[CR] Entraînements du moment & trail d’Ymeray

Alors depuis mi-Septembre, qu’a-t-on pu déguster au menu ? On s’oriente trail ou route ? Endurance ou vitesse ?

Nous en étions donc resté à notre sortie aux 25 bosses. Depuis, il y a comme un manque évident de sorties longues, mais on garde la même ligne directrice :

  • favoriser le nombre de sorties à leur longueur, avec des petites sorties le midi
  • surveiller la répartition 80% endurance / 20% résistance
  • courir motivé et en bonne santé

On voit tout de même qu’il y a encore pas mal de sorties d’endurance pas ultra rapides, et que sans objectifs chiffrés, on se motive moins à se faire mal. Et les SL du week end ont souvent été légères. Donc en  pratique :

  • beaucoup de sorties entre 10 et 11km/h, sur des distances assez modestes (6 à 11km), souvent le midi au boulot.
  • du mix vélo / course à pied, en allant chez un ami dans Paris avec un moyen de locomotion, pour revenir ensuite avec l’autre (remarque: boire une bière un peu forte avant de repartir en course à pied, on évitera).
  • la bonne petite crève bi-annuelle qui pourrit une dizaine de jours comme il faut (mais on court encore)
  • l’influence psychologique des chaussures est intéressantes : je ne « sens » plus trop les Nike Free, alors que dès que je mets les Go Run 2, je kiffe.
  • on réintroduit du frac (du seuil surtout) pour essayer d’atteindre le 80/20, ça se passe pas si mal pour un néo traileur un peu feignant
  • on mélange bitume et chemin
  • on maintient en gros 3 à 4 sorties / semaine, donc le volume reste correct

Trail d’Ymeray

Bon, soyons clair, c’était entre la sortie longue et la course. Puisque j’accompagnais un collègue qui débutait en trail sur la petite distance (12km), alors que je faisais la grande (24km, deux boucles). La course me semblait être une SL sympa : pas chère, pas trop de monde, 24 km ça commence à être respectable, et faire une moitié assez tranquillement avant de s’y filer sur la seconde est un exercice intéressant. La météo était idéale, l’organisation tout à fait sympathique (un speaker très zélé, des masseurs), le terrain un peu gras mais pas trop technique. Le choix de courir en « accompagnant » sur la première moitié était assez judicieux pour éviter la frustration d’une petite attente avant une jolie petite montée en s’aidant d’une corde (plus de 3 minutes d’arrêt tout de même). Et comme ça on peut un peu discuter et profiter un peu plus des paysages, tout en repérant les difficultés. La première boucle de 12.6km se termine en presque 1h18, un « échauffement » assez long donc, puis on profite du seul ravitaillement de la course pour remplir sa bouteille (il faisait un peu chaud), prendre un gel, et se lancer dans la seconde moitié du parcours.

Et là évidemment, c’est plus la même limonade. On perd 200 coureurs, il ne reste que la soixantaine de courageux du grand parcours, et bizarrement, beaucoup moins de monde au bord du chemin ! Et surtout, personne devant, personne derrière. Changer de rythme d’un coup est un peu difficile, surtout qu’on attaque par du bitume… Il faut donc un bon kilomètre et demi pour revenir sur deux coureurs et commencer le jeu de Pac Man. Sans chercher à se forcer à rattraper trop vite, sans chercher à pousser trop fort dans les montées, bref, à sa main. Encore près de 2km avant de revenir sur d’autres coureurs, dur dur de les voir plus loin sur le parcours. Mais finalement en étant parti « de l’arrière », ma petite allure (autour des 12km/h en moyenne) permet de remonter sans trop de souci. Et pour m’occuper, je compte. 2 concurrents dépassés. 5 concurrents dépassés. 6… 7… Le challenge est d’en avaler le plus longtemps possible. Le numéro 13 me pose quelques soucis, belle foulée, on sent qu’il en a encore sous la semelle, mais une petite montée permet de le décrocher lentement. Certains sont là presque en touristes ou manquent pas mal d’endurance, et se font doubler sans même chercher à emboîter le pas. La chaleur et le soleil font qu’on doit aussi gérer sa température, surtout sans ravitaillement pour récupérer de l’eau. La bouteille de 450ml sera tout juste suffisante.

Les derniers montées / descentes arrivent, on essaye de tenir un rythme correct, mais la douleur au tendon d’Achille est encore là, et avec les quelques passages bitumés, on hésite à prendre des appuis trop agressifs. Il va bien falloir se décider à soigner un peu plus cette petite douleur localisée. 14… 15… 16… le compteur continue d’augmenter et permet de rester motivé. Arrivé à 18, et ne voyant plus de coureurs devant moi, ça semble être la fin de la remontée, mais quitte à se faire un peu de mal, autant le faire jusqu’au bout. Bingo, quelques coureurs sont en vue à quelques centaines de mètres de l’arrivée, donc on finit à bloc, histoire de voir si on peut en surprendre un ou deux dans la dernière ligne droite. Comme toujours, il y a ceux qui finissent à la pioche, ou qui s’en foutent de perdre une place au classement, mais il y a toujours le compétiteur dans l’âme qui accélère brusquement à votre arrivée. Donc 19 quand je passe son compère, lui file devant, je lui emboîte le pas pour passer le numéro 20 à 5 mètres de la ligne et échouer juste derrière lui. Une bonne poussée finale tout de même, derniers 500m à 3’41 » de moyenne.

En bref

En bref

Au final 2h18, 30ème sur 58 finishers, deuxième partie de course en 1h01. Un négative split de près de 17 minutes ! Bon, ça ne veut pas dire grand chose, au niveau sensations ça demande un peu de temps pour changer de rythme, et des courses à 60 pèlerins, faut aimer courir un peu tout seul 🙂 Enfin et surtout, aucune courbature après, ça rassure sur son niveau d’endurance (ouais c’est bon, j’entends déjà les « t’as rien foutu surtout ! », il est évident que la chaleur et le changement de rythme n’ont pas favorisé une perf optimale. Mais ça reste 2h20 de sortie qu’on encaisse donc assez bien).

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