Bilan 2015

Attention attention, l’article classique du bilan de l’année est arrivé ! En retard, évidemment, comme le veut la tradition. Et en 2015, on a envoyé du lourd (et du moins lourd, voire même du léger), des courses de rêve, des périodes de vaches maigres, du rire, des larmes, des courses avec des potes, du raid solitaire dans les montagnes, c’était une année très complète et riche en enseignements.

Les chiffres

Oui, commençons par la partie rébarbative, mais qui ne ment jamais : les statistiques. 2015, c’est :

  • 203h d’entraînement et de courses, c’est cool (+15% par rapport à 2014)
  • 1288km de course (dont beaucoup de trail), +5% à peine
  • car 1124km de VTT et vélo, +67% !
  • 29 000m de D+, c’est pas mal et a priori en augmentation d’environ 60%

Donc sur le volume, c’est bien, la route est toujours en diminution (-35% en gros), le trail augmente, le vélo complète bien pour éviter les bobos.

Capture d'écran de 2016-01-25 10-56-31

L’évolution depuis 2012 est donc on ne peut plus clair : moins de surfaces dures, plus de vélo en complément.

La répartition est un peu inégale hélas : début d’année très calme pour finir de soigner une tendinite, montée en charge trop importante pour la prépa Pastourelle avec une fin de préparation difficile, un été plus équilibré, puis un automne très moyen à trimballer une vieille crève et un manque de motivation. Donc on peut améliorer ça, même s’il n’y a aucune volonté d’être parfaitement régulier : ça fait du bien de faire des pauses, et il est normal d’augmenter la charge pour les gros objectifs.

Un petit graphique montrant le volume en heure, avec les couleurs montrant le niveau d’intensité cardiaque, comme ça on a TOUT en un seul graphique. On voit bien que c’est inégal, qu’il y a un manque de couleurs foncées, et les deux grandes montées en charge de l’année (oui je sais, je kiffe mes graphiques faits avec amour).

2015

Ensuite, il y a aussi la notion de « qualité ». Une partie de la qualité n’apparaît pas dans les chiffres : le travail « technique » de trail, en descente par exemple, n’est pas vraiment représenté dans les stats. Le travail en D+ apparaît par contre, et en se référant plutôt aux estimations de Strava (les stats 2014 étant faussées à ce niveau par des montres sans baromètre et des estimations farfelues (oui Garmin, je parle de vous)), la quantité a bien augmenté. Par contre, la tactique « 80/20 » qui consistait à mesurer l’intensité du travail via le cardio uniquement n’a pas été une réussite : le but était de faire 80% en zones 1 2 et 3, et 20% en zone 4 & 5 (et encore, je suis gentil, ça pourrait être 70/30 ! mais avec mes zones ajustées, on garde 80/20). Au final sur l’année, on est plutôt sur 86/14. D’un autre côté, les objectifs de l’année étaient surtout sur de longues distances, donc il fallait se faire son endurance en premier lieu, gérons par priorités ! La « logistique » entre également en jeu : faire des entraînements le matin à jeun et assez court le midi est plus facile vu les contraintes familiales / professionnelles. Mais ça ne facilite pas l’entraînement difficile par contre. Mais je pense tout de même qu’il y a eu pas mal de facilité : il est toujours plus facile d’enchaîner les sorties en endurance en trouvant une excuse pour ne pas pousser. On constate bien ça sur la prépa Pastourelle : beaucoup plus d’intensité cardiaque au début en reprise après un arrêt assez long de la course à pied, mais ensuite c’est le club med, beaucoup de quantité, peu d’intensité. Et ça ne sera pas guère mieux pendant l’été.

Donc bref, au final, niveau qualité, s’il y a eu du mieux sur la partie technique (en descente notamment), sur la partie vitesse, c’est bof. Peut mieux faire ! Ca sera justement un des axes d’amélioration de 2016 (après avoir été l’axe d’amélioration avorté de l’automne…).

Mais sinon, t’as kiffé ?

Oui les chiffres c’est mignon, mais ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est d’être content de son année, d’avoir profité de ses sorties, d’avoir appris, partagé et d’être motivé. De ce point de vue, c’est un des années les plus gratifiantes et enrichissantes depuis… toujours en fait. Attention les yeux, les « Highlights » 2015 sont là :

