[CR] C’est la rentrée ouaisssss ! …. ouille mes jambes.

Quoi de mieux pour commencer la « saison » (oui, on est comme les sportifs professionnels, c’est la trêve en été, et ensuite la reprise) qu’une petite course ? Ça permet toujours de se situer, de voir si les kilos pris pendant les vacances pèsent plus lourds que ceux de l’année précédente, si les quelques sorties qu’on a réussit à faire ont permis de garder un peu de vitesse, si les autres ont plus ou moins glandés, et surtout, ça remet dans l’ambiance. C’est donc au « Chamonix local » que Jaife nous donne rendez vous dès le 31 Août pour un petit semi en mode trail : le Cul d’Enfer. Rien que le nom, avouez, vous avez envie de cliquer non ? Allez… Si si. Cliquez.

Du cul du cul du cul !

Bon, on va être honnête. Au niveau cul, ça va être un peu léger comme article. C’est sûrement pas Canal le premier Samedi du mois, c’est même pas M6 le Dimanche soir en deuxième partie de soirée. C’est assez mou pour dire que c’est un cul d’enfer. Pourtant, le site de l’organisation annonce bien qu’au 5ème km, il  y a une surprise, version hommes ET version femmes maintenant. Qu’il paraît. Ben en fait, ça fait plus mal au cul qu’autre chose leur affaire.

Car si le dénivelé n’a bien sûr rien à avoir avec une vraie course de montagne, force est de constater que ça monte quand même un peu raide quand ça monte ! 4 belles montées au menu sur 21km, avec paraît-il environ 800 coureurs, lancés la plupart du temps sur du single. Donc je vous le donne en mille, quand on part comme nous au début du dernier tiers à vue de nez (sans échauffement, on est en reprise on vous dit), ça bouchonne. Nicolas, Jaife, Elsa et moi-même s’élançons donc de bonne heure et de bonne humeur. Jaife ménage son tendon et court avec sa chère et tendre, tandis que Nicolas a décidé de se la jouer très prudent : il court avec moi ! Si ça c’est pas du lièvre de luxe… C’est donc en zig zaguant gaiement que nous commençons. Du trottoir, du bas côté, des gentils « pardon pardon », on progresse doucement (très doucement…), jusqu’au premier bouchon : tout le monde au pas, j’avais évité les embouteillages des retours de vacances, ils m’attendaient en île de France pourtant…

C’est une sensation bizarre de devoir marcher après un kilomètre de course. Déjà qu’on était à peine échauffés… Ça casse tout envie de faire un chrono, voir même un classement. C’est pas l’objectif de l’année non plus, donc rien de grave, mais ça reste une course (BORDEL). Donc les gens en running de route qui viennent marcher dès que ça glisse un peu, c’est aussi rageant que les marcheurs sur le Paris Versailles. Qu’ils démarrent du fond, tout le monde ne s’en amusera que mieux. Ensuite c’est un peu la sensation qu’on a derrière une file de voitures assez lentes sur une petite route de montagne : on attend. On attend. On repère un endroit pour doubler, et HOP, on gagne une place ou deux. Mais quelle perte de temps et d’énergie ! Il faut toujours regarder ses pieds pour éviter la chute à la con (le terrain était assez technique) et parfois patienter longtemps. Bref. Une course d’attente parfois.

Et le cul me direz vous ? Et bien si la première côte, justement prénommée du « cul d’enfer » est en effet un joli coup de cul, il n’y avait aucune surprise en haut ! Bon, sur le moment, bien content de finir de grimper, on se soucie plus du lactique sur les cuisses que d’autre chose. Mais bon… DECEPTION. Ensuite c’est un enchaînement assez varié de singles en forêt parfois assez gras, de passages en bordure de champs qui filent un petit coup au mental à cause du soleil (on en a manqué tout l’été, et il se pointe au moment où on s’en passerait ! C’est petit), de descentes un peu techniques, bref, c’est très ludique ! Seul le trafic encore un peu dense par moment enlève un peu de plaisir.

