Préparation Pastourelle 2015 : S8, là on commence à s’amuser !

Oui, le vélo, c’est fini, on entre dans le vif du sujet avec le « trio maléfique », les trois dernières semaines de gros entraînement, en terrains divers et variés, sur toutes les surfaces, seul, à plusieurs, sous le soleil, la pluie, la neige, la lave en fusion (on se calme !). Commençons par la S8, déjà bien sympathique.

La S8 débute tranquillement, l’air de rien, avec un petit « bi » comme on aime, 8.5km au petit matin en forêt en 44′, une petite sortie un peu rythmée qui fait plaisir. Et après le boulot, 8,7km sur les chemins autour des étangs, en mode endurance active, en 46′. RAS, le bi permet de passer les 17km sur la journée comme si de rien n’était. Allez hop, ça c’est fait.

Le mercredi, 6.8km en 34′, un aller retour vers les étangs sans chercher à trop pousser, mais ça se finit à 12km/h de moyenne quand même, de la bonne petite sortie au soleil le midi.

Le jeudi, on se lance sur notre terrain d’entraînement préféré, l’Auvergne et ses volcans. Une petite sortie autour des volcans de la Vache et Lassolas, deux puys voisins éventrés sur un côté, de quoi avoir une vue très sympa. Sauf qu’à l’approche de ces jolies petites montées, les joies du trail s’invitent à la fête : il se met à pleuvoir, grêler, tonner, un magnifique temps de m…… Heureusement, je ne suis pas complètement inconscient, la veste de pluie attendait dans le sac à dos. S’en suit une très courte discussion intérieure pendant la montée vers le Puy de La Vache entre PAP et l’evil koala :

batman meme demi tour

On profite tout de même d’une vue assez magnifique en haut des puys, un mélange de pluie et de soleil à l’horizon, même si le tonnerre assez proche fait qu’on ne s’éternise pas. Et si ces puys ne sont pas très haut, les montées sont tout de même un peu exigeantes, et les descentes avec des chaussures au grip pas monstrueux sont vite un peu galère sur un terrain glissant. Donc on se traîne, mais la suite du parcours est beaucoup plus roulante, et permet de dérouler un peu sans croiser personne. On est certes trempés des pieds à la tête, mais quel plaisir de courir sur un terrain de jeu aussi agréable ! On totalise donc 14km en 1h39, avec 460m de D+, et les articulations le font un peu sentir.

Le lendemain on n’abuse pas, une sortie plate pour faire du volume, 12km en 1h05, ni trop vite ni trop lentement, et les jambes récupèrent très bien. Le Samedi, on revient sur la parcours de 21km du futur T6B en Septembre, histoire d’arriver à le faire sans arrêter le chrono par erreur. Le départ tardif à 17h permet d’éviter les averses, mais fait vite sentir qu’on sera un peu léger sur l’énergie. On part donc dans un esprit « SL pas trop rapide », et on profite du paysage : tour de l’étang, descente assez technique dans la forêt avec un petit passage magnifique au milieu de fleurs bleues et blanches (je me suis carrément arrêté pour regarder, c’est dire !), passage plus roulant le long de la rivière, montée assez longue vers Apchon et son château, puis portion de bitume et de piste qui permet de bien courir. Ça entame assurément l’énergie, mais il reste assez pour finir au train, tour de l’étang des Bondes, petite montée vers la croix du Jubilé, et on finit la descente bien pentue à petit rythme pour protéger les jambes. Ça fait tout de même 22km en 2h32, avec 620m de D+. Pas trop de jambes, mais tout de même 15 minutes de moins que la fois précédente, le rythme était tout à fait acceptable.

Et il est intéressant de voir que si les tendons étaient un peu marqués par l’enchaînement et les réserves d’énergie étaient à plat, une boisson de récup, un bon dîner le soir, de la glace aux bons endroits, et on y repart le lendemain presque comme si de rien n’était : 7km en 43′ à 138m D+ le matin, toujours autour des étangs (et en se paumant un peu, bravo pour des gars du coin !), puis l’après midi, 8km en 45′ sur le plat, vive le bi !

Le plus important dans cette semaine est de voir la capacité à enchaîner 8 sorties en 7 jours. Certes, ça ne va pas bien vite, mais toutes les sorties se sont faites à allure respectable, et moyennant un minimum de sérieux sur la récup, ça passe sans aucune courbature ou grosse douleur grosso modo. La récup se fait surtout en essayant de bien dormir et en mangeant correctement. Par correctement, j’entends surtout pendant les sorties un peu longues, et surtout juste après : des glucides, des protéines, des minéraux, pour vite compenser et réparer. Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas également complété par ailleurs par des bières et un peu d’Häagen-Dazs ou autre truffade.

Au final, les statistiques sont assez conséquentes :

  • 8h49 d’entraînement, pour 87.8km de course (un record sur une semaine !)
  • 1390m de D+, c’est peu vu la distance, mais ça reste la plus grosse semaine de la prépa (avant la S10…)
  • plus de 40% en zone cardio 3, presque rien en zone 4 et 5, ce n’est pas violent du tout en intensité, mais on ne trottinait pas pour autant (76% de cardio en moyenne)

Le fait de réussir à faire sa plus grosse semaine kilométrique de course à pied, sur un terrain parfois difficile et pentu, sans finir avec les jambes marquées montre bien à quel point le corps peut s’adapter à la charge. Il y a toujours une petite inquiétude sur le genou gauche, mais courir avec un corsaire et un petit strap évite clairement tout aggravation. Autrement, les douleurs sont très temporaires et vite oubliées. On peut donc prendre son lundi (oh le feignant !), et se préparer à enchaîner sur les S9 et S10.

4 commentaires » Ecrire un commentaire

    • Déjà je suis pas malheureux près de Paris, entre la forêt de Rambouillet et le bois de Vincennes (voir les excursions vers Sénart et Fontainebleau sur les terres de Jaife). Mais c’est sûr que courir à la maison, ça a une autre gueule !

  1. Tu nous redonnes les chiffres de la Pastourelle ?
    C’est pas un 50k ?

    Parce que je trouve ta sortie longue pas très longue (même si c’est surement normal pour la première du trio infernal)

    • 53km. Et je suis d’accord, c’est pas très long. Mais j’ai fait plutôt le choix des sorties multiples. J’ai fait grosso modo 20km de plus que ma plus grosse semaine de running la semaine dernière ! C’est assez conséquent. Et ma petite SL m’a quand même bien entamé, j’ai eu besoin d’une récup soignée (je me sentais vraiment à plat, légèrement fiévreux, le corps était vraiment en mode récup). Donc il n’en fallait pas plus ! J’avais certes fait du 5h l’année dernière, et du 4h, mais à allure très très faible. Donc je suis ma ligne directrice, on verra bien les résultats !

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