[CR] 37 ans, 32 courses, toujours débutant : la Mirabal 2013

Courir. Poser un pied devant l’autre. Connement. Pas de matériel à gérer, pas de course d’équipe, pas de technique à priori. Juste pousser sur ses jambes, sans réfléchir. Pourtant…

… c’est pas si simple.

Grains de sable

Déjà rien qu’avant la course. Ça cogite. Aussi bien préparé qu’on soit. Tiens, une petite douleur sous le pied droit. C’est nouveau ça. Et si ça empirait pendant la course ? Une veille de course pas vraiment au repos, à aller à droite à gauche. Une dernière pesée décevante. Un bon kilo au dessus de l’objectif ‘classique’ et deux kilos au dessus de l’objectif ‘idéal’. Grrrrr. Oui l’anniversaire ‘Chez Papa’ vendredi soir avec sa cuisine du sud ouest, ça n’aide pas trop non ? Un petit mal de gorge en se réveillant le dimanche matin. Bon. On les a toutes les petites conneries ? Je pense que oui. Ah non. Arrivé sur place plus tard que prévu, pas le temps de voir s’il y a des parties glissantes. On choisit donc les Kinvaras au nez. Et échauffement un poil court, pas de lignes droites pour bien se chauffer les jambes et préparer le rythme. On a tout là. Le compte est bon ? Ok.

L’avantage d’avoir quand même un minimum d’expérience maintenant, c’est qu’on arrive à mettre tout ça de côté et à se dire. ‘T’es prêt, on fera les comptes à la fin’. Et pour le coup, vraiment à la fin.

En aveugle

Je ne fais pas vous refaire toute l’histoire des débats sur ‘la montre ou pas la montre ?’. Il suffit de lire ce billet surtout. Donc après une course totalement en aveugle à Bois Guillaume, je remets le couvert. Mais en plus difficile. Je mets la montre. Je la fais vibrer tous les kms (sont ils marqués au sol ? Rien n’est moins sûr). Mais je ne la regarde pas. Gros défi. Et plus généralement. Je cours libre. Pas de ceinture cardio. Pas de baladeur ni musique. Même au niveau des fringues, je vais au plus simple : l’idée tshirt + manchettes semblaient attrayante, on peut « moduler » sa température en roulant les manchettes sur elles même. Mais à presque 15 à l’heure, je la sens pas trop trop la manip. Donc un body d’hiver fin, et basta. Au plus simple. La route, et moi. Courir.

La course

Après cet avant course un peu moins relax que prévu, je retrouve Carole et son papa, et après un échauffement tranquille, nous profitons du remplissage du sas de départ dans les deux sens pour se mettre devant. Il doit y avoir dans les 4 à 500 coureurs, je devrais environ en laisser un gros 10% devant moins (il y a des coureurs de 5k aussi). Évitons le zig zag inutile du premier kilomètre. A ce niveau, nous avons très bien géré, le départ se fait sans trop se gêner, ça faisait longtemps !

Ensuite, c’est un 10km. Càd vite dans un gros rythme, le souffle bien actif, la foulée rapide. Le parcours est assez propice à de bons chronos : très plat, avec quelques toutes petites montées. Un peu d’herbe et de chemins, mais sans souci avec des chaussures typées bitume. Deux boucles, comme ça on connaît bien l’arrivée.

Sauf que la montre tarde à vibrer au passage du panneau 1km. Donc le seul coup d’œil rapide à la montre a lieu à ce moment là. Ai je déclenché le chrono bordel ?! Un coup d’œil furtif. Oui. Et on dirait bien un 3 là en haut. Premier km à plus de 15km/h ? Ça confirme bien la sensation. Départ trop rapide. Mais panneau trop tôt ?? Distance trop courte ? Je voulais un vrai 10km pourtant… Aussi con que soit ce sport, ça cogite un peu.

