Préparation Pastourelle 2016 : S1 & S2

Ayé, c’est parti, on arrête d’annuler les entraînements pour un rien et de s’enfiler des quantités honteuses de chaussons aux pommes et autres pains au chocolat. Il faudra être digne fin mai dans le Cantal, pour tenter de dompter le petit aller retour au Puy Mary. On commence doucement, bien évidemment.

S1

Après des mois de Janvier et Février assez limités en terme de volume (80 à 100km de course à pied), il ne s’agit pas de partir comme une balle avec 6 entraînements / semaine et 80km. On débute donc par une S1 bien dans les clous du plan : 3h à 3h30 d’entraînement, en essayant de faire de ci de là un peu de vitesse.

  • 3h30 en 5 petites sorties, pour 39km de trail/bitume
  • peu de D+, un petit 250m
  • quelques accélérations lors de deux sorties, c’est pas encore le Pérou, mais il y a un petit effort
  • le cardio est enfin raisonnable après les excès de l’automne

Donc pas de vraie sortie longue, mais une multiplication des petites sorties en changeant un peu de rythme et de terrain. Le principal reste que les sensations sont bonnes, pas de bobo à déplorer, et le cardio est presque bon. Bref, une base de départ qui fait plaisir, avec une vraie envie d’aller courir !

S2

On augmente le volume en S2, en essayant d’être raisonnable. Donc deux sorties d’endurance tranquille, un petit trajet gare / bureau à plus vive allure pour ne pas arriver en retard (difficile vu l’état des chemins en forêt…), puis enfin une VRAIE sortie de trail dans le Cantal. C’est déjà nettement plus sympa comme semaine, avec les chiffres :

  • 4h20 pour 41km de course
  • 730m de D+, c’est déjà plus significatif
  • 49% en zone cardiaque 3, 28% en zone 4, c’est plus que correct, limite trop

Le retour au delà des 20km

Oui, mine de rien, ça faisait longtemps ! Ça faisait depuis… fiouuu… les 6 Burons en Septembre ! Ouch. Il y a bien eu une sortie trail de 2h45 en décembre, mais niveau kilométrage, on a fait dans la petite sortie. La sortie du Samedi sur le futur nouveau tracé du Trail de la Gentiane 2016 a donc permis de se remettre dans le VRAI bain du trail.

En Mars, c’est pas hyper roulant les sentiers du Cantal. C’est même franchement pas cool par endroits. Le parcours 2015 était très roulant, sauf la descente du bois de Roussillou, et deux trois petits passages plus pentus ou techniques. La nouvelle version enlève pas mal de bitume et de piste très roulante, pour remplacer par un profil qui monte certes moins haut, mais qui fait plus le yoyo. Déjà que l’envie d’y aller en milieu d’après midi après une semaine un peu fatigante + la route + un déjeuner sûrement un peu trop chargé était vacillante… Mais il est temps de s’y remettre.

Bois de Roussillou

Le départ et la rapide montée en cardio l’ont confirmé, ça n’allait pas être une partie de plaisir. La première descente tourne vite à la petite galère où il faut surveiller chaque appui : des tonnes de feuilles, de l’eau, de la terre, des cailloux, on essaye de courir quand c’est possible, sans chercher à se faire une cheville (le souvenir de la mésaventure de Jaife est là…). Le premier ruisseau à traverser permet évidemment de glisser sur un rocher et de se mouiller les deux pieds intégralement. Au moins, ça c’est fait.

Descente bois de Roussillou

Descente bois de Roussillou

 

En bas de la vallée, on suit le parcours 2015 jusqu’à la ferme de la Rodde. Ca sera grosso modo la seule partie commune avec l’année dernière avec la fin de course, puisqu’au lieu de suivre la vallée pour remonter sur Apchon, on tourne à gauche pour attaquer l’autre versant de la vallée. A nouveau un ruisseau à traverser, à nouveau les pieds dans l’eau. Mais les Peregrine 6 sont vraiment taillées pour ce terrain : super accroche, amorti assez ferme donc bonnes sensations de contact, bonne capacité à évacuer l’eau. Le chemin suit la vallée, on retrouve du single plutôt roulant mais bien typé « Cantalou », donc demandant de l’attention, entre les cailloux et la boue.

