Préparation Pastourelle 2016 !

Mais mais mais, on ne serait pas en S1 par hasard ? Mais si ! On revient enfin aux affaires après… pffff… plus de 6 mois sans course. Et il faut être clair, sans gros challenge, le Captain CAP, ben il reste dans sa cave. Mais une fois l’hibernation finie, il sort de sa tanière, palpe la couche de graisse créée avec amour à grands coups de pains au chocolat, et lance son cri de ralliement du fond des bois : « bougons nous le cul ! ». Alors quel est le programme ?

On continue de faire dans la simplicité : se refaire son endurance qui va bien, en saupoudrant de travail technique et de vitesse pour ne pas être un poids mort se traînant dans les singles auvergnats. Fort de l’expérience colossal de DEUX Pastourelles grand format, le Captain CAP en a retiré les enseignements suivants :

  • 19km roulant vers Le Falgoux, avec une descente sympa et tout le reste sans aucune difficulté particulière
  • une bonne montée vers Le Luchard, puis un terrain un peu plus difficile mais assez roulant vers le Pas de Peyrol (surtout si on évite le Puy de la Tourte ! Allez, remettez le quoi !), hop 10km de plus
  • LE Puy Mary, quand même quoi. Avec ses bons escaliers de merde qui me défoncent les genoux à chaque fois.
  • Puis LA partie sympa, les 10 bornes passés le Puy Mary, ça monte ça descend, c’est du single souvent pénible pour les appuis, ça casse bien les pattes et on s’amuse follement.
  • 10 bornes faciles pour finir, avec le coup de cul final qu’on avale avec gourmandise la larmichette à l’oeil en sachant qu’une bonne truffade nous attend à l’arrivée.
  • Et sinon, c’est beau, aérien car souvent sur les crêtes, beaucoup de ravitaillements donc inutile de se charger comme une mule.
Le Cantal, c'est bon, mangeons en ! (superbe photo de Frédéric Boby)

Le Cantal, c’est bon, mangeons en ! (superbe photo de Frédéric Boby)

Et ça a donné quoi jusqu’à présent ?

Donc on a progressé et BEAUCOUP appris. La prépa Pastourelle 2014, c’était le dépucelage du passage au trail, avec LE baptême du feu lors de la reco « Le Falgoux -> Pas de Peyrol » qui rendrait presque ému rien qu’à y repenser. La prépa 2015, c’était un sacré morceau, trop ambitieux et mal géré sur la fin, mais qui a permis de faire une course plus aboutie malgré le mental bien attaqué. Donc on en conclut ce qui suit pour 2016 :

The Plan 2016

  • Le plan, c’est pas de plan, rien d’écrit jour par jour, mais tout sur le volume hebdo et en hyper flexibilité
  • Faire une bonne base d’endurance en allant plus progressivement d’une base de 2/3h hebdo à un 7/8h (et non un 9h / 10h)
  • Beaucoup de micro entraînements pour faire avec son emploi du temps, avec une dose correcte de vélo au début, puis en baisse progressive.
  • Des vraies sorties longues de trail de temps en temps, saupoudrées d’une course ou deux pour le fun.
  • Des petits stages en Auvergne pour bosser le vrai terrain.
  • Du travail de vitesse et technique (descente, montée, etc…) en proportion plus importante cette année si possible, nom de Kilian !
  • Rester motivé, flexible mais rigoureux.

Il y a UN point qui fait faire un peu de souci, c’est l’usure du genou droit passé 40km sur les deux longues distances de l’année 2015 (ouais, l’Ut4M Chartreuse, c’était une friandise bien roulante 😉 (et je vous attends au salon du running les Isérois, parfaitement). Et c’est surtout sur les descentes que je pense situer le souci. Donc il faudrait arriver à mieux descendre, pas en marchant sur les talons en ultra-sécurité avec ses batons. Pour ça, le travail de descente est important, le choix de ranger les bâtons sur certaines descentes potentiellement aussi (j’ai l’impression que ça modifie trop ma posture). Il faut avoir confiance en ses jambes, bordel. Les descentes roulantes de l’Ut4M n’ont pas posé de problème. Donc il faut creuser cette piste, c’est frustrant d’être limité de la sorte.

The Target

Car le but est bien simple, il y a quand même un petit sentiment de revanche qui flotte dans l’air. La course de l’année précédente a été très dure, j’ai progressé dans pas mal de domaines mais le classement reste très moyen (début de dernier tiers) et j’aimerais réussir une course longue distance où j’ai l’impression de pouvoir tout donner sans être autant handicapée par une erreur à un moment. Et depuis septembre, on ne peut pas dire que ça a été la fête du running chez Captain CAP. La tête n’y était pas, si on n’est pas en paix avec sa tête et son corps, on ne peut pas partir à la guerre.

