temps ne m’importent pas trop. 

Par contre au retour au ravito, déception, plus d’eau claire, il ne reste que du coca ! J’ai encore un peu de boisson ISO, mais il reste 15 bornes, donc il faut un peu recharger. Pas fan du coca, mais je fais avec. Je ne mange rien, je discute un peu, regarde si Tristan et Farid sont déjà là. Puis je repars. Il reste le tape cul de la vallée à refaire. Mais les jambes sont bien, je n’ai pas du tout de douleurs musculaires, j’utilise bien les bâtons. Bref, je me sens NETTEMENT mieux qu’au bout de 5km. Je pense déjà au retour au gymnase et à ce que j’ai à faire.

Les dernières kilomètres plus faciles avant le Perray permettent de s’économiser, j’ai une douleur tout à fait nouvelle sur la gauche de ma hanche, ça fait mal quand je lève la cuisse, mais ce n’est pas dramatique. A ce moment là de la course, je suis déjà bien concentré sur le départ pour la seconde boucle. Le moral est à bloc. Ça n’ira pas vite, ça n’ira pas sans douleur, mais je suis persuadé de repartir bien motivé. Un mini ravito à Auffargis permet de reprendre de l’eau claire, c’est bienvenu. Il pleut à nouveau quand j’arrive au Perray, je finis en marche sur le bitume pour laisser mes articulations tranquilles, les coureurs du 44km en finissent, mais je n’ai aucune envie d’arrêter.

Mi-temps

A froid, je vois bien que le passage au gymnase n’a pas été optimal. Je suis mon planning pourtant : je passe le chrono, et je file me changer. Que le haut, je garde les Peregrines qui font du très bon boulot sur un terrain hyper gras, les chaussettes étanches qui me permettent de ne pas réfléchir du tout où je mets les pieds, le collant qui ne me tient ni chaud ni froid, sans trop me serrer. Je m’essuie vite, j’enfile un t-shirt merino en prévision des températures en légère hausse, une autre veste légère non étanche, je change de batterie pour ma lampe, et je me prépare à aller me ravitailler. Le coureur auquel j’ai prêté un collant avant le départ m’a laissé une bouteille de Powerade en remerciement, j’en bois une grande partie et file au ravito. 

Et c’est là que je manque d’expérience. La soupe chaude attendue est bien là, mais on sert le dernier bol, et une autre soupière est en train de chauffer. Et bien sûr plutôt que de prendre un peu de temps pour manger un peu solide en attendant la soupe, je juge qu’attendre n’est pas une bonne idée, et je file, après avoir bu 2 verres d’eau. Je remplis ma poche à eau de presque 2l, je remplis une bouteille avec de la boisson ISO, et je repars à mon sac. Apport d’énergie pendant cette pause : quasi nul, la demi bouteille de Powerade. J’ai remis des barres et gels dans mon sac bien sûr, mais je n’avais RIEN de plus dans le sac. Donc déjà que sur la première boucle je suis loin d’un apport maximal en énergie, à la pause je fais pire. 

  • 2.25l de boisson ISO + 4 gels et 4 ou 5 barres sur la première boucle, que je finis en 6h40. Faites les calculs, c’est correct, mais y a moyen de manger plus. 
  • Peanuts à la pause. Un peu de powerade. Eau minéral. J’hésite à mettre de la poudre ISO dans ma poche à eau, mais pour éviter les soucis de digestion, je passe.
  • Je repars donc avec 500ml de boisson ISO, 1.75l d’eau claire, 2 gels + 4 ou 5 barres, et il n’y a aucun ravito solide sur la seconde boucle, que de l’eau. 

Je pense avoir déjà commencé la course pas assez nourri. J’ai mangé correctement pendant 6h et quelques, mais ensuite, au lieu de prendre le temps pour charger un peu la mule, je me presse. Et je repars avec peu, surtout si ça dure. On se doute bien qu’avec le terrain de merde et 7h dans les pattes, je vais pas boucler ça en 3h. Mais non, je file, après avoir discuté un peu avec Tristan et Farid, arrivés un peu après moi mais toujours très motivés.

Le monde du silence

La seconde boucle, c’est vraiment autre chose. Finie l’ambiance sympa du départ de la première, les coureurs nombreux et motivés. Une fois engagé dans la forêt, je me retrouve grosso modo tout seul, il est 3h du mat, je vois bien quelques lampes derrière ou plus loin, mais c’est d’un calme absolu. Je trottine, la pause a fait du bien à ma douleur à la hanche, mais elle revient vite. Bref, j’avance à allure très mesurée, et sachant bien que je n’ai pas une énergie folle à dépenser. J’espère du solide non annoncé au ravito dans quoi ? 12km ? C’est encore long, je suis en mode gestion. J’ai de l’avance sur la barrière, je peux alterner marche et course. La tête est toujours focalisée sur la ligne d’arrivée. Finir, peu importe comment. 

Je ne saurai dire si je remonte ou pas des coureurs. Quelques-uns. Et pas de grosses discussions au programme. Si je double un coureur, je demande simplement si ça va, et nous continuons lentement notre progression dans l’obscurité, le vent et la pluie. Rien à regarder autour. Quelques rares valeureux bénévoles parfois, mais sinon, c’est le monde du silence. 

