[CR] Entraînement estival (3/3)

Fin des aventures auvergnates avec en apothéose un relais un peu… bordélique.

Les plus fidèles d’entre vous se souviennent probablement de la magnifique première participation aux foulées du Cézallier l’année dernière. Une course à la limite du trail, avec son parcours gentiment vallonné et sa bonne ambiance. La fine équipe étant à nouveau présente dans la région à l’occasion de l’édition 2015 de la course, il semblait obligatoire d’y retourner. Donc dans l’ordre de l’année dernière : mon frère en larron n°1 (L1), votre serviteur en second relayeur (L2), et le grand blond en dernier (L3).

Préparation

Dès le début de semaine, le larron n°3 commence à proposer de tous faire la course en solo. Larron n°1, qui court dix fois dans l’année, accueille cette idée avec un enthousiasme débordant. Et comme larron n°3 a le dos en compote et que larron n°2 (votre serviteur) sort de 30 bornes dans les montagnes, on se laisse le temps de la réflexion.

Le sommet de cette réflexion culmine avec la veille de course. L1 s’est fait mal au dos au foot, et refuse de faire un semi marathon de toute façon, L3 tente toujours de nous convaincre, et L2 sent bien que dans les escaliers, ça tire encore un peu (et ouais je parle de moi à  la troisième personne. Il vous en prie). Le tout autour de pizzas, bières, vin rouge, vin rosé. Un débat sportif de haute volée. Bref. On verra le lendemain. Tout ce qu’on sait, c’est que L1 fait le premier segment, principalement en descente.

Improvisation

La fine équipe arrivant sur place relativement en retard, c’est donc sans échauffement que L1 se présente près de la ligne de départ, enfilant à la hâte ses habits de lumière. On se pelle, il fait gris, il pleut parfois, c’est sympa les courses d’automne ! J’en regretterais presque de ne pas avoir de gants ! Et alors que je m’apprête à emmener L3 au début du second segment (ouais on a inversé cette année, on fait L1, L3, L2) (essayez de suivre svp), une idée géniale lui vient à l’esprit. Il se change et veut partir avec L1. Et propose même de faire un relais inversé : on part tous ensemble, L1 s’arrête à la fin de son relais, on continue à 2, puis L3 s’arrête à son tour, et qui qui finit tout seul? Ben ça serait bibi!

Bon, du bitume, avec une grosse descente sur le premier relais, c’est pas pour moi. Je refuse, en plus je suis pas en état pour un semi, même à petite allure. Et c’est une course. J’ai le goût du sang dans la bouche, je suis pas venu faire une balade. Il persiste à vouloir partir en duo avec L1, et veut faire le second relais avec moi. Je précise mes conditions : je pars quand il arrive, mais à mon allure, s’il suit c’est bien, sinon je continue tout seul. J’ai eu trois semaines pour faire des sorties peinardes, il est temps de se lâcher un peu, même avec des jambes pas remises à 100%.

Donc en bref :

2008-Profil-Semi-marathon
Idéal pour faire un  bon chrono ça ! Bon allez, c’est l’été, on est cool, partons sur ça, même si 15 bornes au lieu de 7, ça change un peu la donne. Je me téléporte à St Bonnet, et attends l’arrivée des troupes. C’est toujours aussi bizarre de se présenter à un départ sans trop savoir quand on va partir. Et il fait bien meilleur au fond de la vallée. Je pars en tshirt du coup, on va se tenir chaud ! Je regarde passer les premiers coureurs, la vitesse est impressionnante (niveau 32′ sur 10km quand même). Ma fine équipe arrive à allure bien plus modérée, même si un peu plus rapide que l’année dernière. J’embarque L3 avec moi, qui me dit joyeusement au bout d’au moins … 30 mètres « vas y, tu cours trop vite ».

2*semi/3

C’est parti pour ce format bâtard, un 15km, avec un petit 400m de D+, du bitume, du chemin, des prés, bref, impossible de planifier une allure. Surtout qu’avec les efforts du Lundi, je prévois de gérer prudemment. Donc en repartant sur le relais de l’année dernière, je monte à ma main. Au train, gentiment, en surveillant sur le cardio. Les concurrents de la course solo sont évidemment un peu plus lents, surtout que je n’ai pas été lancé en tête de course. Je m’arrête au ravitaillement, plus en mode trail qu’en mode course bitume (où j’attraperais juste un truc en passant). Mais je connais un peu le parcours, donc j’ai pu vérifier les bénéfices d’un vrai petit arrêt : ceux qui continuent en courant sont souvent mal dans la montée, et je les rejoins vite. Manger, boire, grimper, tout ça en même temps, bof. Et même en retenant une lichette, je ne monte pas si mal. Je ne double pas trop d’autres équipes (faut dire qu’on est 15…), deux je crois, mais sans fanfaronner (eux seront relayés dans quelques kms…). Et si les concurrents solo marchent sur le haut de la première montée, je mets un point d’honneur à continuer en courant. Les deux VTTs doublés dans la montée n’ont pas dû beaucoup apprécier… Uh uh uh (bon ok, c’était sûrement parmi les plus lents) (mais ça fait plaisir quand même). J’évite de trop pousser quand même, la relance en haut avait été fastidieuse l’année précédente. J’accélère donc tranquillement sans trop pousser une fois arrivé dans les prés, et c’est la descente vers Landeyrat. Je ne force pas, un nouvel arrêt au ravito, j’échange deux trois mots avec L1 qui est venu récupérer L3. Un coup d’oeil derrière moi, il n’arrive toujours pas, je file.

