[CR] Pastourelle 2014 : trailons pour de vrai

Oui, passer de 15km 400D+ à 53km 2650D+, ça s’appelle se mettre vraiment au trail. Sur le papier, ça faisait limite peur. Mais histoire d’être tranquille, une bonne coupure de six semaines à trois mois de l’échéance a permis de se mettre dans les meilleurs conditions : on va voir si on aime vraiment ça !

Bitume –> trail

Vous avez évidemment suivi avec le plus grand intérêt la prépa express pour cette Pastourelle 2014 première édition. 6 semaines à monter vite en charge, à rapidement étudier tous les nouveaux paramètres, à s’inspirer d’autres blogs et de vrais traileurs (merci à eux, Frédéric, Morgan, Anto & co), à essayer tout simplement de passer le curseur « coureur de route » à « coureur de trail ». Ça paraît court. Mais au petit matin du 24, il y avait tout de même quelques certitudes, même si quelques points restaient en suspens :

  • on est assurément très lent, mais musculairement, pas de d’énorme fatigue après les gros entraînements. Ça valide la participation (ouais, si je finissais courbaturé à mort après 4 heures d’entraînement, j’aurais évité le suicide de tenter le double)
  • on a arrêté de regarder le chrono, le cardio, les fractionnées, pour en venir à l’essentiel : de l’endurance, du D+. Le changement de philosophie s’est fait sans effort. Ça valide aussi la participation.
  • le matériel a été testé et accepté avec plaisir. On y prendrait même du plaisir. Il reste un doute sur les chaussures très légères, mais changer au dernier moment aurait été suicidaire. Donc la confiance dans le matos est là, ça valide aussi la participation.
  • on comprend bien qu’il faut rester humble, partir du fond, regarder les barrières horaires avec respect (mais sans crainte), et se dire qu’ici, on est sûrement un dernier quart, pas un premier.

Bref. Le 24, à 8h, si les conditions météo idylliques de la veille (pluie toute l’après midi, neige à plus à 1500m) ont apporté quelques craintes, il y a une certitude au départ : je reviendrai passer la même ligne. Certes, de nombreuses heures plus tard, mais je reviendrai.

Tactique

C’est donc fièrement accoutré de mon matériel de néo-traileur bizu que je m’élance du fin fond du classement sur mon vrai premier trail format ultra moyenne distance. Joli sac Salomon, Skechers Bionic Trail aux pieds (pas vu beaucoup de coureurs avec des chaussures aussi légères, ça n’a rien fait pour me rassurer !), veste Craft bien chaude (5°C au départ environ, joy !), mes bâtons que j’aime et j’adore glissés dans mon sac tels les épées d’un chevalier des temps modernes, j’étais prêt ! Je m’élance donc à la vitesse époustouflante d’un bon 9km/h, en me rappelant le plan de bataille :

  • on y va cool jusqu’à la première barrière horaire au 19ème. Détendu, on trottine, pas de fatigue. On boit régulièrement, on se ravitaille gentiment.
  • gros ravitaillement au 19ème, le plein d’eau, faire une petite pause, et gérer sans forcer la partie reconnue deux semaines auparavant
  • grimper le Puy Mary, puis voir à la descente dans quel état on se trouve musculairement, au km 32. Là on en saura beaucoup plus.
  • Pousser un peu plus sur le dernier « semi » qui paraît plus facile si les jambes sont encore là (jeune naïf…).

