Pastourelle 2016 : abandonner, comprendre, apprendre, passer à autre chose

Oui zéro suspense cette année, tout est dans le titre. La Pastourelle 2016, c’est le premier DNF, et ça laisse évidemment un goût amer dans la bouche. Donc on va vite regarder pour comprendre, et on passe à autre chose.

En effet, le « c’était pas ma journée », très peu pour moi. J’apprends à courir tout seul, donc j’aime bien comprendre quand ça fonctionne et quand ça ne fonctionne pas. Sinon comment apprendre et progresser ? Je veux bien que tout ne soit pas une science exacte, mais c’est un peu facile de mettre ça sur le compte de l’alignement des planètes ou du sens du vent.

La course

Donc 2016, ça a été assez simple: 18km plutôt bons jusqu’au Falgoux, puis la berezina. 12km de plus pour voir si ça pouvait repartir, en vain. Donc autant dire que ça n’a pas été très plaisant, doux euphémisme… Pourtant, ça avait assez bien démarré : un beau soleil, un temps plaisant mais pas caniculaire. Des précautions contre la chaleur. Une nuit correcte. Même si les deux dernières semaines avaient été loin de l’idéal d’une fin de préparation, je m’imaginais assez reposé et capable d’encaisser 53km. Je pars donc en cherchant à gérer, sans pousser, en trottinant quand ça ne monte pas trop, en marchant quand ça se corse (càd rapidement, soyons clair), en me laissant bien descendre mais sans prendre de risques. J’avais annoncé ne pas me focaliser sur le chrono, et j’ai tenu parole : je n’ai regardé ma montre qu’au 18ème kilomètre… Et avant ça, je surveillais le cardio pour éviter le départ trop rapide de l’année dernière. Je pensais donc avoir plutôt bien géré mon premier tier, sans pour autant me sentir vraiment rapide. Mais après une préparation finalement assez correcte, je terminais cette première partie assez facile sans être vraiment entamé (encore heureux…). Avec la descente rallongée de la première édition et du soleil en plus, j’arrive plus vite au Falgoux que l’année dernière, avec un cardio mieux géré. Et au moins 15 minutes plus vite qu’en 2015. Bref, je marchais pas mal du tout !

Par contre, il faisait chaud au Falgoux, et je me suis mis à l’ombre pour le ravitaillement. J’ai pris un peu mon temps, puis repris la longue montée vers le Luchard vraiment sans forcer : en marche, avec les bâtons. J’avais bien bu jusque là, je m’étais un peu alimenté. Bref, du classique. Mais la montée a très vite tourné au gentil calvaire : aucune énergie. Des sensations très mauvaises. Je monte en randonneur ou presque. Mais des trous d’énergie, j’ai l’habitude, donc je ne m’imagine pas du tout faire demi tour. Je me dis que l’énergie va revenir avec la digestion des apports, même si je suis vraiment surpris de prendre un gros coup de fatigue au bout de 20km à peine. Ca ne m’est jamais arrivé. Je monte tout doucement, je fais des petites pauses, je bois. Mais rien. Je suis carbo complet. Autant vous dire que ça fout un sacré coup sur la tête. Des coups de moins bien, j’en ai connus en course. Mais si tôt, et surtout si long, jamais. Quand j’arrive en haut de la montée, je m’assois pour me reposer un peu, et surtout, je n’ai aucune envie de courir. Toujours à plat. Il reste 30 kilomètres, autant dire une éternité. Pour la première fois, j’envisage sérieusement l’abandon, même si je sais qu’il me faut soit faire demi tour et redescendre (de la merde oui, en croisant du monde, hors de question), soit aller jusqu’au Pas de Peyrol. Sûrement encore 7km… Sous le soleil, avec le moral dans les chaussettes, et zéro énergie.

Comme j’ai tendance à toujours vouloir espérer (comme pour mon état de forme depuis une semaine…), je choisis la seconde solution. Inutile d’en faire un roman, ça a été très très long, en marche seulement, sans jamais me sentir à nouveau « normal ». Et si je récupère la chef du T6B en chemin pour me remonter le moral, ça ne remonte pas le niveau physique. Pour moi le Pas de Peyrol est le terminus, sinon le calvaire va être très très long. Donc sitôt arrivé au ravito, je rends ma puce.

