Au pied du mur (dans tous les sens du terme)

Alors cette fameuse fin d’été, elle s’annonce comment ? Après avoir annoncé la couleur d’un planning annuel assez orienté « long », les objectifs sont-ils toujours d’actualité ? Le plan se déroule-t-il sans accroc ?

La réponse est évidemment non, sinon ça serait trop drôle. Mais disons qu’on reste proche de l’optimum espéré. La préparation Pastourelle s’est assez mal finie, mais cela n’a pas empêché de participer à la course et de s’améliorer. Le mois suivant a hélas été plus consacré à soigner quelques bobos qu’à reprendre un entraînement un minimum intensif pour le triptyque « Ventoux / Ut4M / T6B ». Mais fort des enseignements de la préparation Pastourelle sûrement trop lourde, on a surtout essayé de s’écouter depuis et de compter un peu plus sur ses acquis plutôt que de juste se focaliser sur les dernières semaines d’entraînement.

Entraînement

Le mois de Juillet a donc été correct, et le mois d’Août a pu débuter sur des bases correctes. On débute Août avec une SL de 18km (2h18) un peu vallonnée, puis on charge la semaine suivante avec pas mal de sorties d’endurance sous la chaleur de l’été, pour enchaîner sur un week-end avec un samedi au « repos » en mode photographe de mariage (ça travaille les quadris, croyez moi !), puis une sortie reconnaissance du parcours de 22km du T6B le Dimanche matin. Pas une énorme semaine, mais c’est respectable.

On monte en charge la semaine suivante, en alternant des sorties vélo (sur mon nouveau vélo de route, oh yeah) et course. Rien de plat bien sûr dans le Cantal, le vélo fait déjà un peu souffrir les cuisses avec la fatigue de la fin de semaine passée, et les sorties à dénivelé (un Plomb du Cantal et un fractionné en bas de chez ouam) attaquent un peu les mollets. Donc on laisse le Vendredi en repos, et le Samedi, retour à Marcenat pour les fameuses Foulées du Cézallier (voir le compte rendu 2013 et 2014). Le semi mi-route mi-chemin s’est transformé en trail de 24km, que je pars faire avec mon frère (sa première course !) et deux amis un peu plus aguerris (mais pas hyper entraînés non plus). Petit crachin et température automnale au départ, moins de coureurs que les années précédentes, mais on part motivés (et 2 bonnes minutes après les autres, on était à la bourre pour le départ…). S’en suit un sympathique mélange de route, chemin, piste, pluie, vent, éclaircies, montées, descentes, prés à vaches et autres joyeusetés auvergnates. Dommage pour les points de vue, mais la sortie fût tout de même vraiment sympa et en respectant le plan de marche : c’est une SL, on ne pousse pas. J’ai donc accompagné mes camarades et fini bon dernier, avec un mollet courbaturé mais autrement en bon état.

L’entraînement est donc monté en charge, sans verser dans l’excès, avec près de 16h d’entraînement à mi-août, dont 106km de course et 2800m de D+. Cela paraît un peu léger pour enchaîner sur la suite, mais mieux vaut un coureur moins entraîné avec de bonnes jambes qu’un coureur surentraîné à moitié blessé.

Ut4M

La grande incertitude et l’excitation qui va avec, c’est de savoir si le combo final est réalisable, à savoir « Kilomètre Vertical + Chartreuse » à l’Ut4M en 3 jours, puis T6B deux semaines après. Il ne s’agit plus de se mettre minable sur une course pour compter les morts ensuite, mais être capable d’enchaîner. Donc commençons par le commencement :

KV Ut4M, le premier, avec un entraînement de dénivelé qui n’a rien eu de pharaonique. Comment les jambes vont-elles supporter cette montée assez brutale ? Et les tendons ? Cela posera-t-il problème deux jours après ? Et comme on est quand même un peu sensible au vertige, on évitera de trop regarder en bas hein !

Le 40km Chartreuse, la distance n’effraye pas trop, mais le terrain de jeu est tout nouveau sans aucune reconnaissance, le D+ sera plus « ramassé » que sur la Pastourelle, et les jambes auront déjà donné dans le KV. Bien sûr le chrono sera sans importance, inutile de chercher à finir à bloc, le but est de voir si on peut profiter, prendre un peu son temps, finir sans se faire mal et se sentir prêt pour le T6B deux semaines après.

Quel est l’état d’esprit ? Plutôt confiant, je ne m’engage jamais sur une course en n’imaginant pas la finir. Pleinement rassuré sur mon état de forme, non, l’entraînement a manqué d’un peu de volume et de D+ selon moi, et je pars tout de même vers l’inconnu, donc il y a quand même de l’appréhension. Mais c’est justement toute la beauté de la chose. Tester de nouvelles limites pour se connaître mieux, c’est toujours excitant !

Verdict aujourd’hui même (le 20 Août) pour le KV (oui, je suis peut-être en train de décéder au moment où vous lisez ces lignes), puis le 22 pour le 40k Chartreuse !

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