Barrière 1

Le premier segment est facile, ça monte un peu, tout le long, je discute, je trottine, je monte en marche rapide, avec l’aide des bâtons parfois, je profite du paysage. Il fait certes froid, mais c’est assez dégagé. C’est reposant, c’est beau, pas de musique ni de cardio, je ne regarde pas la montre. Je sais que je vais assez vite. Une petite descente vers le Col de Neyronne qui arrive finalement assez vite, je me contrefous de mon classement. Les ravitaillements permettent de remplir les flasques, je grignote et refait mes petites potions (du Nutraperf déjà testé plusieurs fois). On remonte un peu vers le buron d’Imparmau, dans la forêt, les terrains sont variés et pas trop techniques. La descente vers Le Falgoux devient beaucoup plus sympathique : la pluie a rendu le terrain bien bien gras, et je montre très vite mes limites de bizu : je manque de technique, je manque d’assurance, je manque d’amorti sur les chaussures (une réception mi-pied sur 53km, ça passe ?). Bref, je me traîne. Je reste souvent derrière des coureurs plus expérimentés. J’ai peur de me faire une cheville comme un gland. Première barrière horaire en 2h21 (sur 3h autorisé), c’est la première fois que je regarde la montre (clap clap clap).

Premier bilan : je ne suis pas fatigué, je suis une brêle en descente, j’aime bien quand ça monte.

Barrière 2

Je fais une vraie pause. Je refais les niveaux, au max (12km et 700m D+ à suivre, déjà testé, je suis à la piaule, en confiance). Une bouteille de glucides, une de protéines, je grignote un petit truc, j’enlève mes chaussures pour virer quelques petits cailloux. Bref. Je prends mon temps. Je repars tranquillement sans regarder le chrono, en discutant. Puis plus ça monte, plus je me dis que je peux aller plus vite. Je remonte très lentement sur d’autres « coureurs ». Le terrain est toujours aussi varié, la montée régulière. Aucun arrêt. Juste un rythme raisonnable. L’arrivée sur les crêtes permet de trottiner, dans un temps froid mais (encore) assez beau. Le terrain a subi le passage des coureurs précédents et des précipitations de la veille : c’est gras. Ça colle, ça glisse. Difficile d’aller bien vite. Les quelques descentes montrent à nouveau mes limites, et les montées mon niveau correct dès qu’il faut s’élever. Je ne contrôle pas la montre, je sais que je suis largement dans les temps. Je bois régulièrement, je me rappelle ma reconnaissance bien plus galère. Ça paraît « facile ». Sauf que petite surprise, le tracé est modifié. Une petite montée au puy de la Tourte, ça va travailler un peu les cuisses. Le temps se couvre. On se pèle. La neige est là par moment. La vision des traileurs disparaissant sur l’arrête du puy est juste magnifique. Dès que ça monte, y a pas à dire, je kiffe. Grosse traction sur les bâtons, montée régulière, c’est lent mais je sais que je ne tue pas mes cuisses. Un coup d’oeil rapide à la montre, j’aurai plus d’une heure d’avance sur la barrière. Tout. Va. Bien.

Descente (lente) vers le col du Pas de Peyrol, le ravito qui va bien, pas trop de touristes, c’est très couvert, très gris, très froid. Mais putain, je suis bien, la montagne est à nous. Si on avait débarqué au milieu d’un car de touristes néerlandais, ça aurait cassé un peu l’ambiance. Un coup d’oeil à la montre, 4h47. Je prends à nouveau le temps de bien ravitailler, refaire une bouteille avec des glucides, manger un peu, poser le sac et les bâtons. Et oh joie, oh bonheur, la montée du Puy Mary n’est pas annulée, et on monte côté GR. Après une bonne petite descente le long de la route, histoire de rajouter un peu de D+. Je souris bêtement. Et une autre bonne montée, je lâche lentement mes « accompagnateurs » du moment. Je double même un autre coureur. Nous sommes presque seuls, à disparaître dans les nuages. La montagne est à moi, les cuisses vont bien. C’est la fête. J’atteins le sommet dans le vent et le froid, un bon petit « YEAHHHHH ». Avant de vite basculer sur la descente. Avec ses grosses marches de merde et son béton. Putain j’aime pas ça. Je veux éviter de taper dans les jambes, on m’a dit « fais gaffe en descente ». Je fais gaffe. Je me fais doubler (Grrrrrrrrr). Je refais une petite pause en bas, combien jusqu’au prochain ravito ? 5/6km oui ? Ça va aller.