Les doutes

Puis arrive ce qui est évidemment la partie la plus difficile : s’asseoir comme un gland, et regarder passer les autres. Car invariablement, au bout de 20 minutes, on se sent quand même un peu mieux, et on cogite.

« Est-ce que j’aurais pu continuer ? »

« Et si c’était la tête qui avait lâché surtout ? »

Le plus dur c’est ça. Devoir gérer la possibilité qu’on ait lâché dans la tête et qu’on ait abandonné trop facilement. Faire des erreurs, j’assume, ça arrive régulièrement, et j’en retire toujours de l’expérience. Lâcher dans la tête, c’est autre chose, ça sonne comme un aveu de faiblesse. Ca travaille les méninges. Donc j’essaye d’analyser objectivement. Que physiquement ça ait complètement craqué à partir du 20ème, c’est un fait. Et ça ne revenait pas, contrairement à l’année dernière. Si ça avait été le premier coup de mou en course à pied… Mais non. Donc quelles que soient les raisons, je sais que j’ai pris un sacré coup de bambou. Maintenant, est-ce que ça pouvait repartir ? Je me disais toujours que les coups de mou, ça passe, il faut juste être patient et ne pas trop craquer dans la tête. J’avais vécu ça l’année dernière, ça repartait toujours. Mais là, sur environ 2h30, rien. Ce n’est pas un abandon au bout de 10 minutes de moins bien. Donc ça adoucit un peu le mal de tête…

Ensuite deux pistes : la mauvaise récupération du coup de fièvre du week-end précédent, et la déshydratation. J’ai tout de suite pensé à la première raison, évidemment. Etre à plat une semaine avant une course, c’est moyen. J’avais l’impression d’avoir récupéré, mais se sentir bien sans courir, assis au bureau, c’est une chose. Faire 53km dans la montagne, c’est autre chose. Surtout que la tête avait travaillé aussi du coup. Ca bouffe de l’énergie, de penser à sa récup, son orteil amoché, le tendon d’Achille… Donc même si je pensais être remis, la légère toux persistante montrait que ce n’était pas encore la très grande forme. Mais j’avais justement prévu de ne pas trop pousser…

L’autre piste est plus nouvelle. Je pars habillé très léger, je me couvre contre le soleil, je pense à boire régulièrement, mais les traces de sel sur le visage, les lunettes et le sac me laissent penser que j’ai perdu beaucoup beaucoup d’eau. Et le taux d’abandon paraît un peu plus haut cette année, avec une des seules journées de grand soleil depuis deux semaines. Admettons, mais je n’avais pas tant souffert que ça sous les chaleurs plus importantes de l’Ut4M l’été dernier, ou sur le Ventoux, ou il y a seulement deux semaines en Auvergne. Et après mon abandon, j’ai bu raisonnablement et pas comme un mort de soif. Y a-t-il parmi vous les victimes de déshydratation qui peuvent témoigner ? On reste à plat sans pouvoir récupérer ? Ca me fout les boules car si c’est la raison ou une des raisons, je ne l’ai pas trop vu venir ! J’avais chaud, soif, mais je buvais, je me protégeais, j’étais parti plus court vêtu que jamais, j’ai surveillé le cardio pour pas partir trop vite, bref, j’avais essayé de ne pas être trop con !

Maintenant, il n’y a peut-être pas qu’une seule raison mais un gentil cocktail. Le plus important reste de comprendre un minimum pour éviter que ça se répète… Et surtout de se dire qu’on n’a pas lâché trop vite, ce qui serait pour le coup bien plus difficile à accepter. Mais évidemment, une fois reposé, sans mal de jambes, on se dit invariablement qu’on a lâché trop facilement… C’est difficile sur le moment, c’est difficile juste après en regardant passer les autres (surtout que je suis au pied du Puy Mary, je les vois partir vers la montée, et redescendre, sacrée punition…), et c’est difficile quand on est reposé à la maison. D’où le bel article pour analyser un minimum tout ça ! (merci d’avance de lire cette petite psychanalyse sportive).

