Bilan Septembre 2016 : bi-athlétage moderne léger

En Septembre, je n’ai pas couru un kilomètre ! Sacré performance, car d’habitude, en période de guérison, j’ai tendance à vouloir reprendre trop tôt. La preuve est donc faite que je m’améliore, c’est déjà pas mal.

Oui car avant, les périodes de traitement et guérison, c’était surtout « pffff faut que je fasse du vélo » ou « j’arriverai peut-être à reprendre assez tôt pour préparer machin ou bidule » ou « je vais pourrir mes stats de l’année ». Trop de focus sur les chiffres, l’envie de maintenir les objectifs de course alors qu’il faut se faire une raison, le remplacement par un autre sport sans trop de plaisir… C’était pas la joie !

VélosQue là, pas de grosse frustration, pas de tentative de reprise au plus vite pour essayer d’aller faire la course envisagée à Toulon en Octobre, et un vrai plaisir à faire plus de vélo. C’est une évolution notable qui fait plaisir. Le tendon va nettement mieux. Il va mieux depuis deux ou trois semaines même, j’aurais sûrement pu reprendre plus tôt, mais pour quoi faire ? Pour accroître le risque de se refaire mal ? Pour ne pas se dire que j’aurais moins à rattraper en terme de baisse de forme, alors que tout le monde s’en contre balance de mes chronos ? Le focus a été déplacé cette année, de « prépare deux ou trois gros objectifs pour repousser tes limites » à « adapte ton entraînement ». C’est moins glamour, c’est sûr. Mais changer drastiquement sa façon de s’entraîner ne peut pas se faire trop vite. C’est ce que j’ai fait au printemps, je l’ai payé au prix assez fort sur mon genou. Donc je me suis calmé, j’essaye de soigner ça en jouant sur l’intensité plutôt que de passer suite par la case toubib, je regarde comment l’évolution de la météo et des conditions va conditionner les nombreuses petites sorties de type « commuting », je réfléchis à où et comment placer de la course, du vélo, de la trottinette, du trail spécifique, du bitume, etc… etc… Tout en libérant du temps sur mes week ends et à d’autres moments où je suis bien content de pouvoir en faire plus.

Donc en attendant, sur Septembre, ça a donné :

  • 23h d’entraînement, dont 21h45 de vélo, 30min de trottinette et 45 minutes de rando.
  • 460km de vélo (bitume exclusivement, entre mon vélo de course et mon commuter), 8km de trottinette.
  • On passe sur le cardio ou le D+, ce n’est pas très important pour le moment.

On y trouve beaucoup de trajets pour aller et revenir du bureau, peu de sorties le week end, sauf la rando photo pour les 6 Burons et la sortie « longue » (on ne rit pas !) en vélo. J’ai même poussé jusqu’à 97km sur la journée dans la campagne normande avec Miss Gros Braquet, pas très vite mais sans me fracasser le postérieur. Donc je progresse, plus doucement qu’avant, mais en gardant en mémoire qu’il vaut mieux remplacer le métro par du vélo à allure modique plutôt que d’aller vite et se niquer le genou à nouveau. Bref, je deviens un peu raisonnable, c’est déjà pas mal.

Bien sûr, on se moque gentiment de moi avec ma trottinette que j’utilise encore peu (pour y aller mollo sur les sollicitations sur le tendons), mais je compte bien garder ce troisième sport en complément des deux autres. J’y trouve du plaisir, de même que j’arrive à en trouver nettement plus sur mes beaux vélos tout neufs que j’aime d’un amour certes non passionnel, mais finalement bien présent. L’évolution de l’entraînement continue. On verra bien où elle me mène.

11 commentaires

  1. Après quelques mois à trainer une sensibilité désagréable aux tendons d’Achille, je me suis décidé à faire entre 25 et 30km maximum par semaine et en prime en endurance fondamentale uniquement pour le moment. Bah tout à coup ça va beaucoup, beaucoup mieux même si ça implique seulement deux sorties par semaine (je tiens à garder une sortie longue). Le velotaf me permet d’ajouter un peu de sport fun en semaine mais au delà de ça je déteste les sorties longues en vélo malgré plusieurs essais : je m’emmerde et le vent est toujours de face même quand je fais demi-tour. J’ai fini par peut-être trouver mon équilibre dans l’escalade il y a peu : je fais du bloc dans une salle facile d’accès et non seulement c’est hyper ludique mais en plus c’est presque à l’opposé de la course à pied : souplesse, suspensions qui étire et les avants bras qui prennent cher. Pas de mécanique, pas de maillots de bain et lunettes de piscine : juste entrer, mettre ses chaussons et escalader.