Pendait ce temps, en bas, les jambes donnent bien. Il faut dire que n’ayant rien d’autre à faire, je fais le forcing sur la foulée. Pose sur l’avant du pied. Les mollets tiendront sur cette distance. Posture vers l’avant. Fréquence élevée. On travaille l’efficacité au maximum. Ça demande une concentration permanente, mais il fait d’avoir ce qu’on veut. Je n’avais qu’à m’inscrire à la randonnée si je voulais me promener.

Après une première boucle déjà un peu dans le dur, mais à se dire ‘parti trop vite, mais t’as l’air de bien avancer’ la seconde arrive avec son fameux 7 ème / 8 ème que je crains tant. Et ça ne fait pas un pli. Le coureur que je suis depuis un petit moment commence inexorablement à se détacher. Ça fait toujours mal au moral ça. Il a accéléré peut-être ? « Oui c’est ça, mon c.., c’est toi qui ralentis » dit l’Evil Koala. Mais de combien ? Dans ce genre de misère, sans la montre, comment savoir ? J’ai pas l’impression d’être en rythme semi, mais je dois plus être super rapide. La tentation de regarder le chrono est là. Mais s’il donne un mauvais chiffre… La tentation de lâcher sera là. Même pas de lâcher. De s’arrêter. Quel sport à la con de toute façon. A quoi bon ?

Heureusement, le temps que le cerveau traite ce dilemme, le 9 ème arrive. Et là, je devrais accélérer, comme je l’avais fièrement expliqué à Carole. On peut pousser sur 2km à la fin, si on est pas parti trop vite. « Oui voilà dugland, ‘si on est pas parti trop vite’, t’as bien compris » dixit Evil Koala. Ce premier km m’aura un peu pourri la course. Et la distance. « Ça fera jamais 10km cette affaire, Manue va te pourrir pendant 6 mois avec ça !!! Uh uh uh ! ». Le 9 ème donc, à la pioche, un peu plus rapide mais sans donner à bloc. Le 10 ème arrive enfin. Et là on peut se révolter un peu, accélérer, trouver un coureur à invectiver ‘allez juste qu’au bout !’ pour lancer le sprint final, et finir en gros sprint pour n’avoir aucun regret.

Calcul et mesures

Bim. 40 et quelques sur le panneau. Mais aucun triomphalisme, on sait bien que juste 100m de moins ferait un bel écart déjà. La Garmin affiche 40:27, 9.79km. Hmmmm. 4:08/km de moyenne. Donc déjà, RP battu. Ça, c’est fait. Mais une toute petite pointe de déception. J’avais l’impression d’aller vite quand même, merde ! Un peu plus que ça, pas 16 à l’heure quoi mais bien proche des 41 quoi ! Et là, en calculant vite, ça donne quoi ça ? 41 et quelques ? Quel salaud cet evil koala quand même. Ça fait AU MOINS 1 minute 30 d’amélioration et il fait son difficile ! Sale bête.

En attendant, je reviens vite en arrière sur le parcours pour encourager Carole sur l’avant dernier virage. Elle avait l’air bien quand je l’ai croisée au 5 ème. Et les féminines arrivent progressivement et sont annoncés au micro. 3 ème… 4 ème…  Son père arrive, elle n’est pas loin. 5ème et bim la voilà, 6ème. Un peu marquée évidemment (« Manquerait plus qu’elle sourit !!! » dit l’Evil Koala). Super chrono pour elle, 44:30 environ. Mais même distance de son côté, et une moyenne un peu au dessous du 45′ qu’elle chassait. Grrrrr. Ce 9.8km semble se confirmer. Surtout qu’à plusieurs endroits, on semblait couper les virages. Bravo à nous d’avoir pourri notre propre distance…

En envoyant le tracé sur Garmin Connect, une petite vérification s’impose. Et là surprise, le départ est décalé, et tout le début de course. Maintenant qu’on connaît bien le parcours, retraçons. Un premier tracé un peu grossier donne 5km040. Ha. On affine. Photo satellite pour bien retrouver les endroits où je suis passé. On prend les trajectoires à la corde. Au plus court partout. 5.03, 5.02, on fignole. 5.00km.