Donc mieux se préparer, avec la tête légère et la motivation qui va bien, pour faire ensuite une course plus réussie, ça serait sympa. Comme toujours, le chemin jusqu’à la course est aussi intéressant que la course en elle même. Donc essayons de profiter de tout, en y mettant du coeur, des jambes et de la tête (j’ai failli dire « des couilles », mais c’est pas correct d’écrire ça sur un blog, donc je ne l’écris pas) (mais ça serait cool qu’il en faille le jour J, la baston c’est bon).

Allez c’est parti

Premier jour de la première semaine, je prends deux tshirts à manches longues dans le sac, et pas de collant. CA ATTAQUE FORT BORDEL. Rien à foutre, j’ai été courir le soir, c’est ça l’esprit prépa. Ca me manquait putain (oui je suis pas poli, mais paraît que les gens intelligents jurent beaucoup donc…).

10 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Bon, moi aussi je suis un master (cf. un épisode précédent) et constat après des milliers de km parcourus, de plans d’entraînement scrupuleusement suivis, de barres énergétiques ingurgitées, de godasses tuées, de gps-cardio usés et de litres de sueur dépensées… : moins y’a de « couche de graisse », plus on se sent léger et moins on se traîne ! C’était le conseil du jour, pour pas un rond, dont ne parlent pratiquement jamais les revus de CAP (c’est normal, on essaie de faire croire aux lecteurs qu’en achetant les sus-dites revues et en appliquant les plans, on peut courir un marathon en 3h avec une simple prépa’ de 12 sem. ; ou l’UTMB, ou tout autre promesse de ce genre). Conseil le plus simple mais pas le plus facile à appliquer quand on est gourmand. Du coup question philosophico-existentialo-soporifico-sportive du jour que je soumets à ta sagesse de finisher x 2 de la Pastourelle : court-on pour continuer à être gourmand (cf. les pains aux chocolats) sans trop gonfler ou est-on gourmand car on sait qu’on perdra un peu de tout cela sur les chemins de traverse ??? Bon, à part ça, hier soir, en short, faisait tout de même frisquet sous les seaux de pluie glacée, non ?

    • Je ne cours jamais pour me dire que je vais pouvoir manger plus. En fait, courir m’a fait comprendre qu’il valait quand même mieux être assez en forme (sans dire d’être à 5% de graisse…), et j’ai compris en regardant un peu ce que je mangeais que c’était souvent n’importe quoi. J’ai adapté, et j’arrive à manger comme il me plaît sans me dire en permanence « ça il faut pas, ou bien si tu le prends, faut courir 15km de plus ». Le poids de l’automne-hiver 2015-2016, je mets ça sur une mauvaise période où ça s’est mal enchaîné pour moi, et un vrai laisser aller sans aucun contrôle. Donc je sais que ça va se régler tout seul, sans pour autant ne manger que des concombres et des pommes. J’arrive à trouver un bon équilibre entre manger des trucs qui me plaisent et rester relativement « léger » pour courir. J’ai complètement arrêté les traditionnelles « tiens demain matin j’ai une sortie de 7km, je peux manger trois fois des pâtes et prendre un énorme dessert ». Ca eut fonctionné à une époque, avec des résultats peu probants évidemment 😉

      Bref. J’arriverai sur la Pastourelle avec le minimum de bouée je peux vous l’dire !

  2. « Le plan, c’est pas de plan » je suis d’accord et c’est ça le secret. Quand on se connaît, quand on a de l’expérience, le plan est inutile. En fait le plan est dans la tête et on sait parfaitement ce qu’il faut faire pour l’attendre. Pas besoin de plan super précis (et super chiant) à suivre et surtout pas du tout personnalisé. Mais comme ça fait vendre du papier on comprend pourquoi cetrains y croit dur comme fer…. Pis bon pour suivre un plan tout fait faut être fonctionnaire ou prof… Bref finir de bosser à 16h 🙂

    • Je peux comprendre qu’au début on suive un plan. Et certains ont besoin du petit tableau hyper précis. Je peux tout à fait comprendre ça, même si en effet, faut avoir des horaires cools et une vie de famille assez tranquille aussi ! Mais s’il n’y a pas le côté très cadré du plan, il faut s’astreindre à la rigueur équivalente chaque semaine, ça ne change pas ça par contre. Et on ne peut pas dire que j’ai été hyper rigoureux sur la partie « qualité » (et vitesse) l’année dernière. Bon, on va dire que c’était une année d’assimilation hein 😉 Cette année on peut mettre plus de qualité.