 

Single Cantalou

Single Cantalou

Passage à Terou où se trouvera l’unique ravitaillement, puis montée pas franchement difficile mais qu’on fait en marche rapide vers le haut de la vallée. J’essaye de suivre les conseils de Fred : « tu cours dès que tu peux, même doucement ». Donc je me force un peu à trottiner dès que possible, même si je sens bien que je pioche au niveau cardio depuis le début. Je débouche sur le plateau, le soleil décline déjà, et la vue sur Apchon et son château sous la neige est magnifique. Les photos prises avec mon téléphone nettement moins. Le petit vent rappelle vite qu’il faut continuer à courir, et c’est reparti pour le chemin du retour.

 

Vue sur Apchon et son château

Vue sur Apchon et son château

La piste se transforme en bitume sur quelques centaines de mètres, le temps de rejoindre une nouvelle piste ultra roulante pour LA descente rapide de la course. Alors là, on peut se faire plaisir et bosser le relâchement nécessaire à une bonne descente. Il n’est pas si facile pour un exilé à Paris de pratiquer la descente à bonne allure, donc j’essaye de trouver la position relâchée vers l’avant et de vraiment m’engager. Gros plaisir donc avant de retrouver le bas de la vallée et de revenir vers la ferme de la Rodde. On prend le chemin inverse de l’aller, retour dans les bois, re-traversée de ruisseau en se mouillant les pieds, re-galère dans le pseudo chemin abîmé par les eaux, et surtout l’énergie qui vient à manquer. Je monte à deux à l’heure, ça fait du bien par où ça passe ! T’en voulais de la sortie longue ? Ben t’es servi !

 

Vallée de la petite Rhue

Vallée de la petite Rhue

Un dernier gel / smoothie pour se redonner un peu d’allant, et le retour bifurque sur environ 500m de bitume en montée qui se font au train, mais sans trop rigoler au bout de 2h de course. Puis on repart dans la forêt pour continuer à trottiner gaiement sur des chemins plus faciles à courir. La bascule sur l’autre versant se fait via quelques chemins assez roulants, on évite donc toute la seconde partie fastidieuse du circuit de l’année dernière. La descente reprend une partie du parcours du 11km de 2015, puis on récupère la même fin de course, via le camping.

Au final, le nouveau tracé fait la même distance, mais la répartition du dénivelé est bien différente, et se montre plus exigeante. Le terrain est également plus difficile, surtout en mars ! Il sera moins fastidieux en Septembre à n’en pas douter. Et la forme physique sera tout autre j’espère, parce que j’ai l’impression de me traîner un peu avec un cardio en permanence vers les 85%. Pas de mystère, il faut s’entraîner un peu plus et arriver plus affûté pour s’avaler ce genre de sortie sans trop trimer. Reste au final que les jambes, elles, encaissent bien les appuis toujours changeant et les montées / descentes plus ou moins rapides, malgré un petit point de douleur à surveiller au genou gauche. Cela conforte tout de même dans les progrès effectués à ce niveau depuis deux ans. Allez, on enchaîne en S3 avec le retour dans l’obscurité de la course Entre Chien et Loup, vivement le retour d’un dossard et de l’envie de se mettre BIEN minable.

8 commentaires

  1. Etant sur l’OCC cette année ça va être chaud pour revenir sur tes terres début septembre mais le prochain parcours du T6B fait franchement envie ! En tout cas s’il y a moyen de venir, je n’hésiterai pas une seconde.

    1. Le parcours sera un peu plus sympa en plus, pas mal de bitumes / piste en moins ! Les éditions suivantes t’attendront avec plaisir. c’est sûr que le calendrier est difficile à composer : j’ai passé un super moment à l’Ut4M en 2015, mais deux semaines avant les 6 Burons, c’est pas hyper raisonnable… Des choix des choix des choix ! En 2016 je vais surtout essayer de venir voir tes cailloux bien cassant 😉

  2. Content de te voir back on track ! Le T6B est encore un peu loin, tu as le temps pour t’affuter. La pastourelle déjà un peu moins ! 🙂 J’ai regardé pour faire le 30 bornes quand je définissais les grandes lignes de la saison 2016, mais y’avait déjà plus de place. Trop populaire les cantalous !!! 😀 See you around. Anto.

    1. Oui c’est la course la plus connue dans le Cantal. C’est toujours complet au bout de quelques mois. Et faut pas trop que je traine pour me refaire un cardio sympa. Les jambes ça va pas trop mal. Mais le poids et le cardio, à améliorer, sinon je vais pas rigoler.

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