Bref. Laissons nous aller un petit peu, parce que oui, CA FAIT CHIER. BORDEL. PUTAIN. SHIT. FUCK. MERDE.

Bilan la préparation

Mais une course, ce n’est pas que le jour J, c’est les semaines précédentes, et pour le coup ça a été globalement bien positif :

Commençons par le moins bien. J’avais décidé de réduire un peu le volume pour éviter d’en faire trop, en enlevant les escaliers pour épargner mon genou, et en essayant de faire plus de qualité. Je ne saurai jamais si j’avais la caisse pour bien finir la course, ni si le genou aurait tenu. D’un autre côté, j’ai fait grosso modo le même D+ sans les séances d’escaliers, donc c’est plutôt pas mal. Concernant la qualité, il y en avait plus, mais on ne peut pas dire que je vais vraiment plus vite, surtout en montée… Je descends mieux je pense, mais l’automne et l’hiver très moyens ont laissé des traces. Une préparation c’est bien, mais il faut regarder les 6 mois avant la course aussi. Je rame en montée, j’ai quelques kilos de trop. Entre Chien et Loup l’avait bien montré, en 2016, je rame. A améliorer donc, même si les 18 premiers kilomètres de la course étaient vraiment pas mal au final. Pas aussi bien que prévu, mais je suis sur la bonne voie.

Au final en 11 semaines, ça fait 410km de course, 300km de VTT/vélo, 62h d’entraînement, 9000m de D+ course+vélo. Vu l’automne plus que moyen et le début d’hiver à peine mieux, c’est une belle remise en forme.

Au niveau variété et coins visités, c’était bien ! J’ai refait un tour à Fontainebleau (à la fois en solo sur les 25 bosses et en VTT en petit groupe), j’ai découvert Chevreuse et les Vaux de Cernay (supers coins pour faire du petit dénivelé), j’ai fait un super séjour en Auvergne avec Jaife, Elsa et Anthony, et j’ai adapté mon entraînement pour mieux optimiser les déplacements professionnels. J’ai besoin de variété, donc tout nouveau coin est un plaisir à découvrir. J’étais ravi de faire un séjour auvergnat complet au contraire de l’année dernière, avec trois belles sorties qui valent bien une course réussie franchement ! Vu la météo vraiment moyenne du printemps, avoir 3 belles journées de soleil consécutives a été un sacré cadeau.

Et en allant plus loin pour utiliser mon temps de transport pour m’entraîner, je m’ouvre des perspectives TRÈS intéressantes : jusqu’à présent, je faisais des trajets mi-métro mi-course de temps en temps (donc environ 6/7km et assez épisodiquement). Ou alors je mettais mon vélo dans la voiture pour faire du vélo en forêt, mais c’est pas hyper écolo, et ça demande de partir TRÈS tôt. A la place, en 2016, j’ai fait régulièrement sauter le métro pour remplacer par du vélo ou de la course. Ca fait presque 11km, donc une distance assez respectable en course, et je peux ajouter 9km de vélo de plus pour remplacer une portion du train. Bref, je peux faire une à deux heures de vélo ou course par jour sans nécessairement prendre sur mon temps libre (je vais même plus vite que le métro en vélo, et je peux attraper un train plus tôt en courant vers la gare le soir, donc j’arrive également plus tôt à la maison !). C’est un sacré avantage quand on peut avoir une vie de famille ou sociale assez remplie. Tout ceci est possible grâce à une logistique bien adaptée (le vélo me permet de prendre un grand sac avec des affaires de rechange et pour le retour en course à pied) et surtout des tendons qui m’autorisent à faire du bitume sans trop de souci. Ca aussi, c’est une évolution très bénéfique. J’ai renforcé mes mollets et tendons, je peux donc choisir entre bitume et trail à loisir. Tout ceci ouvre de nouvelles perspectives en matière de volume d’entraînement sans trop taper dans les week ends. Et une fois qu’on commence à remplacer les trajets en métro par du sport, difficile de revenir en arrière ! Je m’ennnnnuie dans le métro ! C’est chiant ! Et pas reposant du tout. Reste à acheter un peu d’éclairage pour l’hiver pour le vélo, mais c’est une évolution très intéressante des possibilités d’entraînement ! L’an dernier j’avais déjà développé le vélo et le bi-journalier, cette année je vais encore plus loin dans l’optimisation de mon emploi du temps. C’est finalement plus important qu’un chrono sur une course.