Ah ?!

Ahhhhhh !!

Ah ah ah ah ah Yes Yes Yes !!!

Uh uh uh uh uh j’aime être un geek.

Et comme il vaut mieux être prudent. Attendons les résultats officiels. Hop les voilà. Prenons les 15 premiers coureurs. Allons les chercher sur TopChrono. Et vérifions s’ils font leur chrono habituel ou s’ils améliorent de 30 à 40 secondes. Ce qui n’a rien d’impossible en soit, mais pas tous en même temps. Ça devient cher les secondes quand on court en 36 et moins. Bon, aucune anomalie, la distance est finalement confirmée.

Oléééééé ! Ça change tout (non ça change pas tout, c’était bien quand même avant, et ça reste que de la course à pied) (Evil Koala : « Ta gueule toi !! Laisse moi profiter, je kiffe ! Putain je suis 29 ème !!! Cheesecake ! Nouvelles runnings ! »).

Conclusion

Cette course sans montre aux sensations est l’exemple parfait des limites de ces outils électroniques. Refaisons la course AVEC la montre. Je passe le premier km. La montre ne bippe pas. Je regarde. La distance est courte. J’en déduis quoi ? Que le GPS est faux ? Et la course est mal marquée ? Impossible à savoir ! C’est parti pour des réflexions inutiles. Et quand arrive le dur, que cette moyenne potentiellement fausse baisse , je fais quoi ? J’accélère ? Pour me mettre trop dans le rouge et exploser ? Ou ça me fout un coup au moral et je lâche ? Je recalcule la moyenne de tête ? J’en sais rien.

Surtout que je débute la course sans idée d’allure. J’ai fait tout mon entraînement sans travail à allure spécifique. Je pensais pouvoir passer sous 42 sans trop de souci, mais ensuite ? Choisir une allure, à mon niveau, c’est risqué. C’est soit se voir trop beau et exploser. Soit se limiter. Ajoutons à ça une erreur de GPS, et c’est tempête sous un crâne à coup sûr si je cours avec le nez sur la montre.

Courir sans montre ne garantit NULLEMENT la course idéale. Le premier km était sûrement trop rapide. Je ne suis pas content du 7/8 ème et des pensées négatives. Mais courir librement a permis de chercher la forme du moment. Gérer calmement les petits aléas (d’avant course et d’après course) est également important. La chrono étant finalement très bon (corrigé à 40:30, pas de décalage officiel/réel, bizarre, l’Evil Koala grogne…), la leçon du jour aura été fort bénéfique. Dans la souffrance comme toujours avec un 10km, mais ça on le savait déjà.

Au final, j’en arrive à imaginer la solution suivante sur les prochaines courses : désactiver l’autolap. Et si la course est balisée et label FFA (donc un balisage fiable), faire mes laps manuellement au bouton. C’est finalement la SEULE méthode fiable. Et qui permet de bien voir la moyenne effective. Mais à moins d’avoir des objectifs chrono bien précis et travaillées, ça pourrait être surtout en aveugle sur la majorité des courses, ou bien sans regarder trop souvent. Un bon équilibre, mélangeant l’expérience de ces courses précédentes, la bonne connaissance des limites des outils, et la course au feeling. Il faudrait que j’arrive à être au point avant mes quarante balais quand même non ?

Et la Mirabal ?

Alors la Mirabal, c’est franchement sympa. C’est organisé pour une bonne cause, donc pas de village orienté course à pied. Ça change un peu, et ça remet les choses à leur place. Le lieu est franchement super sympa. Le « village » de la course est sous un chapiteau, c’est hyper chaleureux (et chauffé tout court), les gens sont sympas et souriants. Le parcours est très agréable, quelques petites montées et descentes, mais rien de méchant, c’est assez vert, un peu de chemins, ça tourne certes pas mal, mais il y a moyen de faire un bon chrono, surtout maintenant que la distance est respectée. Grand parking, on peut se garer facilement, consigne, toilette, ravitaillement bien géré, bref, rien à redire sur la course. Ah si, le sas de départ  / arrivée est un peu étroit. Donc il faut bien se placer pour partir.

