Alors, j’en suis où ? Evolution de la reprise, l’étape du Trail du Josas

Après le trail hivernal du Sancy et une tentative avortée de revenir sur le trail Entre Chien et Loup (voiture en panne…), je continue ma remise progressive en charge, avec quelques courses comme carottes. Et comme cela faisait sûrement, oulà, au moins 2 ans que je n’avais pas couru avec Jérémy, le trail du Josas était donc l’occasion de refaire un peu de chemin ensemble et de prendre une course de manière un peu nouvelle.

Le concept

En fin de préparation marathon, Jérémy s’inscrivait sur le 15km, le genre de distance que je ne fais typiquement presque jamais en compétition. Je préfère le plus long, sûrement un peu trop. Mais l’âge (ou l’accumulation de blessures) aidant, je m’aligne sur la même distance que lui et c’est sous un radieux soleil enfin printanier que nous nous élançons, accompagnés de plusieurs de ses fidèles acolytes. Je ne connais pas du tout le parcours, simplement le dénivelé et le nombre de ravitaillement. J’avais à moitié déconné avec Jérémy lors de l’inscription en disant que ça allait encore être l’autoroute et qu’il était sûrement possible de tout faire en courant. Comme il faut bien s’amuser un peu, j’en reste à ce plan : tout courir, faire les montées au train même en se mettant dans le rouge, puis récupérer sur le plat en attendant ceux qui montent en marchant. Alors que typiquement, une course c’est soit tout à fond en cherchant la limite, soit accompagner en restant vraiment tranquille tout le long. Mais pourquoi rester sur des schémas rigides ?

Auto massage en famille pour détendre la bidoche avant la course

La course

Le soleil et les températures nettement plus élevées que les semaines précédentes m’incitent à partir très léger : un cuissard, un t-shirt aéré, le gant Salomon pour avoir un demi litre d’eau, et bien sûr mes Saucony Peregrine bien aimées, bien usées mais toujours vaillantes. J’évite donc le sac qui me tient souvent plus chaud. S’adapter mieux aux températures est un des GROS objectifs du moment. Jérémy part un peu vite pour le diesel sans échauffement que je suis, je prends la foulée et je profite de la balade. Première belle montée, je suis le plan, c’est finalement assez proche de ce que je pratique à Chevreuse : ça attaque un peu les jambes, mais ça passe, car si ça monte assez fort, ça ne monte pas longtemps. Je me mets au ralenti, avec le soleil et la nuit de 4 heures, je deviendrais presque raisonnable. Ca recolle derrière tranquillement, et on continue à petite allure sympa, tout en discutant. La boue s’invite à la fête, quelle surprise, comme si on en avait pas déjà assez bouffé depuis 6 mois ! Cela dit l’entraînement paye, la confiance dans les Peregrine aussi, je tire souvent tout droit, les appuis fuient un peu, mais globalement j’ai l’impression de moins perdre d’énergie qu’en zig zaguant.

Qui c’est qui rentre encore les jambes bien dégueulasses ? C’est bibi !