Et maintenant ?

Ben maintenant, être plus raisonnable : soigner les bobos (l’orteil n’a tout de même pas hyper apprécié les 30kms du Samedi…), ne pas chercher trop vite une course de remplacement pour soigner son ego blessé, faire plein de vélo pour réduire le métro au strict minimum, et reprendre progressivement son entraînement dans la joie et la bonne humeur (j’ai déjà bien envie de retourner à Chevreuse et aux Vaux de Cernay moi…). Arrêter de se lancer sur un 50km (distance qui se respecte un minimum) quand quelques jours avant on est fiévreux, courbaturé et fatigué. Une course n’est qu’une étape. La faire sauter n’a rien de bien méchant, ça permet de rebondir plus vite je pense. Il est toujours rageant de faire 3 mois de préparation pour ne pas y aller, mais vu le léger mal de tête aujourd’hui, je devrais apprendre à dire non peut-être. Des courses, il y en a tous les week-ends. La Pastourelle n’est pas la course d’une vie. Aucune ne l’a été. J’aurais pu remplacer par une autre deux ou trois semaines après.

Ensuite, il faut que je gère mieux la chaleur sûrement !

Bref, il faut tourner la page, et peut-être revenir l’année prochaine pour se re-re-venger. Même si je commence à avoir envie de nouvelles courses quand même, je peux aller dans le Cantal quand je veux après tout.

Allez un dernier pour la route : BORDEL DE MERDE FAIT CHIER SA MERE SA RACE DE BORDEL A CUL BITE.

Next.

24 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Bonjour,

    Ça fait des semaines, ou plutôt des mois, que je lis ton blog, silencieux certes, mais je lis… je me souviens même avoir trouvé celui-ci à l’époque où je cherchais des infos sur les vêtements Ashmei pour lequel tu avais écrit un billet ! Donc ça date déjà un peu.

    Si je n’ai laissé aucun commentaire jusqu’ici, il est temps, à l’occasion de cette Pastourelle 2016, et puisque j’ai suivi ta prépa semaine après semaine, de rebondir sur ce billet post-Pastourelle 🙂

    J’étais donc de ces chanceux samedi matin. Tout d’abord parlons de cette météo : oui il faisait vraiment bon, il y avait un joli ptit vent bien agréable, tellement agréable que je ne suis pas certain de m’être assez hydraté (traces de sel étranges, j’en vois rarement autant). Bref il faisait chaud, et ça ne se ressentait pas tellement. Remarque en étant persuadé qu’il y avait un ravitaillement en eau entre le 19ème et le 32ème, j’ai largement eu de quoi tirer la langue, quel imbécile. Donc oui tu n’est pas le seul à avoir pris cher sur la température. Et puis il faut dire que durant ces dernières semaines nous n’avons pas eu une météo similaire à l’entrainement, du moins pas en Limousin 🙂

    Concernant ta prépa, je me suis souvent rassuré en me disant que chez les autres aussi parfois tout ne se déroulait pas comme on le souhaite, il y a des facteurs plus ou moins favorables, on fait ce qu’on peut. Malgré tout la prépa est là, plus ou moins pointue, studieuse, mais elle est là avec comme tu le soulignes finalement pas mal de variété et de quoi aborder la course avec une certitude : en chier quoi qu’il arrive, mais passer la ligne d’arrivée (ce qui dans mon cas reste l’objectif). C’est marrant en pensant à cette ligne d’arrivée je me souviens très bien ton compte rendu de ta Pastourelle 2015, qui n’avait pas été très très simple il me semble, et j’ai pensé à toi samedi à plusieurs reprises, et notamment à ce compte rendu !

