Très chère Pastourelle

Très chère Pastourelle

Je me présente devant vous légèrement essoufflé, veuillez m’en excusez. J’avais prévu de vous rendre visite depuis l’automne dernier, mais des événements non prévus font que j’ai du largement écourté ma préparation pour venir vous voir. J’ai dû partir un peu tard, j’ai fait au plus vite, je ne vous connais pas trop, j’arrive un peu débraillé, le sac à dos rempli d’accessoires divers et variés, j’espère n’avoir rien oublié.

Je sais, vous allez me dire, « jeune innocent, vous pensez pouvoir venir céder à mes charmes comme ça, sans vous être fait beau et séduisant ? ». Certes. J’ai souvent eu plus de temps avant d’aller compter fleurette à vos amies les courses sur bitume. D’accord, j’ai en tout et pour tout trois expériences avec des amies à vous sur trail, dont deux sur le Contre La montr’ail, et un 15km pas monstrueux. Ok, vous avez dû bien rire de me voir m’exciter face à la Côte des Gardes, cette collinnette que vous devez superbement ignorer. De là à me traiter de puceau, il y a une petite marge que vous êtes tout à fait autorisée à ignorer. Je suis déjà venu vous faire de l’oeil il y a deux semaines. Oh vous m’avez bien accueilli ! Quelle galère ! Vous avez dû bien rire de me voir un peu perdu et subissant votre humeur maussade.

Mais comme vous avez pu le constater, je n’ai pas fait demi tour. J’ai même presque aimé ça. Donc je vous le dis clairement, Samedi :

Faites moi mal bordel !

J’ai bien envie de savoir moi. Si je vais me mettre à chouiner quand ça va être vraiment dur. Si je vais dire « j’ai pas eu assez de temps », « j’avais les mauvaises chaussures », « j’avais mal au tendon », et autres excuses minables. Le paysage est beau, je le connais, je suis de par chez vous. J’aurai tout l’occasion d’en profiter à d’autres moments, je ne viens pas en touriste. J’espère que ça va bien taper dans les jambes, que je vais douter, que je vais souffrir, que je vais prendre mon pied à caresser vos jolies courbes, dans la joie et la souffrance, dans la communion et l’abandon. Et si j’ai oublié certaines choses, si je m’y suis mal pris, je serai puni, et je l’aurai bien mérité. Peut-être que je ne suis pas fais pour venir profiter de vos charmes, après tout. Mais au moins, je vais savoir.

Frappez fort cependant, je suis un peu tenace.

A demain

Affectueusement,

Le puceau

 

4 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Alors tu as chouiné ? Tu as eu mal ? Tu as encore mal 🙂 ?
    Bravo d’être aller jusqu’au bout PAP, j’espère que tu as bien profité de tes 8h45 d’efforts

    • C’était magique, j’en ai quand même un peu bavé à la fin (sur la partie la plus facile!), mais globalement c’était le pied. J’ai encore des douleurs oui 😉 mais surtout de sacrés souvenirs !

  2. Alors ???? Hate de lire ton récit (oui je sais , je me répête là …). D’après les coms plus haut, tout s’est bien passé ! Tu n’es donc plus puceau en la matière lol ! Tu peux à présent convoiter d’autres belles alors ?
    Bises

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