Je constate rapidement que la hanche tire de plus en plus, et que je consomme beaucoup d’énergie à trottiner. Le cardio monte un peu vite. Je passe donc en marche rapide en planifiant d’aller au ravito pour recharger un peu et pouvoir ensuite courir un peu par périodes. Je me cale derrière un coureur marchant à très bonne allure. Tous marchent de toute façon, donc je n’ai aucun regret à les imiter. 

Nouvelle stratégie

Quand nous arrivons près du ravito du château, la pluie redouble. Il pleut des cordes. Je ne mets toujours pas ma veste de pluie, je n’ai pas envie de manquer d’eau. J’en prends pourtant des seaux sur la tête ! Mais en gardant une bonne allure, je n’ai pas l’impression d’avoir ni froid ni chaud. J’avance. En descente, je peux trottiner un peu sans avoir mal à la hanche. Mais grosso modo, nous sommes en marche rapide. 

Quand nous arrivons enfin au château, mon champ de vision se résume à de grands traits de lumière sur les deux tiers supérieurs de mon champ de vision, et en bas, une chemin souvent très boueux, avec du noir sur les côtés. On nous badge, pas de tente pour se ravitailler, j’imagine qu’elle se situe plus loin ? Sauf qu’un km plus loin, rien. Deux kilomètres plus loin, rien. Je n’en parle même pas à mon compagnon de route, j’imagine qu’on a réussi à le rater ? Bref. Je sais que je n’ai pas assez d’énergie sur moi pour courir, et en plus, je dois rationner mon eau. Faudrait pas que ça soit trop simple quand même !

Ma vision à 5h du mat

A ce moment là, il doit être dans les 5h du mat, il pleut comme vache qui pisse, le cerveau est passé en mode « tu finis comme ça s’il le faut, mais tu finis ». Je suis, l’allure est quand même soutenue pour de la marche, mais au moins je suis à l’aise cardiaquement parlant (un bon petit 135 puls/min c’est pas de la balade non plus !). 

Les étoiles

Non, pas dans le ciel, on risquait pas d’en voir ! Avant de partir, j’avais fixé mes objectifs pour la course. Pour éviter d’être trop déçu de ne pas finir, j’avais remis ma course dans le contexte de cette année 2018 et même des années précédentes. Donc j’avais 4 étoiles à accrocher au maillot : 

  • l’objectif facile à atteindre : 3h30 de course, et je battais mon plus gros volume d’entraînement annuel, tous sports confondus. Validé
  • l’objectif assez sûr : 42.2km de course, et j’accrochais une distance marathon de plus à mon palmarès, cela reste un effort hors du commun pour beaucoup de gens. Validé
  • l’objectif « un meilleur moi » : passer les 67km, ma plus grande distance de course, qui date de 2015. 
  • l’objectif « j’ai rien lâché » : finir la course dans les temps. 

Les étoiles n’étaient pas vraiment une méthode de motivation pendant la course, mais plus une façon de valoriser le chemin parcouru. Il n’est jamais certain de finir une course comme ça, donc inutile de s’auto flageller. Mon année 2018 était déjà ma plus grosse en course à pied, ma plus grosse à l’entraînement, avec un marathon de plus. Une année réussie donc, Origole finie ou pas. 

Petits objectifs

Comme ces étoiles ne servaient pas vraiment à soutenir le moral à ce moment là et que je n’avais pas assez bien préparé la seconde boucle, je n’avais pas trop de micro objectifs à me mettre sous la dent. J’avais vraiment bien préparé la première boucle, mais pas la deuxième… Je suis tout seul maintenant, j’ai légèrement lâché mon compagnon marcheur. Donc je me rattache à ce que j’ai sous la main : 4 doses de ravito. Je regarde la distance restante, je divise en 5, et j’ai 4 mini objectifs régulièrement espacés. Sur le papier, c’est super court, 4km entre chaque. En réalité, ça paraît long, à ce rythme. Et dans cette monotonie assez pesante : de la boue, des feuilles, du noir, de la pluie et plus de boue. Quelques montées. Une magnifique au 60ème environ. Mais j’ai encore des jambes. J’ai remis mes gants, toujours rien sur la tête, pas de veste imperméable non plus, je préfère devoir garder du rythme pour ne pas avoir froid. Je ne sais même pas comment j’ai réussi à ne pas encore me péter la gueule, tellement je descends tout droit dans la boue sans chercher à l’éviter maintenant. Le seul but, AVANCER.

Je remonte sur des coureurs, enfin… Des marcheurs. J’engage la conversation, j’en ai marre d’être seul dans mes pensées. On discute pas mal, on rigole, ça fait passer les kilomètres plus vite. J’alterne moments où j’ai un peu froid et du mal à suivre, puis je mange, et ça va mieux. On nous rattrape, quelques coureurs qui ont mieux géré trottinent encore. Mais le classement, je m’en tamponne. Je surveille juste mon rythme, et je sais que sauf catastrophe majeure, je vais finir avec une marge confortable sur la barrière horaire. Mais je m’accroche tout de même à mes compagnons d’infortune, sait-on jamais. Surtout que j’ai fait pipi environ 117 fois depuis le départ. J’ai l’impression de pisser l’eau qui me tombe sur la tête tellement c’est fréquent ! Je dois donc régulièrement trottiner pour rattraper mes compères. 

