Bilan 2014 (le vrai)

Oui cette année, je suis plus réactif que l’année dernière, le bilan annuel n’arrive pas en Mars ! Ça laisse augurer de performances inouïes en 2015 ! Allez, découvrons tous ensemble le splendide bilan de 2014 et les prévisions 2015 :

Des chiffres

Oui, commençons pas le plus simple, les éléments comptables :

2012 2013 2014 2013/2014
Heures Distance Heures Distance Heures Distance Heures Distance
Total 95 1244 141 1487 176 1900 +25% +28%
Route 74 813 111 1212 59 667 -47% -45%
Trail 3 24 25 160 80 561 +220% +250%
Vélo 19 407 5 115 35 671 +600% +483%
D+ 14 900 m 24 000 m 31 720 m +32%
Route 11 600 m 17 100 m 8 075 m -46%
Trail 260 m 2 700 m 19 125 m +567%
Vélo 3 000 m 1 500 m 4 500 m +200%

On se permettra de douter très fortement des valeurs de D+ sur 2012 et 2013 et dans une moindre mesure sur 2014, celles-ci provenant souvent du site de Garmin qui est assez généreux le plus souvent (et je suis gentil, il doit pas y avoir 50% de ces valeurs en 2012 et 2013…). Mais cela donne tout de même une idée de l’évolution.

L’évolution est assez claire, 2014 ça a été :

  • la plus grosse année en volume d’entraînement (en heures, +25% quand même, malgré Nov et Déc très limités et la blessure de Février !)
  • la vraie arrivée du trail (+250% en volume horaire)
  • une diminution du volume de route (environ -45% en distance et durée)
  • le retour du vélo après une année 2013 très limitée à ce niveau (+600% en durée, boum !)
  • bref, c’est l’année d’une certaine variété !

Transition

Oui les chiffres, c’est bien, mais derrière, y a quoi ?

Déjà, il y a une année assez complète, malgré l’épisode sciatique en Fév / Mars, et le tendon d’Achille en Nov / Déc. Les volumes mensuels ont été assez conséquents comparés aux années précédentes. Ensuite l’arrivée du trail a « ralenti » les moyennes, il a fallu se manger du D+, faire des erreurs, apprivoiser les nouvelles douleurs, le nouveau matériel. C’est donc une année de transition. Pas de progression sur route, la VMA a dû baisser, mais il n’y a pas de frustration à ce niveau. Le retour du vélo a également permis de plus varier son entraînement, là aussi avec du plaisir.

Compétitions

Un peu de moins de courses cette année par rapport à 2013 qui avait été très remplie (11 courses, dont 9.5 courues à bloc). En 2014, 8 courses, dont deux courses de route (10km à Vincennes et Balmoral), une course de tour (Vertigo), et 5 trails. Aucune grosse perf en terme de chrono, même si les résultats n’étaient pas déshonorants du tout sur la VertiGo et Le Trail du Vieux Lavoir.

C’est plus varié que les années précédentes, et pas seulement au niveau du terrain : Balmoral a été couru déguisé et en duo (mais à bloc quand même oh !), Les Foulées du Cézallier en équipe, et le Zenitram Day à moitié en accompagnant. La course la plus courte a duré 6 minutes 57 secondes, la plus longue, 8h45 ! Joli grand écart. On a brassé tous les types de distances : de 200mD+ à 53km, en passant par du 10km, 15km, 20km et 30km.

Déceptions

Bien sûr, il y a tout de même des déceptions :

  • la sciatique en début d’année a complètement chamboulé le planning de préparation au trail. Avec pour conclusion une Pastourelle préparée dans l’urgence, et les erreurs qui vont avec.
  • la fin d’année sans vraies grosses courses, la faute à rien de bien excitant et un tendon d’Achille avec une nouvelle douleur assez tenace. Le TMF a ainsi été reporté.
  • le manque de courses plaisantes sur route, la blessure ci-dessus ayant empêché de préparer le semi de fin d’année qui motivait bien.
  • sans être vraiment de la course à pied à proprement parlé, pas de photos de compétitions en 2014, la préparation Pastourelle a remplacé les traditionnelles photos du Contre la Montr’ail, et il n’y a pas eu d’autres shootings.

Satisfactions

Mais il y a aussi et surtout de belles satisfactions :

  • La préparation express et la Pastourelle, c’était pas optimal, mais quelle satisfaction de pouvoir quand même s’aligner et d’avoir vraiment kiffé la course en ayant appris énormément ! Cette préparation a permis de mieux se connaître, à la fois physiquement et mentalement. L’année précédente j’aurais tout simplement annulé la course.
  • Le voyage en Ecosse, avec la magnifique course déguisée de la mort et le premier 1000D+ avec Running Sucks & Le Bûcheron, c’était juste hyper cool.
  • l’un des avantages les plus importants du trail à mes yeux : se faire des sorties d’entraînements aussi mémorables que des courses (très difficile sur le bitume !), comme le 1000D+ en Ecosse, la reco Pastourelle dans le froid, le brouillard et la difficulté, ainsi que la « Diagonale du Débutant » en Août en Auvergne, ou les sorties de nuit en groupe.
  • La sensation d’être plus complet qu’avant, d’avoir découvert de nouveaux challenges et de nouveaux plaisirs, d’avoir beaucoup appris.
  • Beaucoup de plaisir à varier le contenu de ce blog aussi, avec l’émergence de toutes ces magnifiques vidéos à la con !

En 2015 ?

Il y a déjà un programme de course assez chargé, pas sûr de pouvoir s’y tenir, mais l’ambition est là ! Et malgré la blessure tenace au tendon d’Achille, il y a une évolution assez nette sur le plan mental : autant avant c’était un peu la soupe à la grimace, « je vais régresser, mon planning est foutu, et blablablabla », autant maintenant, il y a une confiance acquise cette année sur sa capacité à s’y remettre, à se reconstruire les capacités nécessaires pour les challenges. En repartant de plus loin qu’à une époque certes, mais en prenant autant de plaisir dans la reconstruction / préparation que dans la performance pure. C’est une évolution intéressante et rassurante (ouaip, je vais pas progresser en perf pendant bien longtemps à mon âge !).

L’ambition 2015 est claire, pousser sur ses limites d’endurance, acquérir un niveau correct en trail, sans pour autant forcément délaisser la route et la vitesse (enfin… vitesse relative hein!), ne pas trop se blesser et prendre du plaisir (oui, parfois dans la douleur). Faire une Pastourelle honorable pour commencer, en évitant les erreurs de 2014, en se préparant progressivement après la réparation de la blessure.

Ensuite, voir si on est capable non pas de se concentrer sur UNE course, mais faire un enchaînement. Donc pas forcément toujours être à bloc, mais gérer l’ensemble : grosse préparation de dénivelé et vitesse en Juin / Juillet en se basant sur les acquis de la Pastourelle, puis semi du Ventoux fin Juillet, entretenir l’endurance et travailler le trail pur en Août pour enchaîner le séjour à l’UT4M (KV + 40km), et cerise sur le gâteau, le 65km du Trail des 6 Burons deux semaines après. Sans parler du TMF qu’on espère bien caser en 2015. Il est plus qu’évident que fin 2013, on n’aurait jamais pu imaginer ce genre de programme. La meilleure connaissance du monde du trail fait qu’on peut rêver un peu à ce genre d’enchaînement sans se dire que c’est suicidaire.

Et autour de la course, refaire plus de photos de sport, et continuer à animer le blog en mêlant articles sérieux avec des sujets plus légers (oui j’ai encore des idées de vidéos !).

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