    1. Bref, tu triathlètes un peu toi aussi ? 🙂 Tu parles d’équilibre, c’est bien le mot le plus important je pense. Equilibre dans les contraintes et les efforts, mais aussi dans la tête. L’escalade ça a l’air sympa, ça équilibre un peu le travail sur le haut du corps en plus, et ça travaille la souplesse. Bon moi, avec mon vertige, on oublie de suite, j’en resterai à être un grand admirateur de Patrick Edlinger. Avec ton entraînement de la sorte, tu vises quoi en course à pied ? Je suis curieux de voir l’influence d’un volume « partagé » comme ça.

      1.  » Avec ton entraînement de la sorte, tu vises quoi en course à pied ? »
        Jusqu’ici je faisais des petits trails de 20 kilomètres avec 300 de D+ ( avec des chronos autour des 1h45 et pour but de prendre le max de plaisir plutôt que d’aller chercher le dépassement de soi ).
        Pour l’instant ça se maintient mais à voir dans les semaines suivantes si je note une différence.
        J’aimerais tenter un marathon en avril 2017 mais pour le coup ça me semble faiblard comme volumétrie de course à pied … Wait and see ce qui se passe 🙂

  2. Dis donc, au 2nd plan, ce serait pas un Canyon Commuter 8.0 ? Si c’est le cas, faut qu’on parle parce que je lorgne dessus en ce moment pour du vélotaf (j’hésite avec le BMC Alpenchallenge), en sus de la trottinette.
    Courage pour la convalescence. La météo devrait t’aider à rester raisonnable…
    LL

  3. Et tu en est content ? Est-ce que le système de vente par livraison t’a satisfait ? Je crois qu’une petite rubrique s’impose ! « Oui, oui, une rubrique sur ce nouveau vélo », hurle la foule en liesse !

      1. Je ne sais pas si j’aurai vraiment le temps ou l’envie de faire un article sur un vélo, vu mon expérience dans le domaine. Bon, ça peut se justifier, style « un coureur parle d’un vélo ». Mais disons que j’ai pas trop l’envie. Par contre, si tu veux en discuter, ou même le voir (si tu es en région parisienne), pas de souci.

        Déjà en bref, j’en suis très content pour le moment : léger, relativement confortable (selle un peu dure pour un néophyte), « boîte » 10 vitesses très agréable en ville (pas la peine de jouer sur 2 dérailleurs), éclairage intégré vraiment super pratique, freins performants sous la pluie, garde boue intégré bien couvrant. Bref, il fait exactement ce que je lui demande, c’est ludique et très pratique comme machine pour du trajet d’une dizaine de km.

        L’achat à distance, ça a pris du temps (les délais annoncés sur le site n’ont pas été respectés), le montage n’est pas difficile en suivant la notice. J’ai juste galéré avec le garde boue, il a fallu une vidéo youtube pour voir comment faire. Sinon c’est bien équipé, j’ai 2 jeux de pédales, des cale-pieds, la clé dynamométrique, la sonnette, etc… C’est pas donné au niveau prix, mais tu comprends quand même pourquoi.

  4. Merci pour ces tuyaux. A l’occasion, si tu vas tourner dans le bois de Vincennes, je suis pas contre un aperçu de la « bête ». N’hésite pas à me faire signe. Pour le moment, ça reste encore du rêve…

    1. Oulà non, pas de hometrainer. Tout ce qui se passe dans un lieu fermé, j’y arrive pas, c’est pas fait pour moi. Ce matin j’ai préféré me taper 11 bornes sous la flotte plutôt que le métro au sec. Le commuting est parfait pour le métro : je peux tout mettre sur mon temps de transport, jusqu’à plus soif (je pourrais faire en gros 2h vélo / jour). En plus je suis un peu loin de l’approche qualitative en ce moment hélas. Plaisir raisonnable, ça serait déjà bien, en attendant de voir ce que j’ai au ménisque droit (je suis bon pour une IRM, la baisse de charge a presque fait disparaître la douleur, mais ça ne semble pas suffisant…). Et que veux tu, j’aime aller dehors, dans le noir, avec 3°C et la pluie. Faut surtout écouter son coeur 🙂

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