3ème et 4ème étoiles

En comparant les distances de nos montres, je constate qu’il se pourrait que ma Fenix soit peu optimiste. Je l’avais déjà constaté, et je préfère dans ce sens là… Les kilomètres sont évidemment longs, mais l’arrivée se rapproche, et la motivation reste bonne, malgré les bobos plus marqués (toujours à la hanche). L’allure a faibli légèrement depuis que j’ai rejoint mes compères, mais ils retrouvent de l’entrain sur la fin, et c’est moi qui ai un peu de mal à suivre. Je passe les 67km et récolte donc ma troisième étoile. Il n’en manque qu’un, ce n’est qu’un affaire de temps. Le jour se lève lentement, et nous allons finir avant le lever officiel du soleil.  J’envoie quelques textos pour répondre brièvement à des messages d’encouragement, je suis sur mon terrain d’entraînement hebdomadaire à côté du Perray. La quille est proche, je trottine pour rattraper mes deux compères, et leur décris la fin de parcours, je connais tout ça par coeur. Je n’ai officiellement plus d’eau, ni plus rien à bouffer. Je me suis rationné correctement, et j’ai finalement tenu assez bien mon allure de marche rapide. Nous finissons donc dans une bonne humeur certaine, en courant bien sûr pour faire les kékés, et la ligne est franchie en 12h10. Rien de faramineux, mais c’est mon premier tour du cadran, qui plus est de nuit. Je suis soulagé et ravi. J’ai fini l’Origole, ce n’était pas acquis mi-Septembre, loin de là ! 

Bilan

Si évidemment tout n’a pas été parfait sur cette course, il y a beaucoup de positif :

Le + 

  • Finisher déjà ! C’est toujours le but. Et nouvelle plus longue distance de course au passage. Bim, 4 étoiles sur le maillot.
  • Bon choix de vêtements, je n’ai pas eu chaud, et un peu froid par moment, c’est bien mieux dans ce sens. Je reprendrais tout à l’identique si c’était à refaire. 
  • Chaussures, bâtons, lampe, montre, c’est la même chose pour les accessoires, les choix étaient bons. 
  • Pas de soucis digestifs, c’est également important pour bien profiter de la course. 
  • Pas de muscles en grosse souffrance comme en Août, la prépa était correcte à ce niveau
  • Surtout et avant tout, très bon mental quasi tout du long. Aucun souci pour repartir au 44ème. Quelques coups de moins bien, mais franchement relatifs. Pourtant on a bien bouffé de la pluie et de la boue, mais quand le mental est prêt, tout suit. Je ne suis donc pas au point de rupture, j’ai trouvé la course difficile, mais sans instant de misère où on est proche de l’envie d’abandonner. J’ai encore de la marge à ce niveau, c’est encourageant. 

Le –

  • Il fallait manger plus, mauvaise gestion de la pause, et il fallait embarquer plus de bouffe sur la seconde boucle. Peut mieux faire !
  • Baisse de moral au début de course, après les bouchons et une douleur finalement sans incidence à la jambe.
  • Il manquait bien un mois d’entraînement pour avoir la caisse pour courir plus sur la fin de course. Et si les muscles des jambes ont bien encaissé, j’ai eu d’autres petites douleurs plus tendineuses qui me font douter sur ma capacité à encaisser des plus longues distances. A voir !

On voit bien que c’est globalement très positif. J’en ressors sans trop de bobos (toujours une légère douleur derrière la jambe droite, à suivre), j’ai très bien récupéré musculairement parlant, et évidemment beaucoup appris. A refaire donc, mais sur un terrain plus sympa niveau paysage, avec probablement un 40 à 50km entre temps pour valider un peu l’endurance sur ce format. Je n’ai clairement pas encore la caisse pour faire un 70km « tranquillement ». Donc le travail peut continuer !

Le résumé en image

L’origole

Un petit commentaire sur l’Origole grand format :

  • Pas donné comme tarif, mais très bonne organisation, retrait du dossard, gymnase, ravitaillement du 44ème, bénévoles très sympas malgré les heures avancées de la nuit, c’est bien rodé cette affaire.
  • Parcours quasiment tout en single, avec un peu de piste, un peu de bitume, mais pour une course de cette distance en région parisienne, c’est vraiment très bien.
  • Peu de ravitos, beaucoup de montées / descentes, terrain souvent très gras, la nuit, c’est une course qui ne cherche pas à vous faciliter la vie. 
  • Départ groupé, je ne suis pas fan, ça bouchonne trop au départ. 
  • Pas d’eau pour certains coureurs sur la seconde boucle, c’est le point qui m’a déçu, l’équité est il me semble important sur une course. Qu’il n’y en ait pas, pourquoi pas, si c’est annoncé et pour tout le monde. Ou alors que ça soit prévu avec une ration fixe par personne par exemple. 

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