Second bilan: j’ai passé le sommet de la course, j’ai pas les jambes trop attaquées, je me sens bien. Je vais finir cette course.
Je suis une brêle en descente, j’aime bien quand ça monte.

Superbe photo de Frédéric Boby

Superbe photo de Frédéric Boby

Barrière 3

Le plus dur est passé, ça devrait « rouler » plus maintenant.

Tsss tsss tsss

Ça roule oui, un kilomètre de bitume, un peu moins sûrement. Je reviens sur un coureur. Et on cherche des yeux la suite des festivités. Ça sort vite de la route, pour monter, mon collègue du moment lâche un « oh non, ça remonte déjà », et moi un « oh yes, on est venu pour ça ».

Rebelote. Je rattrape doucement certains dans la jolie montée, ils me lâchent lentement sur le plat ou la descente. Et on enchaîne gaiement, sur de la terre, de la neige, de la belle mellasse de m….. qui colle aux chaussures. Point de partie roulante, ça reste du petit single pas évidemment à courir, ça monte et descend sec souvent. Toujours pas de douleurs musculaires ou tendineuses. Toujours pas de coup d’œil à la montre. Juste continuer, profiter du paysage avec une météo qui se dégage. Passage à la brèche d’Enfloquet après une petite montée bien sympathique à nouveau, le bénévole annonce un kilomètre avant le ravitaillement, qui serait le bienvenue.

Alors rappel de la règle n°1 sur les courses non balisée « kilométriquement » : ne JAMAIS JAMAIS croire les bénévoles, aussi sympathiques soient-ils. Le ravitaillement était au moins, je dis bien au moins, 15km plus loin que ça. J’ai mis deux jours à y arriver, à moitié déshydraté, la barbe gelée, l’œil hagard. Bon ok, j’exagère un peu, mais il y avait au moins deux bons km avec de la descente bien casse burnes et autres joyeusetés qui empêchent de courir. C’est à nouveau sans regarder la montre (applaudissons tous ensemble la performance) que j’arrive enfin pour remplir à nouveau mes flasques. On me propose du vin rouge, la bonne humeur est de mise, c’est très sympa. J’utilise mon dernier stick de glucides, et c’est parti pour la fin du suivi des crêtes, le Puy Violent nous attend, et ensuite, c’est que de la descente, facile.

Bon, avouons le bien, la piste qui contourne le puy, pourtant pas bien haut, sur le moment, on l’aurait bien prise. Mais la montée se fait à nouveau sans souci, un ou deux coureurs doublés, des cuisses qui encaissent sans mal, tout se tient bien. On voit la barrière 3 d’en haut, et au loin, l’arrivée, de l’autre côté de la vallée. Ça sent bon ! C’est parti pour une dernière descente un peu sèche, toujours aussi lente.

Troisième bilan, barrière 3, 7h30 de course environ (barrière à 8h en théorie, mais visiblement elle n’était pas officielle) (ouais, 2h pour faire le Puy Mary et les crêtes, avec le reste dans les pattes… dans mes rêves !), musculairement, ça va bien, je suis pas crevé, il doit rester dix bornes (ça veut dire que j’ai fini mon troisième marathon, olééééé). Et que de la descente roulante, avec un dernier coup de cul. FINGERS IN THE NOSE.

Skechers Bionic Trail Pastourelle

Il y a des Skechers Gobionic Trail là dessous. Si si.