    Alors, c’est quoi le problème dans ton cas ? Hahaha comme si j’allais asséner une vérité ! Comme tu le dis ça a été globalement bien positif cette préparation. Même si ce n’est pas que le jour J la course, malheureusement il compte beaucoup le jour J. Quand ça ne veut pas ça ne veut pas. Et ça c’est en dehors de toute prépa ! J’ai rarement abandonné mais je mem souviens de ce petit 20km vers chez moi où tout allez super bien, du moins les 5 premières bornes et puis d’un coup plus rien, machine grippée, plus rien, le vide et là j’aurais pu écrire ton billet mot à mot. Ou encore ce 30km, pas bien gros non plus sur lequel il m’est arrivé la même chose… Quand ça ne veut pas ça ne veut pas, non ? Sur cette Pastourelle je suis venu pour une grosse rando-course (qui a duré 9h du coup entre photos, glande, saucisson, marche, photos et papotage avec mon pote de rando du jour) et j’ai eu plus de chance, ça voulait bien !

    Putain chier merde bite cul, vivement les prochaines !

    • Ah ah ah. Bravo d’avoir fini déjà ! Et j’ai discuté avec un Jérémy je crois (ma mémoire des prénoms…). Dans la montée alors le Falgoux il me semble. Il courait avec un pote je crois. Ou alors c’est celui qui vomissait son gel au Luchard ?? J’ai du mal à me souvenir. Ça serait drôle que ça soit toi 😉 (enfin, pas le gars qui vomissait …)

      • Possible en effet après le ravito du Falgoux ! J’étais tout en noir, pas bien grand, et je courais en effet avec un pote. C’est possible ! Pas de vomis pour moi 😉

          • C’est bien moi, Thomas St. Giron en 4h44′ l’année dernière ! Et le pote plutôt en blanc, et nous avions tous les deux des Salomon rouges aux pieds 🙂 Le monde est petit alors ! Je me souviens en effet de cette conversation mais j’ai beaucoup de peine à la remettre dans un contexte, aussi sur le moment que sur la personne 🙁 Pourtant j’étais franchement en bon état encore !

          • Ah ah ah et moi, j’avais entendu « 2h44 », je me disais « 2h44 pour aller où ?? ». J’étais pas bien frais donc, c’était mes derniers moments à me sentir correctement. C’est vous qui m’avez filé le mal !!! 😉 Donc voilà, on s’est croisé, le monde est petit !

  2. Ah merde. Désolé pour toi!!!
    Je vois que tu as quand-même déjà quelques perspectives d’évolution notamment avec ton trajet de taf.
    Le principal après un abandon (j’ai malheureusement un peu d’expérience) est de se fixer tout de suite de nouveaux objectifs (pas forcément de course, tu parles d’une nouvelle organisation..) pour ne pas ruminer pendant des siècles. Mais choisir un nouvel objectif pour se venger ou se re-venger peut conduire à d’autres erreurs…
    Bon courage pour la suite en tout cas

    • Oui je vois peut-être ce que tu veux dire par d’autres erreurs. Je ne compte pas me remettre un objectif à très court terme juste pour soigner mon ego. Mon prochain objectif reste les 6 Burons en Septembre. Entre temps je continue de me remettre bien en forme, pas de craquage 😉 une ou deux courses intermédiaires mi distances peut-être, mais ça sera tout.

  3. Boooon alooors, qu’est ce que t’as foutu merde ?! Hein ? (Ça c’est ma petite vengeance pour le marathon de Caen. Je t’ai déjà dit que j’étais rancunière ?! Hihihi)
    Ça ressemble quand même à un petit souci avec l’eau, non ? Au delà du fait qu’il faisait plus ou moins chaud, c’est surtout que ton corps n’était sans doute pas du tout réhabitué à la chaleur. J’veux dire, les mêmes conditions en août ça passait à l’aise mais là, après la météo parisienne toute nase, ça fait petit choc thermique. Bref, en vrai c’est pas grave hein. Tu as déjà appris de ta mésaventure, c’est tout ce qui compte.