34 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Rétrolien : J’ai couru La Mirabal – 24 novembre 2013 « L'Amour, la Vie, la Course à pied …

  2. Yo. Félicitations d’abord.
    Je connais plein de gens qui courent et tapent parfois leur RP en courant sans montre. Eh bien, quand ils passent la ligne d’arrivée, ils voient le chrono officiel qui détermine s’ils ont oui ou non réalisé leur meilleure performance.
    Ils s’ennuient pas à savoir s’il y a plus ou moins 100m que 10km tout rond.
    Je trouve qu’ils ont raison. La solution là, c’est de discuter et laisser traîner les oreilles du côté des gros compétiteurs pour entendre s’ils se plaignent ou pas. Et pour en connaître beaucoup parmi eux, je sais que c’est au centre de leur préoccupation !
    Moi aussi je courais sans le moindre repère avant mais c’était pas un choix, c’était comme ça, sans raison.
    Je suis passé deux fois sous les 40mn. La 1ere fois j’ai entendu pester les coureurs sur le parcours et j’ai compris qu’il y avait un peu moins de 10km. Alors ok ça compte pas. J’oublie à jamais cette course. La 2e fois, personne n’a protesté alors j’ai fait un max de vérifications sur le web, les résultats des bêtes de course etc, et il n’y avait rien d’anormal. Alors ok, c’est mon RP.
    En fait, je trouve ça confort de courir jusqu’au bout sans se poser de questions. Il y a toujours des décalages de toute façon.
    La seule utilité de la technologie pour moi, mon seul repère, c’est le temps/km. Je relance ou ralentis en fonction de ça. C’est sûr qu’il y a toujours le risque d’être déçu quand y’a pas 10km à la fin mais au moins, t’as tout donné pour tenir la vitesse que te sentais capable de tenir.
    Il y a plein de visions, c’est ça qui est cool.
    Mais je crois que la solution, pour toi et ta conscience, c’est de bousculer toute le monde à l’arrivée et courir 200m de plus si ta montre annonce 9,8km 🙂

    • Je me méfie bcp des données des montres maintenant. J’ai profité de ma préparation pour justement regarder ça de près; A la fois le GPS et l’accéléromètre. J’ai trouvé un outil de calibration, et on peut voir les données précises, comparées. Ca fait un peu peur. Donc je me fie à un seul truc, le chrono du jour, et ensuite on fait les comptes. Comme tu dis, il suffit d’attendre et de regarder. Si c’est trop court, ben la prochaine fois tu prends une course FFA et basta. Ça se vérifie avant. Pendant, il suffit de courir, sans trop se prendre la tête. J’y pense, mais c’est loin de me miner. Ca reste de la course à pied tout ça.

      Et l’allure, je me pose des questions. Très honnêtement, je débute la course sans savoir combien je peux tenir. Sûrement sous les 4’10 ». mais à l’entraînement, les séquences autour de 4′ me tapent dedans, je sais que je ne peux pas le tenir en course, même avec la motivation, l’adrénaline etc… Donc j’ai une fourchette. Mais je me mets où ? Donc j’ai préféré ne pas regarder du tout. A la limite, je me demande si mettre une alarme qui dit « attention, tu passes au dessus de 4′ ou 3’55 » ne serait pas plus mal. Pour éviter l’enflammade au début. Une limite vraiment haute, qui ferait exploser. Et après, tout au feeling.