La punition

La course est fourbe. La course sait attendre le moment propice pour frapper. Dans la belle descente de plusieurs kms, facile, pas technique, piste large, sous le soleil. Et c’est un mélange d’erreurs qui fait passer 45 sales minutes qui paraissent le double :

  • les gentils singles certes gras et glissants mais très souples se transforment en piste, caillouteuse et dure, puis carrément en bitume sur plusieurs dizaines de km (bon ok… sûrement même pas un…). A chaque pas, les pieds expliquent qu’ils ont donné, et que les Skechers, c’est bien pour du trail court. Ça, on le savait. Il est donc temps de passer à la caisse. Je cherche la petite bordure d’herbe le long de la route. C’est pas la grosse galère, mais ça devient pénible. Pas d’arrêt pour autant ou de passage en marche, de la merde.
  • le ravito eau / coca (auvergnat quand même merde !)/ abricots secs s’est empilé sur ce qui restait sur l’estomac, et ça fait TROP. Ça pèse. Entre la légère descente et la posture un peu penché, ça pèse. Les abdos sont contractés en permanence pour tenir ce bazar. Ça tire. Dedans et dehors en gros. Je tâte, c’est un peu douloureux, c’est tendu. Ouille. Chaque pas le fait sentir.
  • pas de lucidité, donc avec la descente et le soleil, ça se réchauffe, mais on garde la veste. Bravo. Histoire de macérer dans sa douleur.

Bilan, les 7km de descente deviennent le gentil calvaire de la course. Oh ironie, sur la partie la plus facile. Rien de terrible, pas de crampes, pas de vomissements, mais un entêtement à rejoindre Saint Paul de Salers, en bas, sans marcher. 7km en 45 minutes environ, rien de déshonorant. Mais plus de plaisir. Juste l’envie d’arriver en bas, sans marcher, en mode têtu.

Et arrivé en bas, voici le passage « c’est fini ». Je ne prends évidemment rien au dernier ravito, ça serait le vomissement immédiat. C’est le retour du bitume. Donc. JE MARCHE. BASTA. Un coup d’œil à la montre, j’ai bien peur de finir en plus de 9h, je me vois bien me traîner jusqu’à l’arrivée, comme une merde. Ça sort dans les champs sur la gauche, je ne cours toujours pas. CUIT. On me double, je m’en branle. On traverse une mellasse de  merde à nouveau, les chaussures s’enfoncent jusqu’aux chevilles. A choisir, entre le bitume et ça, je préfère cette merde. Une nouvelle descente vers le fond de la vallée, je marche (enfin de mémoire). Cuit cuit cuit. Le kilomètre de faiblesse. Il est là. 10 minutes de « j’en ai marre bordel ».

Puis. Ça remonte. Éclair de génie, je retire ma veste. Les abdos ne tirent plus, même si le système digestif dit toujours « c’est quoi ce bordel ? ». Mais ça monte. On ne me double plus quand ça monte, même un peu malade et carrément à plat, j’aime ça BORDEL quand ça monte sec. Pousser encore une dernière fois, 1.2km à 16%, ça vous refait un homme ! Et voir les murs de Salers, y a du bruit, ça encourage (ouais ok, les coureurs du duo, pas forcément moi), je sais bien depuis longtemps que je vais finir, mais quand même. Ça vous attrape aux tripes (qui n’en demandaient pas tant). Encore un peu de boue, un léger faux plat, je sais que ça longe le village puis on tourne à droite pour faire demi tour. Et là quand même, on se remet à courir. Pour finir debout, sale, crevé, le bide en vrac, mais en courant, bordel. Pas détruit, pas cassé par une course mal estimée et préparée. Certes en ayant fait des erreurs, mais sans s’effondrer, les jambes encore en bon état. Et le speaker qui dit ton nom avec un grand bravo, un coup d’œil à la montre, 8h46, c’est fini. Mort de fierté, le mec.