Les petites montées s’enchaînent sans grosse difficulté, le mode alternatif passe bien. Passé le seul ravitaillement de la course où je me force à prendre un gel pour compenser l’absence de petit déjeuner (le dîner de la veille compensant largement ;-), Jérémy m’annonce une montée « béton », je ralentis un poil pour avoir des jambes fraîches et c’est parti pour une belle montée à éviter justement les dites marches en béton pour contourner les coureurs droit dans le pentu. Ça attaque à nouveau les jambes et le cardio, mais ça passe. Je reprends au ralenti en haut, bien content de m’être dépouillé de la sorte (oui, le couillon qui s’auto motivait dans la montée, c’était moi). Je me retourne régulièrement, mais je ne reverrai pas Jérémy avant l’arrivée. S’en suivent quelques kilomètres qui se ressemblent beaucoup : je double sur les montées, je me fais reprendre sur le plat, mais de moins en moins. J’hésite à faire demi tour pour rejoindre les autres, mais le soleil m’incite à être raisonnable. On s’en tient au plan. Surtout qu’une dernière montée pas si pentue, mais dans 10 à 15 centimètres de boue bien dense m’attaque bien les jambes et l’énergie. Je commence à dérouler sans attendre sur la descente, et en passant dans l’INRA, je refais une erreur de débutant : je crois sur parole les bénévoles qui annoncent 1km avant l’arrivée. Non pas que j’accélère, mais lorsque une coureuse déboule à grande vitesse dans la descente, j’hésite presque à tenter de la suivre. Je reste raisonnable, mais j’accélère imperceptiblement, et comme elle lève un peu le pied, j’accélère progressivement pour recoller. Bien sûr lorsque je la reprends quelques centaines de mètres plus tard, l’arrivée n’est pas du tout en vue. Et évidemment, elle en remet un coup, repasse devant, et c’est le cercle vicieux. Au final, c’était sûrement plutôt 2 kilomètres qui nous attendaient, et je finis quand même pas mal entamé.

Bilan course et état de santé de la bête

Au final, le plan a été presque respecté, les montées toutes en courant, j’ai pu courir la moitié de la course avec Jérémy, et j’ai même eu droit à un sprint bonus sur la fin pour se faire un peu mal. La météo était un peu chaude mais très agréable tout de même, le parcours varié et sans trop de bitume. Il rappelle un peu les sorties en vallée de Cheuvreuse en fait, mais avec une bière et une paella à l’arrivée. L’organisation est vraiment très bonne, il y a certes pas mal de coureurs, mais l’ambiance est sympa, et pour le prix (19.25€ précisément), chapeau, vraiment. On a bien mangé après la course, les ravitos étaient bien garnis, on ajoute un t-shirt, et c’est une belle matinée au programme.

Voilà, ça c’est une course bien organisée bon sang !

Le chrono reste sans importance, les jambes ont fait plaisir sur ces montées certes assez courtes, mais que d’habitude j’aurais franchies en marchant. Certes, sur 25 ou 35km, c’est une autre paire de manches que de les courir, mais un meilleur équilibre entre le rythme montée / plat-descente est à envisager. J’ai beaucoup doublé dans les montées, n’y aurait-il donc pas intérêt à ralentir un peu sur le plat et les descentes pour essayer de toujours courir ? A tester. Pour le moment, il faut déjà continuer à bien bosser les montées, pas de mystère, ça se travaille !

Et le classement, même si on se raconte souvent que ce n’est pas important, permet tout de même de se situer un peu par rapport aux autres coureurs. Surtout qu’après une année sans compétition, un arrêt un peu long sans aucun sport, la forme revient comment ? Avec un entraînement à nouveau correct depuis 6 mois, je tourne à environ 12h de course par mois pour 120km, c’est quasiment le volume classique d’avant, moins le vélo (à cause de la météo de meeeeeerde). Le plus important, je cours sans bobo, sauf une douleur au psoas (nouveauté !) en Janvier. Et sans gros travail de fractionné / intensité, avec un peu de D+ mais nettement moins qu’avant, les résultats restent assez sympas : 1er tier sur l’Origole en décembre, début de second tiers sur le Trail du Sancy fait sans se dépouiller, et premier 20% sur le Trail du Josas sans être à bloc. Rien de faramineux, mais il y a assurément du plaisir à courir sur ces distances plus courtes qu’avant, sans douleur limitante et en ayant pas l’impression de régresser. J’ai toujours cette douleur au genou droit sur des appuis particuliers, mais qui ne se manifeste pas du tout sur ce genre de parcours. Maintenant il reste à monter en gamme, que ce soit en volume ou qualité, car les sirènes des longues distances m’appellent toujours autant. Mais en l’état actuel des choses, il y a déjà beaucoup de plaisir sur les derniers mois, malgré l’infâme météo. C’est bien le principal !

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