  3. En fait je prends le 10km comme une épreuve c’est tout. Parce qu’après, on peut chouiner sur le dénivelé. Genre, moi j’ai couru 41,41″ avec un dénivelé de +8m donc ça vaut mieux que toi qui a couru en 41,10″ avec D+3 😉 T’es pas encore allé assez loin au niveau pathologique 😉

  4. Tiens, une question : est-ce qu’il n’y a pas une petite retenue en vitesse pendant toute la course chez le coureur qui sait qu’il va finir en sprint ? Celui qui donne tout tout au long de la course et n’a plus la capacité de sprinter à la fin (c’est mon cas) y perd-t-il ? Je me pose souvent la question dans la perspective de m’améliorer…

    • J’ai eu la même interrogation. Perso, je préfère ne pas être carbo avant le dernier. J’arrive à bien pousser sur la fin, à finir en sprint,et je n’accélère pas 20m avant la ligne. Mais peut-être que ce que j’économise sur l’avant dernier en retenant une lichette, je ne le rattrape pas. Je pense quand même que je préfère garder cette lichette. Parce que sur le final, on peut faire intervenir un bonus. Finir en sprint, c’est sortir de la filiale aérobie pour taper dans ce qui ne tient que quelques centaines de mètre. Mais autant l’utiliser. On peut affoler le cardio et se faire brûler les jambes. Cela dit, au 20km de Paris, j’étais déjà trop entamé au 16ème pour finir vraiment comme ça. Pourtant, très bon chrono pour moi. Franchement, il ne doit pas y avoir une différence énorme… (je dis ça, mais si j’avais mis 4 secondes de plus à Paris, c’était plus pareil 😉

    • Ah si, une autre raison. Un plaisir très très coupable. Une gloirette artificielle qui fait plaisir. En finissant vraiment à bloc, tu gagnes souvent l’enthousiasme de la petite foule présente à l’arrivée. Elle ne se manifeste vraiment que pour un type de coureur : celui qui en bave bien. Que ça soit très très lentement (course dans la misère) ou très très rapidement. Je préfère être dans le second groupe. Ça n’a rien de glorieux de vouloir ça, mais c’est grisant et je n’ai pas la prétention d’être parfait.

      • Je confirme. Y compris par expérience a contrario, hier : dans le semi d’Andrésy, il y a une vache de côté à passer deux fois (140m de D+ cumulé sur le 21 quand même, vraiment pas un parcours à RP même si j’espérais moins pourri que je ne l’ai fait mais c’est une autre histoire).
        La deuxième fois que j’y passe, en haut de la côte, il y avait un groupe qui encourageait les coureurs qui marchaient pour qu’ils arrivent à se remettre à courir un peu avant la fin sur le haut. Ou qui éventuellement traçaient leur race en doublant tout le monde (bon il n’y en avait pas des masses des comme ça). Pendant que je faisais mon bonhomme de chemin tranquille, régulier, en serrant les dents, pour garder un minimum d’allure sans me surcharger de lactique et me péter le coeur non plus. Et non seulement pas de cris qui montent mais j’entends même distinctement une femme indiquer : « nan celui là il est pas intéressant ». Ah la claque !

      • C’est sûr ! Mais bon j’avais vraiment plus de jus sur la fin pour ça (la côte c’était au moins 6 k avant l’arrivée quand même), me suis même fait griller dans les 500 derniers mètres par quelqu’un qui osait porter un maillot ressemblant à celui des springboks, comme si l’humiliation subie la veille au Stade de France n’avait pas suffi… Allez, je me remotive, je vais faire comme coach Captain CAP, regagner puissance et vitesse en suivant un plan sérieux et me prouver que le RP sur 10, il est encore très prenable !

  5. J’adore : le récit du km 7 jusqu’à la fin. Le topo sur les grains de sable. Et ta geekerie qui confine à la psychopathie. Aller vérifier si les perfs des autres sont conformes ou pas pour corroborer ta théorie, c’est sublime. Refaire la course mentalement avec chrono, c’est bien vu. Et la schizophrénie est admirablement rendue. C’est qu’une course/Je suis le roi du monde. Les deux sont aussi vrais l’un que l’autre ! 🙂 Encore une fois, bravo.