    • Ah tu me rates pas ! Mauvaise va !!! 😛 c’est de bonne guerre cela dit. La chaleur, un peu oui, mais je ne pense pas que ça soit tout. Sinon une fois sur le plateau où il faisait meilleur (j’ai même remis mon coupe vent…), j’aurais récupéré. Et j’ai déjà été un peu déshydraté par le passé, ça faisait pas comme ça. Je pense que c’est un cocktail sympa, je serai plus prudent la fois prochaine c’est sûr ! 😠

  4. Perso, ca sent le coup de moins bien de ta crève de la semaine d’avant… surtout si t’as ajouté une infection au pied et du stress. Ca pompe bcp du jus tout ça ! Et 50 bornes, ça n’est pas rien… C’est pas un 20 bornes des familles… ça demande de solliciter à 100% ses ressources. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ce genre de situation l’année dernière au T6B sur le 20k. Je dormais très mal à l’époque et j’étais vraiment rincé, même si je ne me rendais pas autant compte. Au début de la course, j’étais bien, même plutot en forme et puis d’un coup plus de jus… mais plus rien… On/Off ! Pourtant, les jambes étaient ok. Mais je n’arrivais plus à courir. Mon cardio s’envolait à 10kmh sur le plat. J’avais juste envie de me jeter dans le talus pour dormir ou mourir. Je ne comprenais rien. J’étais si loin de ce que j’étais capable. Un jour sans comme on dit… Quand y’a plus de jus, y’a plus de jus et pas grand chose à faire…
    Du repos, une bonne récup, un nouvel objectif à planifier et ça va repartir comme en 40 et tu pourras capitaliser sur ta prépa. Rien n’est perdu. Ce n’est que remis à plus tard ! Et au final, le stage auvergnat était quand même un sacré caviar qui vaut bien une belle course si ce n’est plus !!! 🙂 A+ Balou ! By the way, bel esprit ! T’as gagné en maturité depuis que t’es vété… heu, Master 😉 A+

    • La maturité, ça sera quand je dirai non à une course plutôt que d’y aller dans de mauvaises conditions. Mais tout « master » que je suis, je reste un peu vert, c’est en prenant des claques qu’on comprend mieux les conditions à respecter ! Et t’as raison, le stage auvergnat valait bien toutes les courses du monde 😉

  5. La betterave, c’est sûrement elle la responsable ! Plus sûrement, les restes de ton virus car si les symptômes disparaissent, le corps doit mettre du temps à refaire son système immunitaire. Et si tu ajoutes à cela de la déshydrations et un corps mal acclimaté à la chaleur ==> coup de calgon. Et puis comme, de toute évidence, tu te montes pas mal le bourrichon avec ce trail du Cantal, la psychologie doit sans doute aussi jouer et de l’équilibre au déséquilibre sur ce genre de distance, on passe vite de l’un à l’autre. Allez, comme tu dis, passe vite à autre chose. Comme tu as l’acquis de l’endurance, peut-être te relancer sur des trails courts pour retrouver de la vitesse… et du moral. Ce qui compte, c’est le chemin, pas l’arrivée…
    Bonne tape dans le dos compatissante.
    LL

    • Analyse assez pertinente je pense ! Ton « tu te montes pas mal le bourrichon » est très juste. Une pression positive c’est bien, mais quand ça verse dans le négatif, c’est autre chose. Même si je voulais « gérer » comme j’ai dit, j’ai pas vraiment géré avec une grande prudence (en témoignent mes temps de passage plus rapide que l’année dernière !). Très bonne leçon en tout cas, ça sera sûrement très bénéfique dans le futur. Et en effet, le chemin est plus important que l’arrivée. Une course, c’est une petite ligne sur un très long chemin. Ce n’est jamais la fin de rien. C’est juste un petit pas.

