Prépa de trail : vive les sorties longues !

Oui une préparation de trail, c’est surtout le bonheur de se taper quelques belles sorties longues. Car soyons clair, si toutes les autres sorties sont nécessaires, elles sont vite oubliées. Donc voici un petit résumé des sorties de la préparation automnale 2017.

Passons sur les multiples « micro-entraînements » enchaînés depuis trois mois : du 5 à 7km en veux-tu en voilà, du vélo, du bitume, des allures un peu variées mais souvent entre l’endurance douce et le seuil du pauvre. Bref, vous vous en tapez complètement. Non, ce qui peut être sympa, c’est les sorties longues en solo, où on s’attrape une carte, et on cherche un parcours plus consistante pour se sortir du train train habituel de l’entraînement. Cet automne, les sorties longues ont été un peu variées, et surtout sur terrain souvent nouveau. Franchement, c’était le kif. C’est parti :

Station de trail de Cheuvreuse, épisode 1

La station de trail de la région parisienne, si ça pourra toujours faire sourire certains, cela reste une très bonne idée. La vallée de Cheuvreuse est un terrain très sympa pour se faire des petites bosses, c’est bien desservi, et avoir des parcours tracés évite les mauvaises surprises. C’est donc fort curieux et très motivé que je débarque un Dimanche matin à Bures sur Yvette pour tester le parcours 3. Un petit 15km avec 400m de D+, rien de faramineux, mais c’est toujours mieux que d’aller à Vincennes.

Donc pour la faire courte, je conseille vraiment de prendre le parcours sur sa montre ou son mobile, le fléchage est correct, mais parfois léger. Si vous voulez le faire à bonne allure, la montre vous évitera des moments de frustration. Le parcours inclut un peu de bitume dans Bures, mais autrement, c’est beaucoup de single et de piste. Les montées peuvent être sèches, le terrain est donc joueur et idéal pour varier les allures. Aucune photo pour vous, j’étais trop content de pouvoir m’envoyer une sortie longue à bonne intensité. Après des mois sans sortie au delà de 10km, ça fait sacrément plaisir !

Taux de kif : 75%

Semi Auvergnat façon Chaîne des Puys

La semaine suivante, à l’occasion d’un passage en Auvergne, j’étrenne un parcours préparé il y a longtemps : un petit circuit dans le nord de la Chaîne des Puys, loin des grands noms :

Louchadière – Jumes – Coquille – Chopine (cratère extérieur) – Grand Sarcoui

Sur le papier, le parcours fait maison semble souvent boisé, donc pas nécessairement riche en beau points de vue en haut des puys. Mais peu importe le jour J, il pleut, avec un plafond nuageux très bas, on ne voit même pas les dits puys… Mais qui dit préparation de course, dit tests en conditions réelles. Je pars donc bien motivé sous une pluie soutenue, et j’en bouffe façon vent dans ta gueule pendant un petit moment. Et si le parcours est évidemment moins beau que sur les puys les plus hauts et connus de la chaîne, les couleurs automnales sont un vrai bonheur, même sous la pluie. La descente du puy de Louchadière dans les feuilles, c’est un peu risqué, mais putain qu’est-ce que c’est beau !

On allonge un peu la distance pour atteindre les 20km, avec plus de dénivelé et de plaisir. Le rythme n’est pas fabuleux, les montées sont un peu dures, les descentes très prudentes. Le corps souffre sur la fin, mais en ayant croisé 1 VTTiste et 2 randonneurs en 3h, c’est le bonheur de l’effort solitaire retrouvé. Il y a un vrai sentiment de victoire à boucler ce parcours bien fatigué, mais avec la tête pleine de bons souvenirs et le sentiment du devoir accompli dans des conditions pas plaisantes du tout. Avec 900m de D+, le parcours fait maison s’est donc révélé tout à fait sympathique !

Taux de kif : 90%

Semi auvergnat, épisode 2 : le Cantal

Les Fours du Peyre Arse depuis le pied du Puy Mary

On continue de fouler son Auvergne natal avec cette fois un profil plus escarpé:

départ du col de Redondet – passage sous le Puy Mary – les fours du Peyre Arse – descente vers le Col de Cabre – passage sous le Puy Violent – descente vers Mandailles – enfin remontée direct vers le Chavaroche

Je connais assez bien la majorité du parcours, même si la fameuse montée du Chavaroche, je ne l’ai expérimentée qu’en randonnée, et en descente. Départ un peu frisquet, ma gorge n’apprécie pas trop malgré les vêtements assez adaptés. Passage très prudent à la brêche de Roland (merci mon petit vertige), je fais des mini-pauses photos avec mon petit reflex à portée de main, et la descente vers Cabre se fait tranquillement. Je découvre le chemin assez roulant pour descendre vers Mandailles, où je peux refaire les niveaux d’eau et faire une vraie pause. Bel effort de ma part, mais néanmoins pas assez marqué. Car lorsque la montée du Chavaroche débute, il faut bien se l’avouer, ça ne va pas fort. Mais alors pas fort du tout. Je galère. Je galère façon Pastourelle 2016. Plus d’énergie, chaque pas est un effort. Comme la bagnole est en haut, je ferais mieux de gérer le problème positivement. Expérience aidant de mes crashs précédents, je comprends bien que j’ai à nouveau fait un bon coup de chaud : habillé un peu chaudement pour le haut du parcours, j’ai oublié d’enlever une couche en descendant. Grosse transpiration, bonne petite surchauffe qui passe  bien en descente, mais la première grosse montée fait exploser la machine.