  3. Pour la nutrition, c’est vrai que mois après mois, années après années d’entraînement, le corps nous fait sentir ce qui est le mieux pour lui avec le rythme qu’on lui impose. Mais, bon sang, qu’est-ce que c’est dur de manger seulement un carré de chocolat plutôt que deux ou une boule de glace plutôt que le format king size (comme en Italie où sept parfums peuvent être avalés en une seule fois)… Et puis, certains peuvent baffrer autant qu’ils veulent en restant minces alors que d’autres grossissent à la simple pensée d’une bonne pâtisserie (ça c’est mon profil). Quant au plan… Bien-sûr, on peut se convaincre que « le plan, c’est pas de plan »… après plusieurs années d’entraînement, voire de décennies et un passage par un club d’athlétisme, bref, le genre de coureurs qui a assimilé la quadrilogie VMA courte-VMA longue-Endurance-Repos, mais pour beaucoup, le plan c’est un bon garde-fou pour éviter le surentraînement et pour se motiver, surtout pour ceux/celles qui courent seul(e)s. Et puis, on peut arriver à se concocter des plans pas trop monotones et se les faisant soi-même. Et pour info, on peut être prof et commencer à 8h00, terminer à 17h30 et ensuite aller courir 1 h pour revenir, préparer le repas pour sa petite famille et ensuite se remettre devant son PC ou ses copies…

      • Ouais, baston de coureurs !!! Je vous inscris à quel trail les gars ? : )

        Pour les plans, je suis à cheval entre les deux solutions :

        -en trail je préfère un « plan » plus flexible et global (càd je prévois un volume par semaine en gros, avec quelques indicateurs importants à suivre, le D+, le cardio, etc…). Il faut dire qu’il y a tellement de paramètres à prendre en compte que le seul aspect travail des vitesses est du coup moins important je trouve.

        -sur route, c’est quand même un travail d’allure précise, donc avoir un plan sympa qui fait bien bosser dans toutes les zones aux bons volumes, je trouve ça sympa. Bosser les VMA courte / longue, je le ferais pour une prépa route par exemple, mais là en trail… je vais regarder seulement mon cardio Z4/Z5. Par contre si je devais préparer un marathon, j’irai surement prendre un plan VO2 Optimum Training parce que j’ai bien kiffé. Quitte à bouffer du bitume, des lignes droites et du plat, avoir des exercices bien cadrés est motivant je trouve.

        Sans parler des débutants pour qui le plat reste un garde fou tout à fait appréciable ! J’ai moi même consulté plusieurs plans de prépa trail avant de me lancer, je manque cruellement d’expérience. Je n’ai pas tout suivi du tout, mais ça permet de s’inspirer.

  4. Déconner avec la profession des personnes, bof, on est sur un site sympa de course à pied ou sur un forum où chacun exprime ses aigreurs/haines plus ou moins avouées ? Cela me rappelle certains de mes collègues qui collaient systématiquement un accent espagnol d’opérette à la prononciation de mon nom… Eux aussi déconnaient (ils se disent de gauche, donc pas racistes, forcément)… Comme quoi on peut être prof et con, alors que d’autres sont profs et coureurs…
    Bon, pour revenir ce qui nous réunit plutôt que cultiver ce qui divise, je viens de découvrir cela :
    https://www.fun-mooc.fr/courses/UPS/61003/session01/about
    A voir après une bonne séance ? Ou avant, pour se motiver ?
    Pour les plans, j’essaie de varier pour éviter la lassitude du coureur solitaire. Hier, c’étaient des 2000 m à allure semi sur du bitume, car cela faisait longtemps que je n’en avais pas « bouffé » ; aujourd’hui, ce sera de la bosse plus ou moins boueuse pour une sortie longue. Le but est avant tout de se faire plaisir. Quand on regarde le profil des têtes de peloton en trail (pas des ultras), il y a de plus en plus de pistards qui monopolisent les podiums. J’imagine donc qu’entretenir la VMA ne peut faire de mal, sauf au moment de la séance.
    A bientôt et bonne S2 alors.
    LL

    • Il faut que tu détendes, tu le vivras mieux. Tu es prof, c’est ça ? Ben désolé je ne savais pas. J’ai rien contre tu peux être rassuré. J’ai parlé des horaires des profs (et des fonctionnaires) pour déconner. Ils font ce qu’ils veulent… Même finir de bosser plus tôt 🙂
      Je participerai à un autre article, tu m’as passé l’envie de commenter, sérieusement ou de façon plus légère.

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