La quête

L’homme se lève. L’appel de la chasse le taraude depuis quelques heures. L’instinct du chasseur l’a réveillé. Il a faim. Le goût du sang envahit sa bouche. Il est prêt. Son corps est reposé. Son esprit affûté. Il prévient sa gente dame, et descend à l’écurie pour préparer son fougueux destrier, compagnon fidèle de toutes les chasses.

arte-venandi-2

L’animal l’attendait. Le temps est à la chasse il faut dire. Ciel bleu. Soleil radieux. L’air est chaud. L’homme sort son cheval, lui caresse la croupe d’un geste lent et assuré. La bête est prête. Musclée, élancée. Préparée pour la chasse. Les deux se connaissent parfaitement. Il est l’heure. Il faudra suivre la rivière, tracer la piste de la proie. L’homme s’élance, fièrement perché sur son fidèle compagnon. Il descend rapidement vers le cours d’eau, puis le remonte à une allure soutenue, dépassant de nombreux badauds venus profiter des rayons du soleil. Les gouttes de transpiration descendent le long de son corps. Il se tient droit. Il est beau. Il est sûr de sa force. Son fidèle destrier répond à chacun de ses gestes. L’homme et l’animal ne font qu’un, fendant l’air chaud de l’été telle une épée.

La tanière de l’animal féroce est proche. L’homme bifurque, laisse la rivière derrière lui après être passé sous la voie romaine. Il doit faire une halte à la forgerie de l’Ecureuil Roux. Pour chercher son arme. Il descend de son cheval, l’amène par la bride jusqu’à l’échoppe. Il réclame son arme. Elle est prête. Affûtée. L’homme la saisit d’un geste sûr, l’échéance est proche, il le sait. Sa proie se terre à quelques pas de là. L’homme remonte prestement sur son destrier et s’élance. Il se prépare déjà à porter le coup fatal. Ses muscles sont chauds, sa respiration profonde et assurée. Il se rapproche, ni vite ni lentement, ses yeux recherchent sa cible.

La proie est là, comme prévue. L’homme descend de son cheval. Toise sa future victime. Sûr de lui. Il s’avance, d’un pas décidé, prêt à porter l’estocade. Il saisit son arme, la dresse droit devant lui. Et prononce ces mots :

« Une glace au yaourt s’il vous plaît, avec des fraises et de la mangue »

Ben oui, il fait chaud quoi. Il mange sa glace. Et repart chez lui, sur son VTT. Repus. Vive les entraînements d’été.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *