Prépa Pastourelle à mi-parcours : alerte rouge, tout va bien !

Ça y est, la S6 est passée, on est officiellement à mi parcours. Quel bilan en dresser ? C’est mieux que les années précédentes ?

Les précédents

Bon déjà, il a deux ans, il n’y avait pas de préparation pré semaine 6, il n’y a eu QUE 6 semaines de préparation. Et sans vraie expérience de trail. Autant dire que c’était un peu couillu, et évidemment ça a été difficile le jour J. L’an dernier, c’était un peu l’excès inverse : trop d’entrainement et surtout une mauvaise protection ENTRE les entraînements. Et comme vous le savez, l’entraînement ne rend pas plus fort à court terme, il rend plus faible. D’où la nécessité de faire attention, ce qui n’a pas été le cas en 2015. Résultat : punition. Malade, chute de forme. Course réussie, mais en deçà du potentiel promis par l’entrainement et avec surtout un mental dans le dur.

Donc autant être clair, de très bonne préparation à la Pastourelle et de très très bonne course, il n’y a pas encore eu. Sans dire de vouloir la perfection, faire mieux et bien serait un accomplissement. L’idée est tout de même d’apprendre et progresser. Ce qui peut et passe souvent par un meilleur chrono, mais il n’y a pas que ça. Déjà parce qu’en trail les conditions ou le parcours peuvent changer d’une année sur l’autre. Mais aussi et surtout parce que l’essentiel est ailleurs.

La base de départ 2016

À l’automne, période prévue pour faire de la vitesse et avoir une base de départ meilleure avant de faire la prépa « petit ultra », il y a surtout eu du bon n’importe quoi, un laisser aller sur la bouffe et surtout une volonté de s’entraîner en étant à moitié malade. Donc cf plus haut, entrainement = affaiblissement, et sur un corps en légère faiblesse, ça ne passe pas.

Donc parlons chiffres. Octobre, 12h d’entraînement, dont seulement 4h en course, après une blessure à un mollet. Pas de travail d’intensité, on se trimballe une vieille crève. L’indicateur de perf de Suunto (une évaluation de la Vo2Max tout simplement) donne un magnifique 50. Pendant le mois d’août, j’oscillais entre 53 et 54 grosso modo, avec un bon volume pour préparer l’Ut4M et le T6B. En ligne avec ce que ma Garmin m’avait donné à l’époque où j’avais une 620… Donc en octobre, la chute était sensible. Novembre, pas mieux. 6h d’entraînement. Deux semaines d’arrêt complet. Vo2max à 50/51. Décembre, 12h, on s’y remet, Vo2max à 52 environ. Janvier, 8h avec une motivation de merde, mais la Vo2Max remonte à 53 environ.

Bref, l’automne a été le témoin d’une vraie baisse de forme. Mais au moins le retour à un entrainement un peu plus sérieux en février (12h) avec une nutrition plus équilibrée a remis dans le droit chemin. Évidemment, j’espérais arriver en début de prépa avec un autre état de forme.

L’essentiel

Mais au final, on s’en fout. Le chrono finale de la course, on s’en fout un peu aussi. Qui s’en souviendra dans quelques années ? Vous sûrement pas. Moi, pas sûr. Gérer la situation du moment, arriver à remettre les choses en place, en se souvenant des erreurs des années précédentes et en sentant qu’on va le refaire, mieux, bien, avec motivation et confiance, c’est tout ce qui compte.

Donc je ne sais pas si en mai je vais taper un meilleur chrono et classement. Évidemment, j’y crois. Mais tout autant que faire une bonne course accomplie, c’est aussi les sensations de la prépa et le plaisir de se sentir de mieux en mieux, de se construire pour son objectif qui compte. Savoir qu’on comprend ce qui se passe, qu’on arrive à l’organiser, à apprendre de soi même et des autres, c’est la vraie beauté de la chose. Après, que ça soit appliqué à la Pastourelle ou une autre chose, on s’en fout (mais bon, le Cantal, c’est bon, mangez-en). Que ça soit appliqué à la course à pied ou un autre sport, on s’en fout aussi. Ou même à une autre activité qu’un sport, on s’en fout aussi.

Maintenant, cela dit, il y a quand même un vrai kif à aller sur cette très belle course. Il y a une vraie volonté de faire mieux que l’année dernière en classement et chrono (à parcours égal). L’état de forme du départ n’est pas celui rêvé, mais la Vo2Max remonte à 55/56. Les sensations sont bonnes, les bobos des années précédentes semblent absents ou bien moindres. Le poids est à travailler un peu, c’est en cours. La motivation est de retour en haut de l’échelle. Donc l’état d’esprit est bon, tant mieux si cela peut se traduire avec de bons chiffres, mais c’est un bonus. Le plaisir du chemin parcouru est le plus important, plus que la hauteur des points de départ et d’arrivée. L’important est de grimper et de savoir grimper.

On remonte doucement la pente

On remonte doucement la pente

Mais mais mais…

Alors pourquoi ce titre « alerte rouge » ? C’est justement quand les choses vont bien qu’il faut rester prudent. L’année dernière j’augmentais la charge facilement. Je rajoutais des sorties, jusqu’à un mois d’avril record avec du repos seulement les lundis. Tous les autres jours, je sortais, parfois deux fois. J’avais l’impression d’être dans la forme de la vie. C’était presque comme un jeu vidéo. Courir plus vite ? Ok, j’appuie, ça accélère, mal nulle part. Nouvelle partie ? On y va, jauge d’énergie au maximum. Mais ce n’est pas parce qu’on se sent très bien à petite allure qu’on est invincible. La charge fatigue le corps et ses défenses. Donc entre les microbes et les blessures, prudence. Pas de surenchère. Protection maximale entre les entraînements, écoute des petits bobos qui pourraient devenir des gros, et récupération soignée. Faire bien plutôt que de se dire qu’on pourrait faire plus. J’espère ainsi éviter l’écueil de l’année dernière.

Et il y a un vrai sentiment de revanche à prendre avec soi même par rapport à l’année dernière, c’est une évidence. Que ça soit sur la prépa ou la course en elle même. Donc amenez moi les semaines 7 à 12 maintenant ! Qu’on voit un peu qui est le patron. Mais à ma main.

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