Bilan

Alors, on se transforme en traileur en 6 semaines ? Pas complètement :

  • Les muscles vont bien. Légèrement courbaturé, mais rien à voir avec un marathon. Trois explications, je ne suis pas allé bien vite, c’est plus varié comme sollicitations que le plat, et je suis quand même sacré bien foutu.
  • Les articulations se plaignent plus. Des nouveaux angles de sollicitations surtout, sur les chevilles notamment. Mais pas tellement sur les douleurs classiques (tendons d’Achille par exemple). Et ça se résorbe très vite. Donc il faut plus d’entraînement, et ça passera mieux.
  • Les chaussures sont trop légères. On le savait en partant, c’est confirmé. Sans trop trop de bobos, mais ça participe au point suivant :
  • Nul en descente. Pas d’assurance, technique douteuse, gestion ultra prudente de l’impact musculaire. A améliorer ! NUL. NUL. NUL.
  • J’aime quand ça monte. Ah putain, j’aime ça. Ça peut monter fort et court, long et régulier, dans le chaud, le froid, la mélasse, la neige, le sec, les cailloux, l’herbe, j’aime ça. Tirer sur les bâtons, monter au train. J’AIME CA. Donnez moi du D+ bordel !
  • Il faut apprendre à mieux gérer les ravitos. Boire régulièrement oui, mais pas trop. Pas de grands verres aux points d’eau. Bref, avoir une petite intelligence de course supplémentaire. Idem pour virer la veste quand ça se réchauffe.
  • Je dis beaucoup « bordel », mais je pense qu’en course, c’est plus « putain ». J’essaye juste d’être plus poli par écrit.

Résumé Express Pastourelle 2014

Et le trail alors comparé à la route ?

C’est juste un autre monde. Où on peut finir en 8h46 sans que ça paraisse nécessairement plus dur qu’un marathon en 3h30, sans que ça paraisse long, en étant beaucoup plus en « contact » avec l’environnement. C’est tellement autre chose qu’on dirait presque un autre sport.

Et ensuite ?

Ah, il va bien falloir y retourner. Pour améliorer tous les points encore assez moyens voir médiocres. Ça ouvre aussi des perspectives intéressantes en matière de « préservation » de ses articulations. Il suffit de lire en diagonale ce blog pour voir qu’il y a des coupures régulières pour cause de bobos de ci de là. Sûrement à cause d’erreurs, mais la différence d’impact est une évidence entre la route et le trail. Le côté beaucoup plus complet de la discipline est également sacrément attrayant : on utilise ses bras, on utilise ses jambes de manière bien plus variée, il y a beaucoup plus de paramètres à considérer (matériel, ravitaillement, météo).

Bref. Le futur s’écrit en pointillés !

23 commentaires

  1. Belle, que dis-je très belle course! Félicitation monsieur le trailer désormais! 🙂
    Je retrouve pas mal d’erreurs/d’attitudes/de sensations qui j’imagine seraient les miennes sur ce type de course.. La progressivité veut de ne pas passer tout de suite à plus de 50 bornes avec ce dénivelé mais en même temps, en te lisant je le rend compte que c’est aussi le manque de prépa qui rend la course plus fun donc ça a du bon! 🙂

    1. Le principal est de ne rien casser. Pas sûr que je n’aurais pas eu le même souci de nutrition sûrement trop importante sur un 30km, donc je pense que ça se fait ! Ca ajoute de l’excitation. Mais, il ne faut pas compter que là dessus, sinon je dois viser un 80km la prochaine fois !

  2. Bravo PAP, belle bagarre contre les éléments ! Ca m’a rappelé mon premier trail de 50km ! Ca donne envie d’y retourner.
    Impatient de voir vers quoi tu te diriges 😉 !

        1. Vu mon entraînement du moment, ça va être en mode cool! Je vais tester un peu. Tu prendrais quoi pour t’hydrater/manger comme matériel sur un 30km comme ça? J’hésite à partir vraiment léger.

