Outils de récup : Epson PS-100 / Fitbit Charge HR / Suunto Ambit 3

Comment mesurer si l’on récupère bien lors de période d’entraînement chargé ? Ok, les sensations, ça marche bien. Mais pour toi le geek qui aime les nouveaux gadgets ? Il existe plusieurs solutions, voici donc un petit comparatif entre deux bracelets avec capteur cardiaque, ainsi qu’une montre d’un des spécialistes de la mesure d’effort, Suunto.

 

comparaison récup

Epson PS-100 Fitbit Charge HR Suunto Ambit 3
Type Bracelet activité Bracelet Activité Montre GPS
Autonomie 2 jours 7 jours Longtemps
Evaluation de la récup Indicateur Relaxation/Agitation Rythme cardiaque au repos Mesure de la variabilité cardiaque (HRV)
Type de mesure Permanente Permanente Durant le sommeil ou test de 3 minutes
Pertinence + - +++
Convivialité globale + ++ -
Prix Environ 100€ Environ 130€ de 300 à 500€ selon le modèle

La récup’

Chaque outil propose une évaluation plus ou moins précise de l’état de forme :

  • Si vous souhaitez une solution simple et basique, avec un outil plutôt fun et à la mode, le bracelet Fitbit propose le minimum en terme d’évaluation de l’état de forme : le rythme cardiaque au repos. Ce n’est assurément pas la mesure la plus complète pour évaluer la récupération, mais disons que c’est le minimum. A côté de ça, le bracelet mesure l’activité (pas, sommeil, etc…) avec une bonne autonomie, et la convivialité des outils Fitbit. Donc pour ne pas se prendre la tête, c’est une solution sympathique.
  • Un cran au dessus, le bracelet du nouveau venu Epson essaye d’aller un peu plus loin, en corrélant le rythme cardiaque avec les mouvements de la personne. Si votre rythme cardiaque est anormalement élevé vu vos mouvements, le bracelet vous met en état d' »excitation », mais qui peut aussi correspondre à de la récupération. Si au contraire, votre rythme cardiaque est très bas vu vos mouvements, vous êtes en état de relaxation. L’équilibre entre ces deux indicateurs permet de répérer de période de récupération ou de relaxation, comme vous pouvez le voir sur l’article complet consacré à ce bracelet. C’est donc un indicateur un peu plus complet que celui de Fitbit. D’un autre côté, le bracelet ne tient que deux jours en batterie et est moins sympa à utiliser que celui de Fitbit.
  • Enfin pour ceux qui veulent une solution plus scientifique et sérieuse, les montres Ambit 3 de Suunto sont la meilleure solution, même si la moins pratique. Depuis la série 3, vous pouvez utiliser les outils de mesure de la récupération, soit durant votre sommeil (mais il faut porter la ceinture cardiaque), soit le matin au réveil via un test de 3 minutes avec la ceinture. Ces mesures vont regarder la variabilité cardiaque, càd les « micro » changements de rythme cardiaque pendant la respiration. Vous inspirez, cela demande un petit effort au corps, votre rythme s’accélère légèrement. Vous expirez, vous êtes en relaxation, le rythme baisse légèrement. Si votre corps est en récupération, la différence entre inspiration et expiration est plus faible. Une mesure cardiaque de quelques minutes permet donc de mesurer ces écarts et évaluer la récupération. C’est une des méthodes les plus fiables, mais pas la plus pratique, puisqu’il faut penser à porter la ceinture pendant la nuit ou se mettre au calme dès le lever pour faire le test. Le résultat est toute fois très simple à comprendre : la montre donne un pourcentage de récupération, et Suunto fournit quelques conseils. Les montres de Suunto permettent donc d’avoir accès à une méthode assez robuste de mesure de la récupération, sans avoir à analyser des chiffres et des valeurs complexes.
  • On pourrait ajouter à cette liste les outils pour smartphone ou ordinateur basés sur la mesure de la variabilité cardiaque. La ceinture Bluetooth de Suunto permet cette mesure via des applications spécialisées sur téléphone portable. Il vous suffit de chercher « HRV » sur Google Play ou l’App Store d’Apple. Vous pouvez également utiliser une montre cardio compatible avec la mesure de la variabilité (appelée parfois mesure R-R, ou beat-by-beat), comme les Garmin récentes, les Suunto Ambit ou probablement certaines Polar. Il faut ensuite utiliser le fichier de l’enregistrement dans un logiciel compatible, certains sont payants, d’autres gratuits mais pas vraiment simples à utiliser (comme Kubios ou HRVAS). Ces outils sont le plus souvent pour des spécialistes comprenant bien le concept de la variabilité. C’est donc réservé à de vrais passionnés !

Vous n’avez plus qu’à choisir la solution qui vous convient le mieux. Pour beaucoup de coureurs, s’écouter suffira. Ces outils s’adressent plus aux gens curieux ou à ceux ayant un entraînement très intensif. L’avantage étant qu’aujourd’hui, nous avons accès à des outils qui auparavant étaient réservés à des spécialistes. Reste à bien les utiliser, comme toujours.

Moniteur cardiaque

Et en tant que capteur du rythme cardiaque, les bracelets à mesure optique sont ils aussi précis ? Peut on se passer de la montre si l’on n’a pas besoin du GPS ? La réponse est non pour le moment. Que ce soit en test en course à pied, ou en statique en faisant des squats, la mesure des bracelets manque de précision. Le test des squats est assez parlant : pas de chocs, lumière faible, et les bracelets ont pourtant du mal dès que le rythme s’accélère. Au repos, leur mesure est assez précise. Mais dès qu’on commence à s’agiter, la montre est beaucoup plus rapide à monter, et affiche parfois 10 à 30 pulsations/min d’écart ! Même en resserrant le bracelet, pas de différence notable. Bref, si vous voulez vous entraîner sérieusement au cardio, je passerais mon tour sur les capteurs optiques. Ils me semblent être une façon très pratique de faire des mesures « à titre indicatif » sur la journée, mais c’est tout. À voir sur une montre cela dit, l’épaisseur du cadran permet peut-être une mesure plus précise.

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