S0, rien dans la tête, tout dans les cannes

Quoi, encore une S0 ? Alors ça y est, une préparation bien faite en novembre et on recommence à faire en artisan ? Les plans déjà tout faits ne sont pas assez bien ?

Disons que cette fois… En fait… Comme je refais un 10km… 5 semaines c’était bien toussa toussa et entre le 6 janvier et le 2 février… Tousse tousse  Javaiscompté5semaines tousse tousse.

Bon voilà ça arrive ! Un mois de 5 semaines. Avec un calendrier hein ! Comme un grand. Tout seul !

Bref. Je me suis trouvé l’air bien con en réalisant que le magnifique plan VO2OT 10km de 8 semaines déjà amputé de 3 semaines allait se réduire à 3 vraies semaines de travail effectif (oui la dernière semaine on la connaît tous…).

Freestyle

Jusqu’ici, je suivais mon « plan » entre les plans avec application : que du freestyle depuis le téléthon. Des petites sorties, au feeling. 3 fois par semaine maximum. Quelques denrées alimentaires en excès, histoire de profiter des fêtes de fin d’année. Une semaine de retour à Paris toujours tranquille, le retour en voiture fatigue, soyons raisonnable. Donc le mardi 31, on court pas. Le 1er, une sortie EFPP comme on les aime (8km, 44min, 5’25″/km) (EFPP, c’est l’endurance  fondamentale pile poil, cad qu’on s’y met tout seul sans contrôler sa montre, aux sensations). De la sortie un peu improvisée qui fait plaisir, entre deux averses à Vincennes, en charmante compagnie.

Le vendredi, toujours fier de son calendrier, une sortie au feeling le midi, avec de la musique pour se détendre, sans chercher à pousser. Et évidemment ça se transforme en EUPPV, 7km en 34′ (4’50″/km), une bonne petite transpiration comme on les aime.

Le soir même, l’éclair de génie :

« T’es vraiment trop con »

VMA

Donc 4 semaines, ça suffit ? Bon, ça se tente. Et la sortie du dimanche, on fait quoi ? Footing un peu long comme prévu ? De la merde oui. Regardons le plan. Fractionné du dimanche qui aurait dû être prévu si on savait compter jusqu’à 5 : un 3x1500m avec des blocs de 300m. Mmmmm. Ça fait envie ça. Ça se tente ça. Ça motive bien ça.

Passons sur l’ordinateur. Programmation de toutes les séances sur Garmin Connect. Mais avec quel VMA ? 16.5 comme en novembre ? Soyons honnête. Imaginer faire 40 minutes sur 10km avec une VMA de 16.5 c’est illusoire ou inconscient. Tenir presque 91% de sa VMA sur 40 minutes demande une endurance au dessus de la moyenne. Pas au dessus de la moyenne des français. Non. Bien au dessus de la moyenne des coureurs. Et j’aime bien me la raconter, mais sortons réaliste : je suis dans la moyenne, sinon en dessous. Ma VMA doit avoir 14 ou 15 mois. Pas la peine d’être prix Nobel pour comprendre qu’on peut la pousser un peu. Allons y à la louche. 16.8 ça sonne pas mal. Ça se divise par 4 (ouais je sais ça sert à rien ça…). 17 serait peut-être envisageable, mais après un mois de glande… On programme tout avec 16.8 hop hop.

Fractionné du matin

Et le dimanche matin, c’est avec une motivation sans faille complètement absente qu’on se réveille et qu’on comate dans son lit après avoir nourri le petit monstre. Et là c’est le défilé des excuses.

« Il est déjà trop tard, y aura jamais le temps de faire les courses avant le resto du midi »

« Tu peux y aller cet après midi »

« C’est la S0, tu peux laisser tomber cette sortie, ça attaque vraiment la semaine prochaine »

« C’est une connerie ce 10 de toute façon ».

Ça c’est l’état d’esprit idéal pour un petit coup de révolte « Evil Koala ». Donc le mot qui pique bien l’orgueil : « allez bouge toi le cul, marathonien !! » (c’est « marathonien » le mot qui pique hein, pas « cul ») (même si avec l’énorme total de 2 marathons au compteur, c’est limite drôle) (mais ça marche, on garde). Donc habillement express, on saute dans la voiture, direction la piste où personne ne va : Pershing (où on peut foirer un fractionné lamentablement sans se payer la honte).

En 2014 la piste est égale à elle même : dure comme du bitume. Déserte. Mais pas trop loin et ouverte tout le temps. Olé. On révise le programme dans la voiture : 3x1500m avec 300m à vitesse semi ++, puis 300m marathon++, 300m semi++, 300m marathon++, 300m 10km+. Récup sur 300m avec Dissaleure. OK. Facile. Un yoyo infernal comme on aime. Oh yeah.

Un petit tour de l’INSEP plus loin, on attaque son premier fractionné sur la 620. Rien de bien nouveau au programme, il manque le bip qui dit « vous êtes à la bonne vitesse ». A moins que j’ai vraiment tout fait plus vite ? Bref, on est pas dépaysés, ça reste une Garmin. Et le GPS paraissait plus précis. Même si ça se décale à nouveau pas mal sur la fin. Une montre GPS quoi. Et au final, les rappels incessants à l’ordre de ma fidèle compagne sont confirmés au retour à la maison : ça a été vite. Les 300m à allure prévue 4’13 » sont plutôt passés vers 4′-, les 4’45 » en 4’35 » et les 3’58 » en 3’45 »-. Ça secoue un peu évidemment, mais sans faire exploser le cardio ni faire les récup en marchant.

Donc basta 16.8. On reprogramme tout à 17, ça parait être une base plus saine. Et surtout c’est le genre de fractionné qui fait plaisir, pas d’explosion, tendon d’Achille pas douloureux le lendemain. Et on s’est bougé le cul. Ça paye toujours. Ça remet toujours la tête à l’endroit de se bouger le cul (les deux étant séparés d’environ 1 mètre, ils vont souvent l’un avec l’autre). Surtout avec 2 à 3kg au dessus du poids de course idéal, on a un peu de marge supplémentaire. Aucune garantie de passer les 40. Mais au moins de l’espoir et de l’envie. A défaut de savoir compter, c’est déjà ça.

12 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Ça fait du bien aussi peu de feelin de temps en temps! On fait ce qu’on a envie et on recharges les batteries mentales!!
    Jusqu’à se rendre compte qu’il reste seulement 3 semaines effectives por préparer son sub40 j’en conviens…
    Va falloir que Janvier soit efficace!! 🙂

    • Pour moi c’est juste impossible d’enchaîner les plans. Ca fait du bien de décompresser. Même si là évidemment… C’est pas idéal pour préparer une course. Mais honnêtement, ce 10, si y avait pas du monde que je connais, je l’aurais fait sauter. Ni la course en elle même, ni la barre 40 ne sont des grosses motivations, c’est plus une « pré »prépa qu’autre chose (mais je vais quand chercher à lui faire la nique à ce 40 bien sûr !)

  2. Rétrolien : S1 : ouille, mais j’aime ça | Pasaprespas

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