          1. Vu qu’il annonce 27°C, va falloir bien s’hydrater je pense ! 500ml/h me semble pas mal, sachant que le premier ravito est au 14,5, avec une hypothèse de 10km/h : ça veut dire quasiment 750ml !
            Tu peux la jouer mode chameau est tenté le 500ml d’eau avec une gourde ou je peux faire le ravitailleur clandestin au 5ième km 😉 Ca dépend si tu crains la chaleur ! Perso ça serait camel avec 1L d’eau, je suis jamais très light 😀
            Niveau bouffe : ça dépend si tu es plutôt gels ou autres.. Je dirais 2+1 de secours !
            Pour la tenue, d’après le code de Nolwenn, tu as le droit au torse nu + short vu que tu portes la barbe!

          2. Oui avec cette température, le mode chameau sera difficile. Avec 13°C, je dis pas, mais le double… je vais devoir prendre un sac je crains ! D’accord pour les gels. Et pour la tenue euh… si la chasse est ouverte, je prends des risques! Un tshirt voyant pour protéger ma vie me semble nécessaire 🙂

  3. Bravo pour ta couse et pour l’approche raisonnée, humble et quasi scientifique de ce gros challenge.
    On sent dans ton CR que tu as pris beaucoup de plaisir malgré les passages difficiles. Tu as vu que travailler la descente n’est pas à négliger dans sa préparation 😉
    Je partage complètement ta vision quand tu dis que c’est un autre sport vs. la CAP. Pas mieux ni moins bien mais différent et plus riche en termes de paramètres à prendre en compte.

    1. Oui j’avais bien noté les conseils : bien travailler dans les deux sens (D+ / D-), et ne pas allumer en descente trop vite, même si ça paraît tentant. Mes chaussures légères m’ont contraint de toute façon. Quelque part, ça m’a peut-être aidé, mais j’aurais été prudent quoi qu’il arrive. On ne peut pas se refaire les jambes en quelques semaines. Même si je pense que ma foulée médio a déjà fait travailler mes jambes en « amorti naturel » depuis des mois. Sauf qu’avec le vrai D- et la vitesse, les contraintes sont plus fortes, donc il faut quand je travaille plus dur. Ça viendra progressivement. J’ai tout de même été TRES surpris de voir que musculairement, je n’étais pas plus attaqué. J’ai sûrement été un peu trop prudent à ce niveau. Je découvre quoi 😉

  4. Mince !personne ne t’avait dit qu’en trail ce n’est jamais des montées dont il faut se méfier et que ce sont les descentes qu’il faut préparer ? 😉

    Bravo quand même. Te voilà avec une jolie première expérience !

    1. Oh si si, Fred me l’avait bien dit, et j’ai bien bossé les deux sens. Mais quand tu débutes, l’encaisser sur 53 bornes avec des chaussures minimalistes, t’es sûr de rien, malgré tout l’entraînement du monde 🙂 En 6 semaines, c’est trop court. Ca m’a un peu frustré, mais je savais à quoi m’attendre. La montée demande moins de technique et d' »assurance musculo-tendineuse mentale » on va dire. Le principal, c’est que je me sois pas détruit physiquement, ça aurait un gros échec de préparation.

  5. PUTAIN ! J’ai perdu un allié du bitume. Saleté de Pastourelle !
    On reconnaît quand même quelques réflexe de bitumeur, tu présentes le truc davantage côté technique/matos/ravito optimisé que côté paysages/into the wild/pâté-vin-rouge. Mais bon, tout ça n’est qu’une question de temps … RAH.

    1. ah mais on peut faire du trail sans verser complètement dans le côté contemplatif hein ! Je compte bien m’améliorer, aller plus vite, plus haut, plus fort, plus mieux, et quand même profiter des paysages ! (et du pâté si je mange plus intelligemment la prochaine fois 😉

  6. Quand tu m’avais décrit la bête début février avant les foulées de Vincennes, je m’étais dit « ouagh le challenge de dingue ». Tu l’as fait. Même pas dégouté par la bête en plus. T’es un dingue 🙂 ! Note que ça fait envie aussi hein ! Chapeau m’sieur

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