  • La préparation pour la Pastourelle a permis d’apprendre beaucoup sur ses capacités à augmenter son endurance, beaucoup de « micro entraînements », des courses de préparation vraiment sympas (Entre Chien et Loup), puis des semaines 9/10 à se sentir (un peu trop) invincible, des kms à n’en plus finir, un week end à Rouen à 25km de trail le Samedi puis la Wings for Life le Dimanche avec des amis, un début de week end Auvergnat super sympa, c’était juste énorme et TRÈS enrichissant.
  • La Pastourelle en elle-même, une course qui a donné l’impression d’en contenir 2 ou 3, tellement il y a eu des hauts et des bas. Assurément LE plus gros challenge mental depuis mes débuts en course à pied, et malgré ces difficultés, peut-être le meilleur souvenir de l’année. Ah putain c’était dur de se manger le mur comme ça et d’en baver, mais finir décemment est d’autant plus gratifiant. Une chose est sûre, pouvoir traverser cette course aura donné des certitudes sur ce qu’on peut accomplir. Mentalement elle aura fait franchir un cap (cf le 40km Ut4M qui ne faisait plus peur).
  • Le Ventoux, un autre challenge mental et physique bien différent, une montée mythique et un panorama exceptionnel au bout. C’était une course que j’avais repérée en 2014 et qui me faisait kiffer. Le semi le plus dur de France comme ils l’appellent, et qui mérite bien son nom. A faire au moins une fois, rien que pour tester sa résistance mentale. J’y reviendrai, pour courir du début à la fin et ne pas alterner en marche sur le dernier kilomètre (saleté !)
  • L’enchaînement de l’été, Ut4M puis Trail des 6 Burons. Pas forcément très raisonnable, puisqu’à deux semaines d’intervalle. Mais on voulait justement tester la capacité à enchaîner, et au final tout s’est presque parfaitement passé. Avec un petit KV en entrée, puis le 40km Chartreuse avalé avec prudence tout d’abord, puis un sacré plaisir dans les nombreuses descentes, l’Ut4M a été un super moment passé à Grenoble. Et en point d’orgue de l’année, la course à la maison, la première édition du Trail des 6 Burons, inscrite au calendrier dès l’annonce de sa création, et avec la présence de plusieurs amis (Manue, Anto, Jaife, Elsa, et la fusée Fred). Même si la météo a été moyenne (la malédiction du Puy Mary va-t-elle encore frapper en 2016 ?), s’il y a eu un nouveau bobo au genou droit au 40ème, si Jaife a dû abandonner au 15ème kilomètre, ça n’a au final pas été une course difficile comme la Pastourelle mais un vrai kif de courir à la maison. Et de voir des amis ou connaissances qui viennent de loin pour la course (et la truffade), c’était parfait.
  • globalement par rapport au plan initial, il manque « juste » le TMF, une course en off d’après une idée de Jaife qui me bottait bien. Mais le manque de condition en début et fin d’année fait qu’il fallait mieux décaler. Mais autrement, tout est là ! Il y a une certaine fierté à avoir réussi à suivre le planning et à avoir bien profité de toutes les courses, de manières assez différentes.

Dans les flops et les moins bien de l’année, on retiendra :

  • Le manque de prudence pendant la prépa Pastourelle, ce n’est pas parce qu’on a l’impression de marcher sur l’eau qu’il faut se prendre pour Jésus. La charge était trop importante, mais surtout, il fallait mieux se protéger ENTRE les entraînements. Le week end Auvergnat avec les amis a été un peu gâché, dommage. Une très bonne leçon qui j’espère saura servir pour la suite en tout cas.
  • l’automne assez pourri, reprendre trop vite après avoir été un peu malade, ça ne sert à rien. Et avoir la tête à autre chose, ça n’aide pas. La patience est une bonne amie, il faut savoir mieux s’écouter et garder une bonne motivation. A nouveau, c’est la même chanson : récup récup récup, et bien se protéger entre les efforts.
  • dans une moindre mesure, le manque d’intensité. Ce n’était pas la priorité de l’année vues les échéances, mais ça donne envie de mieux équilibrer en 2016 : un peu moins de quantité en préparation, mais plus de qualité.
  • des « grosses » sorties en off ont un peu manqué. Mis à part la sortie du 29 Décembre au Puy Mary et la sortie Plomb du Cantal by night, il a manqué une ou deux sorties en solo ou entre potes dans les montagnes qui complètent à merveille les courses. Ca sera d’ailleurs une des pistes pour 2016.

Soyons matérialiste

Voici le matériel le plus utilisé en 2015 :

  • Montre : Suunto à 100%. J’ai basculé sur la marque finlandaise en 2014, je ne l’ai pas quittée en 2015. Le style me plaît, la fiabilité aussi. Toutes les sorties ont donc été faites avec des Ambit 2 et 3.
  • Chaussures : les Pearl Izumi Trail N1. Utilisées sur le Ventoux, l’Ut4M et le Trail des 6 Burons, elles ont donné entière satisfaction, et fait preuve d’une versatilité impressionnante. Les valeureuses Peregrine de Saucony sont juste derrière.
  • Vêtements : je tourne, pas vraiment de vêtements fétiches, même si mon corsaire Craft nouvelle version est venu prendre le relais de son éminent confrère pour se faire presque toutes les grosses courses de l’année.
  • Sac : la ceinture et le sac Hydragon d’Oxsitis ont fait leurs preuves sur toutes les courses de l’année ainsi que les entraînements, je garde !
  • Compagnons de course : les multiples week ends avec Manue, Anto, Elsa et Jaife ont été parfaits, je les garde.

Et 2016 ?

Le planning n’est pas arrêté, on fera un autre article à ce sujet, vous êtes déjà bien courageux d’avoir lu jusqu’ici !

3 commentaires

  1. Une très belle année 2016 ou le trail devient prépondérant. Ça explique le fait que la vitesse est nettement moins présente, c’est normal. Mais avec Strava tu vas vite regagner en vitesse et en puissance 😉
    Le T6B reste pour moi un moment fort de mon année 2016. Vu que je fais l’OCC fin août, il est probable que je ne revienne pas cette année mais on ne sait jamais… En tout cas je suis persuadé que la V2 sera encore meilleure !
    Sinon je t’attends chez moi dès l’arrivée des beaux jours (c’est à dire dans moins d’un mois) pour te préparer une belle sortie pleine de cailloux 😉

    1. Oui jouer un peu avec les KOMs, ça va aider je pense 😉 Et j’ai fait trop de volume début 2015, je pense réduire cette année.

      Je comprends pour l’OCC, enchaîner de manière trop rapprochée, c’est pas idéal pour bien profiter. Je ne pense pas refaire l’Ut4M cette année, il faut faire des choix pour éviter de la casse.

      Je compte bien trouver un moment pour descendre voir vos fameux cailloux cette année ! Je pense que ça va me faire un gros changement comparé à ma moquette Auvergnate 😉

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