  6. Salut,

    pour moi, comme tu l’indiques, différentes causes :

    1) le virus ou la maladie

    Qui te fatigue durablement l’organisme qui lutte contre l’ennemi … dans le cadre de la fièvre, il peut également y avoir de la déshydratation => Résultat : même quand la période aiguë est terminée, il reste des traces (fatigue par ex.) qui peuvent être un peu plus longues à être complètement résorbées … Du coup, tu te sens bien sauf que l’organisme est en fait fatigué => tu tiens une partie de la course car tu as l’entrainement pour, mais l’organisme n’a plus de réserve et s’épuise plus rapidement que prévu…
    Peut être que quelques jours de plus auraient suffi a récupérer pleinement tes capacités …

    2) as tu changé quelque chose dans ton alimentation des derniers jours, le matin même ? quid de tes boissons ? eau simple ou boisson d’effort ? et dans ce dernier cas, même dosage ? peut être la piste d’une hypoglycémie réactionnelle dans un contexte de fatigue ?

    3) au moins, toi tu as un contexte ! ci-dessous, mon plus beau DNF (sur 2 enregistrés) …..

    peut être que tu te retrouveras dans certaines causes, à toi de voir !

    Contexte : tentative de PR sur un 10, 5 semaines après un marathon et 2 semaines après Marseille-Cassis … (oui, je sais, rien qu’en l’écrivant, ca parait très con et pourtant dans le contexte, ça me paraissait très jouable …)

    1 ère erreur : Objectif non intégré mentalement .. ( C’est comme si l’objectif que j’avais fixé était un objectif bas et que de l’atteindre aurait été comme une sorte d’échec alors que je n’avais jamais couru à cette allure… Bref, je n’ai pas intégré que l’objectif assigné était MON OBJECTIF !)

    2eme erreur : Se voir trop beau (parce que je me suis vu trop beau, enfin, plutôt trop rapide)
    3eme erreur : Peu de travail spécifique (pas mal axé sur AS42 et AS21, peu de VMA et d’AS10 sur les semaines précédentes)
    4eme erreur : un placement sur la ligne pas judicieux
    5eme erreur : une alimentation pré course non adaptée

    • La cause 1, je prends oui. Trois jours de fièvre en gros, et à peine 4 jours de repos (avec un long trajet en voiture…), ça le fait pas, soyons pas con. Ca le fait pour un 15 ou un 20 bornes. Un peu d’humilité ne fait pas de mal !

      La cause 2, non, tout était connu, du simple, et une hypo, je l’aurais réglé avec ce que j’ai mangé / bu. J’en ai déjà eu, je sais que ça passe. Là le trou a été long long long long 🙂

      J’aime bien ton exemple, ça montre bien le genre d’erreurs qu’on peut faire et qui font doucement rigoler APRES. Comme quoi, la tête sert pas mal en course 😉

  7. Hello! L’hypothèse de la déshydratation me semble plausible, c’est en tout cas l’explication qu’on a retenue pour des symptômes (en partie) similaires ressentis par mon ami début mai, lors d’un des premiers jours de grand beau à Paris: sentiment d’être vidé, à plat, soif, et beaucoup, beaucoup de temps pour récupérer. Après coup, il a aussi réalisé qu’il avait très peu uriné avant la course, ce qui nous semble être un indice concordant… bonne continuation!

    • Bon, sans dire de vous faire un rapport complet sur mes pauses pipi, je pense qu’à ce niveau j’étais plutôt bien hydraté, les toilettes à Salers m’ont vu passer plusieurs fois, et je me rappelle avoir fait ma pause habituelle au Col de Neyronne 🙂 La récupération non complète de mon week end précédent me semble le facteur principal. Surtout que j’ai finalement peu bu après mon coup de calgon.

      C’est cool la course à pied quand même, on peut parler du pipi de son copain sur internet, je trouve ça sympa 😛

  8. Oui François, çà fait chier mais, en jetant l’éponge, t’as sans doute évité de creuser le fond du puits dans lequel t’étais tombé. Tu pourras remonter à la surface plus vite maintenant !

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