Plan d’entraînement Pastourelle et philosophie d’entraînement

Ça y est, c’est la reprise, et après cette très longue pause tendineuse, il va sans dire qu’on a une énorme motivation pour reprendre. Doucement, progressivement, avec le nouveau style de plan. Tous les détails sont ci-dessous :

Avant, un plan d’entraînement, c’était ça :

Capture du 2015-02-09 10:00:31

Du plan marathon, très détaillé, à la séance. Le planning était bien défini chaque semaine, les fractionnés bien préparés, les allures précises. Un plan typique de bitumeur. Mais depuis il y a eu d’autres envies, d’autres découvertes, et la philosophie d’entraînement n’est pas la même. En fait, on retrouve un peu dans le mode d’entraînement du trail les différences qu’on a pu noter dans la philosophie de la discipline. La route pour moi, c’est la rigueur, les allures précises, l’entraînement est à cette image. Le trail, c’est plus la liberté, et l’entraînement suit également le même chemin. Il faut aussi dire qu’en reprenant après une grosse pause, il faut commencer par se refaire son endurance. L’urgence n’est pas de faire du fractionné ou de la grosse intensité cardiaque. Et l’idée de progresser en basant son entraînement sur une simple analyse des volumes par zones cardiaques est toujours là.

Donc on prévoit bêtement une montée en charge :

  • reprise mi-février, petites sorties, terrain souple, pour tester le tendon, complément de VTT, c’est la « pré-préparation ».
  • à partir de début Mars, montée en charge sur 10 semaines, puis 2 semaines en légère baisse
  • on mesure sur le volume horaire et le D+, pas tant sur le kilométrage, avec un objectif à environ 10h/sem au pic.
  • beaucoup d’endurance, pas mal de D+, un peu de fractionné type fartlek / piste (parce que j’aime ça !)
  • on privilégie plutôt la répétition des sorties que la durée (donc pas mal de sorties le midi au bureau, probablement du bi-journalier parfois)
  • au moins 2 ‘mini-stages’ de trails en Auvergne, début mars et début mai, pour faire du vrai D+
  • complément de D+ en escaliers, peu importe si c’est moche et chiant, ça fait les cuisses

Et comme on a déjà un planning annuel assez avancé, on réfléchit à une préparation sur le long terme, et non plus sur une course. La préparation à la Pastourelle servira à se refaire une endurance correcte afin de tenir la distance et le dénivelé, et on compte bien repartir de cette base pour soigner la récupération, puis enchaîner sur une préparation un peu spécifique pour le Mont Ventoux (avec plus de vitesse j’espère), puis ajouter de l’endurance sur cette base afin de préparer le gros morceau de l’année : l’enchaînement UT4M / T6B. Il ne faut donc plus nécessairement voir chaque course comme une finalité, mais comme une étape. Se pourrir à l’UT4M sera par exemple sûrement une très mauvaise idée, il faut réussir l’ensemble des courses et non plus une en particulier. D’où un plan global assez simple :

image

On monte en charge, on relâche, on remonte en charge, etc… L’idée principale est une idée de volume et de construction de l’endurance, en s’appuyant sur le travail de la course précédente. Ensuite, le détail, quelle séance chaque semaine, combien de dénivelé, combien de vitesse, c’est finalement moins important que de respecter la philosophie global de l’affaire. Car je n’ai jamais enchaîné ce genre de courses, donc aller dans le détail alors qu’on a grosso modo aucune idée des temps qu’on va pouvoir faire, ça me paraît bien inutile. Restons modeste et motivé, faisons simple et pragmatique.

4 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Au delà de la question trail vs bitume (et des caractéristiques d’entrainement qu’on y accole généralement), ce que je vois, c’est surtout une recherche d’équilibre, de progressivité et de balance.
    Je suis persuadé que c’est la bonne méthode, quelle que soit la pratique : voir la « big picture », sur du long terme, pluôt que de se trop focaliser sur un objectif, au risque de se frustrer si tout ne fonctionne pas comme sur des roulettes.
    Bonne reprise à toi

    • Merci ! c’est vrai que d’habitude, je voyais plutôt à la course, et je n’aimais pas voir trop loin pour éviter de me porter la poisse… Mais c’est un manque de confiance ça, et il y a des courses à préparer longtemps à l’avance, ou simplement qui se remplisse vite… Donc il faut bien en arriver à une vision plus globale en effet. Et en y allant progressivement en effet, le corps s’adapte, c’est une belle machine. On verra en Septembre 😉

  2. 100% d’accord avec ta philosophie.
    Et qui justifie toujours la même réponse que je fais qaund on me demande combien de temps j’ai mis pour me préparer à telle ou telle course : « depuis le 1er jour où j’ai commencé à galoper ! »
    Amuses toi bien 😉

    • Oui tu as raison, on battit en permanence sur les acquis précédents. Même si physiquement chaque coupure ou période légère me fait baisser physiquement, il y a une base d’endurance et physique, et surtout surtout, la partie technique, mental. C’est pour ça que cela ne me dérange pas de reprendre en étant lent / court, ça revient vite, et je n’ai pas l’impression de régresser du tout. C’est un point important pour bien se sentir.

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