  6. Bravo ! Belle course et beau chrono 🙂
    Je reste quand même perplexe face à toutes tes tergiversations et techniques diverses et variées pour déterminer si oui ou non c’était un VRAI 10K. Personnellement, je ne sais pas si je me serais pris autant la tête. C’est sûr que ça fait râler si c’est une grosse différence mais bon… je ne sais pas. Et puis, comme dit Daddy The Beat, si on va par là, on peut se poser PLEIN de questions sur les records de chacun car on ne court jamais sur le même parcours, le même dénivelé, les mêmes conditions météo, le vent, la pluie, la chaleur… etc… Ca s’finit jamaaaiiisss !!!

    • En fait je vais te dire pourquoi je vérifie autant que ça. Je fais un chrono qui me rapproche dangereusement d’une limite un peu significative (les 40 minutes). C’est très con quand on y pense, pourquoi 40 plutôt que 41 ? Mais bref. C’en est une. Et je savais ce que ça allait déclencher. Des commentaires du style « tu es bientôt à 40 ! ». Donc en relativisant un peu, j’essaye de ne pas m’enflammer. C’est facile d’écouter les autres, de se dire « ouais ils ont raison, 27 secondes, c’est rien ». Je m’auto calme un peu en fait. je viens de finir un plan de 5 semaines, j’ai fait une bonne course, c’est pas trop le moment de s’imaginer trop loin. J’essaye de rester à ma place.

      • Ah ok, j’avais pas pensé à ça. Je comprends ta réaction alors. On essaie d’être sûr que vraiment on est à cette limite qui semblait non atteignable il y a peu.

        Et, en effet, je me disais pareil pour mon semi quand je voulais atteindre 1h40. POURQUOI 1h40 ça serait mieux que 1h41 ? Pourquoi on est obsédé des chiffres ronds ? GRAND débat. Je vais méditer et je reviens te dire ce que j’en ai pensé 😉

        • Avoir des étapes à franchir, ça motive cela dit. Il faut bien se les créer. On prend des chiffres ronds. Mais là où ça peut être drôle, c’est entre cultures avec différentes systèmes de mesure. Courir à 15km/h, ça paraît un chiffre rond et une limite remarquable chez nous par exemple. Mais aux USA ? C’est pas rond. 10miles/h, c’est rond. mais c’est 16.09km/h chez nous… Donc rien 🙂 Idem pour un 100km. Ici c’est LA course longue. Chez eux, c’est le 100 miles peut-être ? 160km… Une belle différence ! Bref, un débat sympa encore ! 🙂

      • Haaannn mais OUI !! Me parle pas de miles, moi je calcule en miles alors quand je fais un 7 min/mile je suis happy mais en min/km c’est un chiffre tout pourri si ça se trouve. Hu hu hu 🙂 Donc, en réalité, je suis une rebelle de la société, tu vois, car quand je sors faire un 5 miles par exemple, je fais 8,05 km. Et CA, ça doit faire hurler quelqu’un qui aime les chiffres ronds et qui calcule en km… 😉

  7. héhé le Coach est un vrai geek, ca va loin pour gagner quelques mètres. Mais je comprend cette déception, même si maintenant je me dis que si c’est FFA, je fais confiance. J’ai la chance d’avoir vu apparaitre « 21.100000 » km sur le Beaujolais, c’est anecdotique car ca change rien au rythme moyen mais on aime toujours la précision. zéro ou un quoi.
    Bravo Francois pour ce beau chrono, tu es à l’aube d’un vrai seuil, d’une vraie barrière, le 40′ est à ta portée. Et comme quelqu’un de très avertie et que j’admire beaucoup a dit une fois « fuck les barrières ».