Je me fais immédiatement déposer par un autre relayeur tout frais. Bon ok, il fallait s’y attendre. Je sens bien que je n’ai pas des jambes à 100%, mais il reste 8 bornes, ça va le faire. 3kms de montée pour commencer environ, à nouveau gérés sans trop forcer, en reprenant des coureurs solo progressivement (aucune fierté à faire ça ouais, mais ça donne des petits objectifs). Il commence à faire froid. Et la fin du bitume permet de se souvenir que le trail en Auvergne, ben c’est un peu technique, surtout s’il a bien plu récemment. A nouveau des chemins cabossés, c’est gras, c’est pas toujours très plat et stable, bref, je suis très content d’être parti en Peregrine ! Ça alterne montée / descente sur le haut de la course, sous un petit vent bien froid, puis la longue descente débute. J’attends tout de même le km 19 (enfin… 13 pour moi !) pour ne plus juste dérouler mais pousser franchement. Deux coureurs sont visibles environ 200 à 300m devant moi, je ne reprends rien sur le plat, mais je tente le coup sur la descente. La piste parfois un peu boueuse incite tout de même à un peu de prudence, mais ça fait plaisir de courir vraiment vite ! (enfin, à mon niveau, vous voyez quoi !). Marcenat arrive, une dernière portion de bitume, je me demande si mes deux fidèles larrons m’attendront à 300m de l’arrivée pour finir ensemble. Hélas non, L3 est sûrement déjà parti s’enfiler des crêpes, seul mon frère est présent à l’appel. Je passe toutefois en trombe, mes deux coureurs cible étant finalement à portée de sprint. Le premier ne réagit pas à mon arrivée, mais le second qui en gardait visiblement beaucoup sous la chaussette accélère brutalement et on finit au sprint. Bon, 1 sur 2 seulement, mais pas mécontent de ma fin de course !

Au final

  • Je perds une grosse minute sur le second segment par rapport à l’année dernière visiblement, ce qui m’a surpris. Strava m’annonce 10s de retard sur la montée à peine, ça fait plus que plaisir, j’étais monté quasiment à bloc l’année dernière.
  • L’enchaînement trail assez long du lundi (6h30, pour environ 5h30 d’effort) avec la course le Vendredi se fait finalement assez bien, même si le cardio un peu bas et l’énergie un peu en retrait confirment bien qu’on était pas à 100%
  • 1h18 pour 15km, avec 400m de D+ environ. Pas glorieux, mais entre le terrain, la petite fatigue des jambes et la soirée de la veille, c’est honorable !
  • 7ème équipe sur 15, on était 10ème l’année dernière de mémoire, pas trop mal pour un relais à 2 non ?
  • Ambiance et organisation toujours aussi sympa, malgré la météo vraiment pas engageante le matin. Inscription le matin même, pas de puce évidemment mais bénévoles sympas, course bien balisée, jolis paysages s’il fait beau, animations dans le village, c’est de la course champêtre qui va bien !
  • Parcours intéressant, ça doit faire 2 tiers de bitume et 1 tiers de pistes / prés légèrement techniques par moment, avec deux grosses montées et des descentes permettant un peu de vitesse (avant dernier km à plus de 15km/h, dernier à 16km/h oléééé).
  • Le gagnant homme finit en 1h16. Franchement, ça calme. Ça doit envoyer grave dans les descentes pour faire ce temps sur un semi avec 500m de D+.

Course conseillée donc et conclusion sympa au séjour estival Auvergnat !

Summary
Event
Foulées du Cézallier
Marcenat,Cantal
Starting on
08/15/2014
Ending on
08/15/2014

6 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Equipe s’apparentant à une équipe de bras cassés au départ, mais résultat plus qu’honnête à l’arrivée, même largement meilleur que l’année passée, tu nous avais noirci le tableau??! 😉

    Un semi en 1h16 avec 500m D+? J’ai encore la bave qui pend, ça doit être sympa à voir courir!!

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