Sur la réserve

Passé le second ravitaillement (sur quatre quand même, mais pas vraiment de trop !), l’énergie commence à se montrer limitée. Il faut dire que ce début de course, entre la marche et les attentes a paru TRES longue. Du style 15 minutes pour faire deux bornes. En fait c’était moins. Mais le 11ème km paraît être le 16ème franchement. Et les jambes, si elles ne sont pas raides, paraissent au contraire être un peu en coton. C’est un semi, on devrait dérouler des km vers 13km/h. Bon, en trail, c’est différent allez vous me dire. Soit. Mais merde. On tient péniblement entre 11 et 12 la plupart du temps (enfin… « on »… Nicolas est plus en footing lui). Les deux gels embarqués par sécurité se révèlent finalement nécessaires. Les deux dernières montées, assez rapprochées, font du mal aux cuisses, la relance est un peu difficile, mais les chiffres 1 et 9 ont toujours un effet très positif sur le mental. Deux bornes, on peut commencer à vider ce qu’il reste dans le réservoir. Bon, c’est loin d’être la grosse accélération, le 20ème monte à un peu plus de 12km/h de moyenne (bravo, ton allure marathon, chapeau mec !), puis le 21ème en mode « j’essaye de suivre Nicolas » menant à un petit 15.5km/h en pointe qui fait du bien ! Surtout qu’on a doublé tout du long, ça fait du bien de se sentir enfin un peu rapide. Un dernier zig zag / descente montée pour se rappeler qu’on est sur du trail, et on franchit la ligne en 2h, plus mauvais temps EVER sur semi, yeahhhh.

Bilan

Mais l’important n’est ni dans le temps anecdotique (c’est pas un semi route du tout), ni dans le classement (275ème sur 800 pour nous on dirait, Jaife et Elsa finissant une dizaine de minutes derrière nous). Le principal restait de se donner une bonne suée en s’amusant bien. Le début de course a assurément enlevé une partie du plaisir, mais tout le reste était vraiment très très sympa :

  • organisation très plaisante (mise à part le délai pour retirer le dossard et ces bouchons du départ), les bénévoles étaient très agréables et tout était bien indiqué, ravitos efficaces
  • parcours très très ludique et très varié : des bonnes petites montées, du gras / mouillé / glissant, un peu de sable, du single et des descentes un peu techniques, des coups de chaud, on ne s’ennuie jamais !
  • courir avec un lièvre ça peut être sympa, sans lui je pense qu’il y aurait eu un moment « c’est la rentrée, te crève pas » fatal !
  • la satisfaction d’avoir pu profité jusqu’au bout en finissant à  bloc, ça reste une course !
  • L’Ambit dit : récup 96h, cardio à 85%, Training Effect à 5 (donc « overreaching, t’en fais trop mec »), avec un nouveau record d’EPOC (la conso d’oxygène supplémentaire nécessaire au corps pour récupérer, donc un espèce d’indicateur de l’état de « crevaison ») à 271, on dirait bien que je ne me suis pas ménagé !
  • le barbecue et les bières chez Jaife après, ça vous refait un homme ! (et on commence à planifier n’importe quoi ensuite comme si c’était des 10 bornes).
Summary
Event
Le Cul d'Enfer
Location
Mondeville,
Starting on
08/30/2014
Ending on
08/30/2014

12 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Le pire ce n’est pas quand ta montre te confirme que les sensations de courses étaient les bonnes et que la forme n’est pas là?
    Moi je dis c’est le coup de pied au cul (d’enfer! Ahah..) qu’il falait au Captain qui va se remettre à envoyer le paté au seuil, en VMA etc.

    • Avec le cardio, je ne pense pas avoir souvent vu la montre me dire le contraire de ce qui s’est passé ! C’est l’indicateur ultime (pour peu qu’on entre les bons paramètres dans la montre cela dit…). Et ça réveille en effet, ça montre bien qu’on ne peut pas vivre sur ses (maigres) acquis ! Il est temps de se remettre à bouffer du seuil en effet 🙂

  2. On m’annonce que les résultats seront disponible le 31 septembre 😉
    Note pour plus tard : après chaque bière bu, PAP pense pouvoir courir 20km de plus. Heureusement qu’il est reparti dans l’après midi sinon il nous inscrivait à l’UTMB en 2015 😀

  3. Rétrolien : Semaine 30 – 35 : du doute à la reprise | La Cave à Jaife

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