Je prends donc le temps de faire des pauses, de laisser la température baisser, l’altitude aidant. J’arrive à me tromper un ou deux fois de chemin, je peste, je souffre, mais je monte. Je pourrais essayer de trouver le chemin qui passe sous le Chavaroche pour enlever du dénivelé et de la distance, mais l’épisode Pastourelle demande une revanche. Donc non, on suit le chemin, et on gère le problème. Arriver au sommet du Chavaroche est un vrai moment de bonheur, la vue est tout de même splendide même avec ces couleurs automnales que j’apprécie moins dans mon Cantal natal. Je descends un peu plus tranquillement vers le Redondet et termine mon semi marathon Cantalou en plus de 4h. Les 750m de D+ du Chavaroche ont été un sacré calvaire, mais la fierté de ne pas avoir lâché sera toujours supérieure à tout demi-tour. Au final, c’est un premier >1000m D+ depuis bien longtemps, et de l’expérience accumulée. Sûrement pas un énorme kif, mais la satisfaction est là.

Taux de kif : 50%, mais taux de fierté du cantalou : 90%

 

Station de trail de Cheuvreuse, épisode 2

On retourne à Chevreuse pour essayer un autre parcours, un poil (cf photo ci-dessus 😛 ) plus long mais pas nécessairement plus pentu. Après les sorties Auvergnates, ça paraît plus facile, même si les coups de cul peuvent être assez violents. J’alterne donc une montée en marchant, une montée en trottinant. Le reste se fait en croisant pas mal de coureurs et de randonneurs, sur des chemins parfois vraiment jolis même avec une météo assez grise, pluvieuse et froide. C’est parfait pour préparer la course, et les ajustements sur les vêtements portent leur fruit : il vaut mieux se désaper un peu et avoir légèrement froid, tout le temps. Je me sens nettement mieux, j’avance bien, et je peux me couvrir en cas de passage plus exposé au vent. Le final très plat permet d’accélérer l’allure et travailler le mental, pour une sortie de 17km en un peu plus d’1h40. Froid, pluvieux, mais géré sans gros coup de mou, c’est donc très positif.

Taux de kif : 80%

 

25 bosses, la classique

Pour finir, quoi de plus simple que de retourner à Fontainebleau ? Alterner le connu et la nouveauté me convient bien, surtout que je n’ai plus visit2 les 25 Bosses depuis un an et demi je pense. Je reviens donc sur place sans trop de repères, je pars simplement faire mon tour avec 2 objectifs : ne pas prendre de risques en descente, et faire attention à mon genou droit. J’adapte donc un peu ma foulée en montée, et je descends vraiment prudemment, pour ne pas dire lentement. Mais les jambes tiennent bien, et le temps frais me convient bien. Sauf qu’au bout de 5km environ, une douleur dans le mollet droit vient se faire sentir. Pas immobilisante, mais ça tire dès que je pousse bien sur la cheville droite. Dilemme. Je fais demi tour comme un couillon pour préserver ma jambe ? Pas ravi à l’idée de couper si tôt, je continue. C’est une douleur musculaire, pas très forte, donc en réduisant un peu la foulée, ça se gère.

C’est évidemment un peu le questionnement sur la suite des événements, mais je me dis qu’au pire, j’aurais au moins fini les 25 bosses et je trouverai une autre course facilement. Il fallait bien qu’il y ait une petite merde sur la fin de préparation, sinon ce n’est pas drôle… Je poursuis donc, régulier sur les montées, pétochard sur les descentes, en retenue sur le plat. Mais ça avance bien, et pour un retour sur ce terrain, le chrono se révèle honorable : un peu plus de 3h, avec pas mal de records sur les montées. Comme quoi, la forme n’est pas si mauvaise. Je repars avec la satisfaction du travail bien fait, même si évidemment le mollet droit est un point d’interrogation.

Taux de kif : 70%

Bilan

Avoir une carotte, c’est un plus indéniable pour arriver à augmenter le volume avec plaisir. J’ai bouffé de la sale météo, bien plus qu’en entraînement classique. Les chiffres sont revenus à un niveau très respectables : en 9 semaines, 290km de course, 5800m de D+, et 3h de vélo. C’est limite trop pour une remontée en charge progressive, mais j’ai évité de faire le con en cherchant à faire de la vitesse. Il reste un bobo musculaire à un mollet, un genou gauche qui grimace un peu après avoir trop compensé pour le genou droit depuis des mois, mais globalement, les jambes tiennent très bien le choc. Il y a donc une vraie satisfaction de voir que je peux tenir trois bonnes heures, égale à celle d’avoir un bon état d’esprit, l’un n’allant pas vraiment sans l’autre. Bien sûr tout n’est pas parfait, la vitesse n’est pas top, il y a eu des erreurs, mais c’est autant d’expérience acquise et de bons souvenirs. L’automne 2017 est donc un très bon cru dors et déjà, ce qui n’était pas arrivé depuis… ouch… bien trop longtemps !

Il reste maintenant à aller tester tout ça sur une course, voir si l’on tient bien le choc et qu’on peut à nouveau flirter avec la ligne rouge. La Petite Origole et ses conditions bien rudes m’attendent donc !

2 commentaires

    1. L’homme du froid 🙂 D’ailleurs, pour courir sur de la neige, tu utilises quoi? Je vais devoir m’équiper, donc je suis en pleine réflexion. Et comme à chaque fois qu’il fait -5 et que tout le monde me dit qu’il ne faut pas aller courir, je me souviens de tes sorties et je relativise, tu dois être également une bonne source d’info sur le matériel pour les pieds 🙂

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