Remonter la pente

Que fait-on après une année en dents de scie (version polie de « merdique ») et une coupure franche de 3 mois ? On remonte la pente, doucement, sans essayer de trop en faire, ce qui serait presque une première quand même !

Bitume, vélo, trail, mixons joyeusement

Plusieurs petits soucis à gérer :

  • un tendon d’Achille toujours un peu sensible et qui reste la grosse inconnue, malgré les nombreuses pauses (donc le coupable n’est sûrement pas QUE la course à pied…)
  • la douleur sur le côté du genou, gênante sur des mouvements en force
  • un léger surpoids, bien évidemment, et une forme loin de ce qu’elle a été plus généralement

On débute par un retour à la course à pied sur bitume dans un premier temps : pas de risque pour le genou, le mouvement est simple, on repasse à 8mm de drop pour soulager un peu le tendon, et on débute avec des petites distances pour ne pas brusquer la bête. Bon, histoire de mettre un peu de piment dans cette affaire, on reprend à Philadelphie, histoire de se la péter un peu, et de voir ce que les américains font de beau. C’est toujours instructifs (le trail, c’est pas trop leur truc…), ça se conclut par de belles courbatures, et quelques photos devant le musée, histoire de se la jouer comme Rocky (non, je me suis pas filmé en train de monter les marches en courant, ne demandez pas).

Un petit footing à Philly

Un petit footing à Philly ! Rocky, où es-tu ?

Ensuite, on remet du vélo, et on reprend le plan des « micro entraînements » intégrés à mon temps de transport. Mais sans la surenchère fatale de 2016. Printemps aidant, avec un vélo fort sympathique (Canyon Commuter, le batbike quoi), c’est une façon très sympa de cumuler de l’endurance, à condition de rester raisonnable (comment ça Paris Meaux par le canal de l’Ourcq sur un vélo de ville c’était pas très raisonnable !?).

Effort et réconfort

Effort et réconfort

Troisième étape, on commence à remettre du trail, histoire de tester le genou et le tendon. Ca passe bien, donc on équilibre les sorties : toujours du bitume en micro-entraînement pour aller au taf, du vélo à bonne dose, et des variations de terrain pour réhabituer les jambes. Pas de volume énorme, mais on remonte clairement en charge :

  • Janvier : 2h, histoire de voir que ça ne va toujours pas
  • Février : 0h, bravo, un vrai arrêt
  • Mars : 0h, bravo, on suit le plan
  • Avril : 4h30 de course, mollo mollo, bravo
  • Mai : 5h10 de course, 3h45 de vélo, on ajoute progressivement de la course, et le vélo en complément
  • Juin : 6h10 de course, 15h20 de vélo, pas de surenchère en course, grosse augmentation du vélo mais sans forcer
  • Juillet : 2h de course, 12h de vélo, moins envie de courir, plus de faire du vélo, je m’écoute
  • Août : 8h40 de vélo, 5h20 de course, 4h40 de rando, on équilibre à l’occasion des vacances
  • Septembre : 3h10 de course, 5h50 de vélo, un mois un peu plus light, je fais en fonction de mes disponibilités
Ça, ça faisait longtemps

Ça, ça faisait longtemps

Au final, ça fait un peu le yoyo, mais c’est une montée en charge plutôt raisonnable comparée à mes pires heures. Ça s’est fait surtout au nez et à l’envie, sans une planification trop précise. Et fin Septembre arrivant, même si je suis loin de mon meilleur niveau, je suis à nouveau à l’aise, et le tendon va, ce qui est la condition sine qua non pour courir avec plaisir. Le genou se gère, il empêche de travailler trop en force sur le vélo et les très grosses pentes, mais globalement je me sens assez libre et vraiment heureux de transpirer à nouveau. On peut attaquer l’étape 4 : le retour aux affaires.

Vive les carottes

L’avantage des coupures, c’est que cela permet de prendre beaucoup de recul, et de mieux comprendre ce que l’on aime vraiment. Au final, c’est assez flagrant chez moi : j’ai appris à mieux apprécier le vélo, mais je ne me sens toujours pas l’âme d’un cycliste. Refaire du bitume n’est pas déplaisant, mais je ne me sens pas non plus l’âme d’un coureur de plat. Par contre, remettre les pieds dans la terre, la boue, la nature et les montagnes, là on sent la grosse arrivée d’oxygène. Car une fois la forme revenue à un niveau correct, l’appel de la course retentit. Le démon de la course à pied arrive, l’Evil Koala surgit et s’écrie « C’est quand qu’on court vraiment, bordel ? ».

Donc il suffit de voir passer une pub pour une petite course locale sur mon lieu de travail pour que l’appel de la forêt soit le plus fort : une course début décembre, dans le froid, la boue, sans ravitaillement et sur mon lieu de travail ? Parfait, tout ce qui devrait décourager le coureur plus axé « plaisir » fait au contraire franchement envie. Voilà, c’est reparti, il faut préparer la course, et là tout change : la carotte est là, la motivation remonte d’un gros cran, l’entraînement devient bien plus assidu. Il n’y a rien à faire, j’aime bien courir, mais il faut quelques défis pour me faire VRAIMENT me bouger le cul.

C’est donc le retour de la préparation, à la louche, pour faire simple : 9 semaines, donc 2×4 semaines en mode ‘3 semaines de charge, 1 light’, puis 1 semaine très light avant la course. Comment cette fin de reprise va-t-elle se passer ? Le Captain CAP réussira-t-il sa préparation ? Arrivera-t-il frais et motivé pour la première course en plus d’un an ? Evitera-t-il la blessure à la con de fin de prépration pour ENFIN faire une prépa pleine et sans aucun accroc ?

Vous le saurez… ben tout de suite en fait : bien, oui, probablement, non.

4 commentaires

    1. Ben figure toi que même si je ne voulais pas faire de vidéo bâteau comme tout le monde, vu que le point de rendez-vous avec le club local de course à pied était justement devant le musée, je me devais quand même de me faire ma petite arrivée en haut des marches. Sauf que, je me pointe à Philadelphie la semaine avant la Draft NFL, qui monte une énorme tribune… devant le musée justement. Donc impossible de monter les marches. Je l’ai fait sur le côté, c’était nettement moins ciné-génique 😉

    1. J’y pense justement, j’ai un projet dans les cartons depuis ou la la au moins 2 ans. Ça va faire un peu de boulot, j’hésite pas mal sur le montage. Faut que je réouvre la table de montage et que j’attaque !

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