La paix

On se pose souvent la question de savoir pourquoi l’on court. La réponse est souvent pluriel, et bien sûr propre à chaque personne. Loin de moi l’idée de me lancer dans une explication complète (et un peu égocentrique) de mon cas personnel, mais en ces jours un peu sombres me revient souvent un instant, une de ces raisons qui font que oui, c’est beau et bien de courir, tout simplement.

Fin décembre donc, une journée un peu grise et couverte. Garé au fin fond de nulle part, pour monter vers mes petits sommets, seul, pas vraiment en forme mais bien content d’en baver un peu sous le vent et dans le froid. Après une longue montée vers le Puy de La Tourte au travers de la forêt, je commence ma descente vers le Puy Mary, un peu pressé par le temps, la lumière déclinant déjà. Le vent balaye les nuages, et parvient parfois à les ouvrir pour dévoiler le paysage. Il m’avait déjà fait ce cadeau au sommet de la Tourte, l’espace de quelques secondes. Et à nouveau, alors que je descends lentement sur le chemin, les nuages s’écartent pour montrer le Puy Mary. Je m’arrête de courir. Et le silence m’entoure, à tel point qu’inconsciemment, je m’arrête de respirer quelques secondes pour ne pas perturber la paix absolue de l’endroit avec ma respiration.

Capture de Puy de la Tourte - Puy Mary _ 29 décembre 2015

Rien que pour cet instant si court qui ne sera jamais plus, cette pause dans l’effort et la difficulté, ce moment où l’on peut se connecter pleinement à tout ce qui nous entoure et se sentir à sa place, en paix et en harmonie avec soi-même et le monde tout autour, simplement, je cours.

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