Préparation Pastourelle S5 : enfin !

Oui, ça commence à se sentir les effets de la préparation et le retour à un entrainement sérieux. Ça fait du bien p….. ! (attention, article plein d’une certaine auto-satisfaction qui ne se traduit pour autant absolument pas par des performances exceptionnelles, soyez prévenu). 
La semaine n’est pourtant pas fantastique au niveau des chiffres. C’est un volume tout à fait correct, mais ça manque de D+ et d’intensité. Les chiffres ne disent pas tout cependant. Allez, on les donne quand même :

  • 5h d’entraînement dont 4h20 de course
  • 44km de trail / bitume + 13km de vélo
  • 630m de D+, c’est léger
  • 39 minutes en zone cardio 4+5, léger aussi, même si 1h54 en zone 3 montre qu’on a un peu travaillé

Préparation Pastourelle 2016 S5

Semaine réorganisée

Non, le principal ici, c’est qu’en terme de sensations et de tenue à l’effort, c’est très satisfaisant. La semaine a été construite autour des deux jours de salon du running qui chamboulent bien le planning. Deux jours à piétiner debout pendant presque 10h, on sait bien que ça fatigue un peu. Donc déjà en début de semaine, on s’envoie deux fois 1h ( forêt + le nouveau « Die métro, die ! » sur bitume), puis le vendredi, on tente le retour du salon en courant. Avec des jambes un peu douloureuses de la journée, je dois avouer que j’étais content d’avoir ma carte de transport pour écourter la course prévue si les jambes avaient été vraiment cassées. Mais au final, les dieux du running devaient être avec moi, la plupart des feux (de circulation hein, au sens littéral du terme) étaient au vert, et les jambes allaient nettement mieux en mouvement qu’en statique. Déjà le Mercredi pour le remplacement du métro, je me sentais à l’aise. Mais là c’était encore mieux, en tenant grosso modo un 12km/h sur les maréchaux. Peu importe la vitesse exacte cela dit. Autre grosse satisfaction, les tendons d’Achille encaissent bien mieux le bitume. L’année dernière la préparation l’avait écarté au maximum. Cette année, pouvoir en refaire permet d’optimiser son emploi du temps avec des courses « Run taf ».

Le lendemain matin, le retour au salon se fait sur le nouveau VTT avec ses pneus rando, histoire de faire un peu de cardio tranquille, et le dimanche, on se finit avec une sortie longue typée montée/descente à Vincennes. Rien de très intense, mais la fatigue de la semaine se faisait sentir. Les jambes commencent enfin à être un peu douloureuses après une douzaine de montées / descentes de la butte de Vincennes. On pousse à 1h30 pour faire le volume avec 430m de D+, histoire de.

Sensations

Le plus important est que je me sente bien en courant, avec des jambes qui marquent très peu, des articulations qui me laissent tranquille et des sensations de relative facilité qui manquaient depuis quelques mois. Les sorties bitume permettent de se faire des séances à rythme plus sympa, en sentant bien sa foulée, en aisance. Les jambes répondent bien, le rythme reste bon dans les petites montées sans attaquer les cuisses, et on peut facilement accélérer ou ralentir à loisir. Bref, rien de fabuleux au niveau des chiffres, mais le principal est dans les sensations. On sent l’énergie qui revient, la forme qui se retrouve après avoir ajouté du sommeil et réduit les viennoiseries et autres gros excès (notez le « gros », ça ne veut pas dire que je suis dans la rigueur excessive, faut savoir se faire aussi un peu plaisir…).

L’envie est aussi là, et sans envie, une préparation n’existe pas. J’aime regarder ma semaine à l’avance, essayer de voir où caser les entraînements avec toutes les astuces possibles et imaginables, improviser du D+ via des escaliers ou la misérable butte de Vincennes sur laquelle je n’hésite pas à faire le yoyo infernal, et soigner la récup pour éviter le bête coup de fatigue. Quand la tête est prête à faire tout ça avec plaisir, c’est bon signe.

Tout ceci donne confiance pour en ajouter progressivement, même s’il faut avoir conscience que le travail de vrai D+ et le cardio sérieux manquent un peu à l’appel. Rien de tout ceci ne garantit de faire péter un bon temps à la Pastourelle, je n’ai toujours pas de VMA ni de gros entraînement de D+ après tout. Mais l’altitude du sommet atteint est moins importante que le plaisir de grimper. Les bases sont tout de même là, et c’est bien le kif d’une préparation : sentir que les choses se mettent en place doucement, que les jambes sont là, qu’on commence à pouvoir enchaîner sans finir crevé ou avec des tendons qui couinent le lendemain matin. Bref, qu’on grimpe à sa main. J’en avais bien besoin après cet automne / hiver un peu pourri à divers niveaux.

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'une *.