    • Et toi la tienne ! C’est pas 40 que tu vas viser toi d’ailleurs. C’est 39′ !
      Et tu as raison. Au dessus de 40, je m’en satisferai difficilement. On est tous pareil quand on se rapproche de ces limites.

  8. Bravo chef !
    Mais fais gaffe. Si tu continues sur cette voie « Je cours libre. Pas de ceinture cardio. Pas de baladeur ni musique. Même au niveau des fringues », tu vas finir comme moi : en t-shirt coton et short court des 80’s qui montre bien les cuisses :-p

    • Écoute, si ça doit m’amener à tes perfs, je signe de suite ! mais j’aime tellement mes fringues techniques… Cela dit, montrer mes cuisses, je veux bien, maintenant que je suis presque bien gaulé 😉

  9. Aaaaah donc tu as réitéré le « sans montre ». Intéressant. Voici qui me fait poursuivre la réflexion pour dimanche prochain …
    Bon, je te re-félicite pas, je te l’ai déjà dit. Mais je sens que l’obsession pour voir un « 3 » en premier sur la montre va bientôt se mettre en marche (enfin, tu vas m’dire, non, vu que tu coures sans montre désormais).

    • Oui, j’avance en changeant les choses et en comparant. Avec l’expérience je deviens de plus en plus méfiant avec les chiffres, et Dimanche j’aurais pu me pourrir la course avec cette erreur de GPS.

      Et le 4′ à passer, franchement je ne m’en fais pas une montagne du tout. Surtout que je reste à la place. 3′ au km, ça paraît peu, mais je sais que c’est beaucoup. je ne pensais pas y être bien vite. Et quand bien même ça me fera très plaisir, je ne vois pas ça comme une grosse finalité. J’en suis toujours à mes rêves de marathon en 3h, et je sais que passer les 40′ ne suffira pas. C’est juste une étape. Ca évite de se monter trop le bourrichon avec chaque course en fait. Je ne suis absolument pas sûr de pouvoir toucher cette limite un jour. Mais elle m’évite de trop me faire une montagne de choses qui ne sont finalement que des limites artificielles.

      Mais bon, t’as raison quand même hein. Ca me fera bien bien plaisir de passer ça ! Ca paraissait juste IMPOSSIBLE il y a 2 ans de ça.

  10. La première fois que je suis passé sous les 40 (de 6 secondes) en ayant fait une prépa spécifique en en ayant très ouvertement affiché mes « ambitions chronométriques » , j’avais 9.85km au garmin.
    Malgré une très belle côte sur le parcours j’ai mis ma perdent doute, caché ça aux copains…

    Et j’ai refait un 10 bornes quelques mois plus tard, sans prépa, sans pression, avec plus de 10k au gps et 30″ de moins 😉

    Patience petit koala !

  11. Ah, le Garmin et ses comptes souvent inexacts…
    J’avais 10.15km à mon dernier 10km du côté de la Rochelle sur un parcours bien balisé.
    Pas de prise de tête et puis….comme tu dis un bon 10km labellisé et c’est gagné.
    Très beau chrono en tous cas. Tu confirmeras plus tard 😉

    • Ca donne toujours un peu plus que la réalité normalement, je suis bien habitué à ça. Mais là c’était juste juste, ça fout toujours les boules de ne pas faire la distance. Plus, ok, mais moins… Et comme tu dis, c’est pas le miracle d’un jour une course, je dois refaire ça vite en théorie. Je me sens pas pressé de toute façon.

  12. Super le récit, la forme était bien là! 😉
    La prochaine fois tu feras sauter les 40 et champagne!!
    Je confirme que courir aux sensations, sans montre c’est le pied, tu es libre, à l’écoute de ton corps… J’ai testé le suivi par gps en coursé mais mon cerveau cogite trop dans ce cas, mon gout de la statistique reprend le dessus!
    C’est fini, la semaine prochaine à Issy on oublie tout ça. La montre sera là mais avec des paramètre bidons, juste histoire de tracer pour analyse post course!

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