Préparation Pastourelle S10 : vengeaaaaaance !

Oui il faut bien l’avouer, j’ai un petit côté rancunier. Limite têtu tendance borné. Quand je foire un truc, j’aime bien y retourner et faire mieux. Pas nécessairement parfaitement, mais au moins sentir que j’ai appris de mes conneries. Donc la S10 2016 devait être différente de la S10/11 2015.

2015, c’était un programme de 3 sorties d’environ 20km avec 1000m de D+. C’était ambitieux, sûrement un peu trop, et en arrivant avec un bobo au pied, et surtout un coup de froid pas vraiment assez soigné, ça n’a pas fait long feu : malade après la première sortie, game over pour la suite. Donc en 2016, on essaye d’être moins con : on ne choppe pas froid juste avant, on réduit un peu le programme, et on essaye de bien finir sa préparation.

Au menu, du plus compact, avec 3 sorties + 1 bonus. Le bonus étant un petit barbecue au Sancy le soir de l’arrivée sur le terrain du drame, l’Auvergne, bien sûr ! Mais neige aidant, la montée vers le Sancy s’annonce impossible, ou du moins partielle. On se rabat donc sur le lac Pavin pour avoir un point de vue plus sympa, donc sans rando/course.

Le Mercredi, on attaque les choses sérieuses, une reconnaissance du T6B 2016, avec le nouveau parcours sensé remplacer une bonne partie du bitume. Donc une bonne montée vers le plateau du Limon, passage au Niermont, et arrivée au Col de Serre. Bon, j’avais une trace qui ne partait pas vraiment du bas de la vallée. Donc au dernier moment, on rallonge. Autant voir toute la nouvelle section non ? Certes, le chemin n’est pas toujours hyper praticable, mais ça passe. Et surtout, plus de bitume, ça fait plaisir ! Une longue montée, pas difficile, avec une belle vue sur la vallée, le Puy Mary et la Tourte (miam la tourte au Cantal !) sous la neige. Puis on retrouve le parcours 2015, pour arriver sur le plateau, et monter au Niermont. Du doux, du progressif, du tranquille, sous un beau soleil. La descente permet de lâcher un peu les jambes. 18km, 890m de D+, en 3h05 tout de même.

Niermont

Le lendemain, on change de vallée pour un parcours différent : du plus rocailleux, plus aérien. Mais surtout plus neigeux. Le parcours reprend le dernier tiers de la Pastourelle grosso modo : du col du Redondet jusqu’à Saint Paul de Salers. Du yoyo au début si ma mémoire des deux dernières éditions est bonne, puis une longue descente. J’ai justement besoin de rafraîchir une mémoire rendue défaillante par la fatigue. La neige n’aide pas à suivre le vrai parcours cela dit, et il faut souvent adapter. Surtout que je suis peu à l’aise sur de la neige en dévers. Peu de passages difficiles cela dit, mais mon petit vertige parvient tout de même à rendre certaines parties moins plaisantes. C’est une bonne révision cela dit, avec des écarts qui ajoutent un peu de difficulté mais avec du plaisir (notamment un passage aux ruines des burons d’Enfloquet !). Et la descente permet de se faire bien plaisir en courant enfin à très bon rythme. 17km, 600m de D+ et 1340m de D-. 3h18, une autre sortie assez conséquente, à petite allure mais qui permet de bien travailler plusieurs aspects. Ca le fait !

Enfin le Vendredi, on termine le séjour avec un autre type de relief, la chaîne des Puys. Au menu un petit circuit sur les trois plus beaux puys, ou peu s’en faut : le Pariou, le Puy de Côme et le Puy de Dôme. Un circuit déjà emprunté en solo en 2014. On remet donc le couvert, sous le soleil cette fois. Les jambes vont assez bien, mais les montées sont un peu rudes. Surtout le Puy de Côme, assez brutal et qui laisse des traces. La chaleur termine le travail sur le Puy de Dôme, j’en chie pour être clair. Bonne explosion, et pourtant je montais pas vite. Mais sur la descente, les jambes tiennent bien, et je peux finir certes un peu marqué par le soleil et les trois jours de sortie, mais globalement en bonne forme. Ca ajoute 20km, 1000m de D+, en 3h20 (on a fait quelques pauses et rallongé une lichette, j’avais fini en moins de 3h il y a deux ans).

Au final, on a eu un super beau temps, des températures globalement clémentes, de belles sorties sur des terrains variés, quoi demander de plus ? J’ai un peu l’impression de me traîner, mais on ne compense pas une année 2015 globalement lente et un automne / hiver un peu pourri par quelques semaines de remise en forme. Au moins le corps tient bien, à défaut d’avoir le cœur pour emmener tout ça à bonne allure. Avec 2 ou 3 kilos de moins, ça devrait être très correct pour cavaler sur une cinquantaine de kilomètres cela dit ! Le reste de la semaine a été consacré à ne pas faire grand chose en terme de course ou vélo, la faute à un emploi du temps bien rempli et des jambes qui demandent moins de chocs à deux semaines de l’échéance.

  • 3 sorties, 9h43 à petite allure pour 55km
  • 2500m de D+, c’est bien !
  • du travail technique en descente et d’appui sur le terrain cantalou, c’est bien aussi
  • pas de gros coup de fatigue, pas de bobo notable, c’est très bien aussi
  • nouvelles tentatives de photorun avec mon A6000 vu la météo, ça se fait assez bien (voir les futurs articles)

Reste maintenant à réduire la voilure pour arriver frais et motivé le 21 mai !

PS : vous remarquerez que, avec la retenue qui l’honore, l’auteur a complètement omis de parler des petits problèmes gastriques de Jean François ayant pourtant conduit à des trajets assez difficiles. La truffade peut-être ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *