Oxsitis Hydragon Bottle vs Salomon S-Lab Adv Skin3 12Set

La course à pied, c’est de la compétition. Donc mettons face à face deux des sacs d’hydratation les plus populaires du moment, l’Hydragon Bottle de la marque Oxsitis, et le S-Lab Skin3 de Salomon. Quel sera le vainqueur de ce face à face ? Vous pourrez choisir votre vainqueur avec ce comparatif détaillé, en fonction de vos besoins.

Hydragon Bottle S-Lab Adv Skin3 12Set
Contenance 10L 12L
Poids 380gr 320gr
Bouteilles 2x600ml rigides (ou flasques) 2x500ml flasques
Poches étanches Oui Non
Sifflet / couverture de survie Oui Oui
Porte dossard Oui Non
Porte bâtons Oui Oui
Poche à eau Oui, optionnelle Oui, optionnelle
Prix Environ 140€ Environ 175€

sac hydragon bottle OxsitisOxsitis Hydragon

  • matériau RipStop très résistant
  • poche arrière compartimentée
  • deux poches par bretelle, une étanche et zippé pour téléphone ou autre, une avec élastique réglable pour bouteille ou autre
  • ceinture abdominale réglable par velcro, avec attache dossard
  • compartiment pour poche à eau non fournie
  • scratches latéraux pour ajuster le maintien
  • attache bâton
  • notre test complet

Salomon Slab Skin 12Salomon S-Lab

  • matériau Sensifit très respirant et flexible
  • poche principale arrière zippée sans compartiment, deux poches zippés en bas sur les côtés, plus une poche non refermable sur tout le bas
  • deux poches par bretelle, une pour glisser des gels ou barres, une pour la bouteille
  • compartiment pour poche à eau non fournie
  • attache bâtons

Confort

Léger avantage pour le sac Salomon dont la matière très flexible épouse parfaitement le corps. A ce niveau, les sensations sont vraiment excellentes ! On ne sent vraiment pas le sac, le maintien sur le devant via des élastiques est très bon (attention à la durabilité cependant…). Par contre il n’y a pas d’épaisseur pour protéger, un objet avec des arêtes saillantes sera immédiatement senti dans le dos (en même temps, on transporte rarement une brique dans ce genre de sac…).

Le sac Oxsitis épouse lui aussi très bien le corps (on peut choisir parmi 3 tailles), il se positionne très bien. On le sent un peu plus rigide, ses matériaux étant plus solides mais moins souples. Le dos est plus protégé, avec un système favorisant l’aération. Le haut du sac frotte parfois un peu sur le bas de la nuque, sans irritation cependant.

Oxsitis : ++
Salomon
: +++

Durabilité / solidité / protection

Avantage net à Oxistis. Leur sac est fait principalement en Ripstop, autant dire qu’il faut méchamment l’attaquer pour l’endommager. Vous pouvez vous frotter contre des troncs d’arbre pour marquer votre territoire en forêt, le sac ne tombera pas en morceaux. Ce matériau sert à faire des toiles de parachute par exemple, mais on vous déconseille fortement de tenter le parapente avec le sac Oxsitis pour gagner du temps sur les descentes (ou alors pour gagner une course à titre posthume mais bon…). Le sac n’est pas lourd pour autant, un peu plus que le sac Salomon, mais on le sent nettement plus costaud. Il propose également des poches étanches pour téléphone (jusqu’à 5 pouces environ), et une grande poche arrière également bien protégée (même si pas étanche).

Le sac Salomon ne cherche pas à protéger quoi que ce soit: rien n’est étanche ou imperméable, pas de protection (comme celle pour les écrans de smartphone dans le sac Oxsitis). Les matériaux sont ultra légers, mais évidemment beaucoup plus fragiles, il ne faut pas grand chose pour les abîmer, donc prudence ! Certaines coutures semblent également un peu fragiles, donc la durabilité reste à voir. Salomon a privilégié le poids et le confort, on ne peut pas tout avoir.

Oxsitis : +++
Salomon
:

Chargement

Très léger avantage à Salomon, son sac permettant d’emporter un peu plus de volume, sa matière très extensible aidant à bien le remplir. Il faut faire attention cependant, la poche du bas ne ferme pas ! Mais autrement on trouve suffisamment de poches pour glisser des gels/barre en quantité très correcte, deux flasques, une veste étanche, des gants, un bonnet, etc…

Le sac Oxsitis propose moins de volume, mais avec une grand poche avec plusieurs petits compartiments bien fermés par des velcros, ainsi que des poches plus faciles à sécuriser sur les bretelles et de volume plus important. De quoi embarquer tout le nécessaire.

Oxsitis : ++
Salomon
: +++

Ergonomie

Difficile de départager à nouveau, chaque sac ayant ses avantages et inconvénients. Le sac Oxsitis proposent plusieurs astuces fort utiles et éprouvées, comme les attaches bâtons, faciles à utiliser, et le porte dossard sur la ceinture amovible, là aussi très utile. Les poches des bretelles s’utilisent facilement, que ce soit pour de la nutrition ou des bouteilles.

Le sac Salomon présente l’avantage de permettre de boire sans sortir les flasques, car elles sont plus hautes. Elles s’enfoncent tout de même dans les poches quand elles ne sont pas à plein, donc le gain n’est pas gigantesque en terme de temps de manipulation. L’accès aux poches latérales du bas du sac est par contre un avantage : on peut facilement ouvrir / fermer les zips, ou même accéder à la grande poche du bas sans enlever le sac. Par contre, il faut visiblement avoir un diplôme d’ingénieur pour fixer ses bâtons ! Je préfère les glisser dans la poche à hydratation, c’est dire…

Oxsitis : ++
Salomon
: ++

Look

Difficile de juger l’aspect d’un sac. Le sac Salomon est assurément plus discret, le sac Oxsitis plus facile à repérer. Si vous vous perdez en montagne, sur une photo satellite, on peut éventuellement vous repérer avec le sac Oxsitis. Par contre avec le sac Salomon, vous allez mourir dans la montagne, c’est clair.

Oxsitis : ++
Salomon
: ++

Nom

Victoire par KO du sac Oxsitis. Qui, mais QUI, pour l’amour du dieu de la montagne, donne de tels noms aux produits chez Salomon ? Oxsitis fait court et clair, en tentant même un jeu de mot avec Hydratation / Dragon (oui, ça passe mieux que Hydrapdebain, ou Hydragqueen).

Oxsitis : ++
Salomon
: – – –

Prix

Victoire nette pour Oxsitis, le sac Salomon étant assez onéreux, à 175€ sans la poche à eau. Le sac auvergnat culmine à 140€ (lui aussi sans poche). La poche coûte 40€ chez Salomon, pour 25€ chez Oxsitis (mais il m’est avis qu’elles sont interchangeables…).

Oxsitis : ++
Salomon
: +

Bilan

Selon votre besoin, chacun des deux sacs peut être une très bonne solution. Ceux privilégiant la légèreté et le confort à tout prix iront vers le sac Salomon, ceux qui recherchent un meilleur compromis solidité / confort iront vers le sac Oxsitis. Les fonctionnalités sont grosso modo équivalentes, même si on peut donner un léger avantage au sac Auvergnat (poche étanche et matelassé, attache bâton qui ne nécessite pas une aspirine). Notons cependant que les fans de bouteilles flexibles devront en acheter par ailleurs avec le sac Oxsitis. Maintenant à vous de nous dire, quel est le sac qui vous paraît le plus adapté à vos besoins ?

18 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Comparatif très intéressant. Alors par contre, je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase concernant le sac SALOMON « L’accès aux poches latérales du bas du sac est par contre un avantage : on peut facilement ouvrir / fermer les zips, ou même accéder à la grande poche du bas sans enlever le sac »

    Pour ma part, les poches latérales sont inacessibles sans décrocher le sac, je ne suis pas du tout assez souple des bras pour les ouvrir et les fermer. Et c’est un gros défaut de ce sac pour moi.

    Un autre énorme défaut pour le sac Salomon (pour son concurrent, je ne saurais dire…), c’est qu’ils sont vendus sans mode d’emploi. Pour s’y retrouver au niveau des lanières et du serrage optimum, c’est compliqué. Au prix du sac, c’est dommage !

    • Remarques intéressantes. C’est vrai que j’ai une bonne souplesse des épaules / bras, on m’a d’ailleurs déjà dit que je n’étais pas normal à ce niveau… J’arrive facilement à manipuler les poches à fermetures éclair du sac, ainsi qu’à glisser quelque chose dans la poche du bas. Mais peut-être que la majorité des gens ne peuvent pas le faire. Le sac Oxsitis est peut-être alors la meilleure solution pour avoir un volume suffisant sans avoir à enlever le sac.

      Et je suis également d’accord sur la notice. Le système d’attache bâtons, j’ai dû chercher sur YouTube pour essayer de comprendre. Et ce n’est pas guère plus clair pour moi maintenant… Je pense surtout qu’un sac comme ça ne devrait PAS avoir besoin de notice ! On devrait pouvoir le régler sans trop réfléchir.

      • On peut rajouter aussi ce qui est déjà dit : les poches ne sont pas étanches, donc ça trempe un peu le reste des affaires. Quant à la poche à eau, étant donné l’orifice de sortie, j’aurai tendance à pencher pour une orientation « propriétaire ». Hésitant avec une poche camelbak, quand j’ai vu que l’orifice de sortie de la poche étant postérieure, et qu’il fallait couder directement sur le côté droit ou gauche, avec le tuyau en arc de cercle qui remonte jusqu’à l’épaule, j’ai préféré prendre la poche « native » Salomon. A mon avis, et après avoir visionné beaucoup de poches sur les divers sites, je ne pense pas que ca soit facilement interchangeable et que n’importe quelle poche convienne au sac salomon. Maintenant il est possible que la poche salomon puisse aller sur d’autres sacs. Mais l’emplacement et l’orientation de l’orifice sur le poche, et le petit trou en bas sur le sac, rendent à mon avis difficile une autre poche que la poche native salomon. Surtout que le moindre coude rendra soit la poche désagréable au contact du dos (car sac très souple), soit non fonctionnelle car l’aspiration ne sera pas aisée.

        Pour le reste, j’abonde sur tout le reste de l’article, c’est un sac qu’on ne sent pas en course (sauf quand y’a un truc qui appuie sur le dos).

        Bref, merci pour cet article qui correspond à du vécu. Ca change des articles/essais/ « génériques »

        • J’ai la poche à eau, il faut que je regarde de plus près. Ça serait dommage qu’il faille un format spécifique.

          Et j’essaye toujours de vraiment tester les produits en conditions. Comparer ou commenter des listes de spécifications, tout le monde peut le faire et ça ne dit pas grand chose sur la réalité du terrain. Oxsitis est très cool à ce niveau, j’ai pu tester le sac comme je voulais, et sur une période assez longue. Je refuse quasiment toujours les tests à faire en deux semaines. Ça ne serait pas fiable du tout.

  2. « Vous pouvez vous frotter contre des troncs d’arbre pour marquer votre territoire en forêt, le sac ne tombera pas en morceaux. » Si toi aussi tu es un ours qui pratique le trail… 😀

    Et sinon « notre test complet »… vous êtes nombreux dans ta tête?

    • L’homme qui parlait de lui à la 1ère personne du pluriel … Étrange. Sinon j’suis d’accord sur le nom : c’est quoi leur problème chez Salomon ? Je pense que c’est pour faire technique/professionnel/Scientifique/compliqué.
      Voilà pour ma contribution parfaitement inutile.

  3. Très intéressante cette démarche comparative, avec des remarques pragmatiques fondées sur des essais sur le terrain et à plusieurs reprises. J’ai le S-Lab et d’accord avec la remarque de Cornaire sur l’accessibilité difficile des poches. Soit j’ai les bras trop courts, soit les abdos et pectoraux trop volumineux, ou les poches sont trop loin, bref, pas forcément évidentes à atteindre par tous les gabarits. Et oui, c’est vrai qu’une phase d’apprentissage des subtilités d’accroche, de remplissage, de lavage, de réglage est nécessaire au début car, effectivement, l’absence de mode d’emploi fait VRAIMENT défaut. Merci Youtube et les conseils d’utilisateurs… Toujours pas vraiment compris comment on attache les bâtons. Cela tombe, j’en ai pas… mais enfin, ce n’est pas normal. Et pour protéger de l’humidité le contenu, des sacs de congélation font l’affaire et cela permet de regrouper par catégories d’objets.

    • Bon ok, j’ai compris, je suis bizarrement foutu. Faut que je fasse un addendum pour expliquer que pour la majorité des gens, c’est pas si évident d’utiliser les poches latérales derrière 😉

      Et pour les bâtons, je n’ai jamais réussi à les faire tenir facilement, donc poche à eau, directement. Mais si je devais prendre de l’eau en plus, je serais un peu embêté… Je n’ai réussi qu’à trouver une vidéo YouTube de la précédente génération qui explique comment les attacher, c’est pas très clair. Avec le sac Oxsitis, il faut 15 secondes pour comprendre. Non pas qu’on aime pas utiliser notre cerveau, mais le matériel n’est pas sensé prendre trop la tête…

  4. Je te rassure j’arrive aussi à accéder aux poches en courant, et je l’aurais aussi présenté comme un avantage du sac! 😀
    le fait que tu les mets sur un pied d’égalité fait que le sac Oxitis me fait de l’oeil maintenant! Comme je n’ai que le 5L de chez Salomon, je me laisserait bien tenter par le 10L Oxitis… Bref merci, tu vas encore me faire dépenser mon argent, bravo!! 🙂

    • Les approches sont un peu différentes. La plus grande différence est assurément sur la solidité / étanchéité, et quelques petits détails en faveur du sac Oxsitis. J’espère que le descriptif permet de bien les comprendre et de choisir en fonction des critères de chacun et chacune. Ça serait déjà pas mal !

      • Ayant le Salomon en 5l, ça aide encore plus à comprendre les différences je te dirais, mais grosso modo je pense qu,on s’y retrouve bien! 😉
        Comme je cherche un sac qui permet à la fois de faire de la rando sportive et de la course, le Oxitis me parait pas mal. J’aurai préféré qu’ils fassent plus discret et pas en mode panneau publicitaire mais bon! 🙂

  5. Franchement, le Hydragqueen pourrait être un super concept pour tenir le coup, par exemple pendant le défilé de la Gay Pride en plein soleil !
    Sinon super test ! Je vais me renseigner sur le Oxsitis car j’ai actuellement leur 7L dont je suis bien content, mais je pense que l’automne venant, il deviendra un peu petit pour stocker les vestes de pluie !

  6. J’ai opté pour le Salomon en comparant les deux en boutique. Je suis un poids plume, donc pas d’hésitation. C’est une vraie seconde peau, (c’est comme le Port-Salut, c’est écrit d’sus ) Pour le moment testé en sorties longues (en vrai bientôt sur la Sainté). Bien noté pour le coté perméable: Je vais prévoir les Ziploc ! Merci pour l’info ! – J’accède en revanche très bien aux poches latérales aussi et je trouve très pratique la poche ouverte au dos. Je partage le coup de gueule sur le côté pas pratique des bitonios ( en haut du sac, quésako ). Petite question, si tu sais : Est-il possible de remplir la poche avec du très chaud ? – Du thé – Elle ne s’abime pas ? Merci !

    • Comme j’ai pris ce sac pour les bouteilles sur l’avant, je ne sais pas trop pour le très chaud. J’ai la poche, je crois que je ne l’ai jamais mise dedans, c’est pour dire… Il y a une poche isotherme qui paraît-il fonctionne aussi bien pour le chaud et le froid. Elle est faite en TPU visiblement, une variante de polyuréthane, et une recherche rapide sur internet dit que ça ne craint pas les températures négatives, et que le chaud peut tenir jusqu’à 60°C visiblement. Bon en même temps, de l’eau bouillante qu’on garderait dans le dos, bonjour les dégats 😉 Mais ça a l’air de très bien supporter le « chaud » !

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'une *.