Le RP le plus important

Tout occupé par mes fonctions à l’organisation de mon petit trail en Auvergne, j’en oublierais presque de conter mes splendides exploits ici même. Hé bien figurez vous que j’ai égalé mon RP le plus important ! « C’est ça oui, tu te traînes comme une vieille 2 CV » allez-vous me dire. Pourtant si, lisez donc.

Lorsque j’ai coupé en 2017, l’arrêt m’a permis de prendre du recul. J’ai notamment regardé mes courbes d’entraînement depuis 2011. Et là, c’est assez symptomatique : il y a trop souvent des « plats » prolongés, qui permettent de voir les périodes de blessure. Regardons en détail, c’est vraiment très clair, avec les courbes des km par an, depuis 2011. C’est pas régulier cette affaire ! La PROGRESSIVITÉ, on nous le répète tout le temps, c’est important ! Et probablement des à-côtés qui n’ont pas aidé à protéger son superbe corps d’athlète de bas niveau.

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Mise à part 2013 qui est assez vierge d’arrêts francs, les autres en sont un peu trop victimes. Venons en donc aux faits : en 2017-2018, j’ai donc battu le RP le plus important de ma magnifique carrière de coureur : le nombre de mois sans grosse blessure ! Si l’on s’en tient à la période post premier marathon (et entraînement vraiment sérieux donc), j’avais pu courir sans interruption franche (càd de plus de 2-3 semaines) 13 mois entre 2013 et début 2014. Depuis début avril 2017, j’ai enchaîné 13 mois révolus ! Yessss, RP égalé  !

Et ce RP, cela reste le plus important. Réussir à courir sans arrêt franc, sans avoir l’impression de revenir en arrière et de devoir recommencer, c’est idéal. Ne plus sentir une douleur récurrente, sentir qu’on ne peut pas faire tel ou tel mouvement de peur de faire revenir une douleur, ce n’est pas une façon bien saine de pratiquer la course à pied. Courir simplement avec le plaisir, cela reste la base. Et pour courir avec le plaisir, il faut déjà pouvoir courir. CQFD. Cela me ramène à une citation de footballeur que j’aime bien (si si, c’est valide) :

I never thought to be good or bad, my thinking was always to be happy.
Ronaldinho

Je l’aime bien cette discussion, et le mec aussi, car rappelons nous, pour nous encore plus que pour lui, ce n’est qu’un jeu, et être heureux de le pratiquer est la clé. Donc se faire souffrir sur une grosse sortie, se dépasser sur une course, cela reste du bonheur même dans la douleur. Mais les arrêts répétés, la douleur invalidante, là ce n’est pas du bonheur du tout. La tête déteste ça autant que le corps, sinon plus. D’où l’importance de ce RP, beaucoup plus qu’une vitesse sur un 10km ou une distance de course. Garder ça en tête devrait être la règle n°1 au dessus de toutes les autres. Cela demande sûrement d’ajuster des choses, de comprendre qu’on a peut-être atteint certaines limites et qu’il faudra accepter de faire avec, ou de trouver une façon saine de les repousser.

Et c’est justement ce qui est arrivé, car bien évidemment, on est pas dans un film hollywoodien, pas de super happy end « Et il courut heureux et fit beaucoup de courses sans aucune blessure ». Car début Juin, bim, un nouvel arrêt, un tendon d’Achille qui vient interrompre la préparation pour la Barjot. Coup un peu rude, mais avouons-le, je l’ai un peu cherché, et ça sera une nouvelle leçon bien apprise. Peut-être. Cette fois. Mais ça c’est dans l’article suivant !

4 commentaires

  1. Ah ben, on est au moins deux pour faire un club alors ! Bon, si un de ces jours, tu zones dans le bois de Vincennes, fais signe, je travaille juste à côté (pour ne pas dire dedans) maintenant.

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