S3, on poursuit sa route

Après deux premières semaines de préparation 10km bien remplies mais parfois un poil frustrantes (les restes de crève ont la vie dure), voici venir la S3, avec certes rien de bien exotique, mais au moins en se sentant bien tout du long.

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Mardi matin, on débute par une sortie d’EF d’1h10, entre la forêt de Rambouillet et le parc du château. Sur le papier ça paraît sympa, avec 5°C et de la pluie tout le long, c’est un peu moins glamour. Mais comme on est tout heureux de remettre les fringues d’hiver et que la veste de pluie permet de rester au sec un bon moment, ça se passe finalement très bien. Il faut bien 2/3 km pour commencer à arriver à température, mais ensuite tout va bien. Les GoRun sont un super outil pour ce genre de sortie, et on cumule donc 12.53km en 1h10. A 150puls/min c’est un poil haut, mais avec ce froid, rien d’alarmant. Il est quand même intéressant de voir que le cardio fait un peu plus le yoyo dans ces conditions plus difficile. Analyser les courbes sur Garmin Connect reste le seul intérêt de ce genre de sortie, parce que sinon… De l’EF quoi. Et l’occasion de vérifier qu’on choisit le bon matériel.

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Le Mercredi, on commence à s’amuser avec le premier fractionné. Au menu, un 4×5′ avec 2′ à 80%, puis 2′ à 85%, puis 1′ à 90% (récup 2′). Ça demande un poil d’ajustement comme toujours, première série un peu trop rapide, seconde dans les clous, puis on commence à être bien à température et à aller un poil plus vite. Le tout reste tranquillement dans la marge tolérée (+/- 5%) et sans être jamais dans le dur, même si les 90% (à 15km/h en gros) sont plus difficiles à tenir avec une foulée « naturelle ». Les GoRun trouvent ici leur limite : au dessus de 90% de VMA, j’ai du mal à trouver les bons appuis. Cela confirme donc qu’elles sont surtout bien adaptées à faire de l’EF et du fractionné long. Au final, ça fait quand même 10.71km en 52:55, avec un échauffement assez long vu le petit vent froid, et on aurait sûrement pu aligner 2 répétitions de plus sans trop de soucis, le cardio ne crève pas le plafond.

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Le Vendredi, on accueille Geek&Run pour un petit lunch run à partir du bureau. Rien d’affolant à proposer, un simple 30min EF (donc entre 10 et 11km/h grosso modo), puis 10x100m à 95%. La petite pluie et le joli temps pourri font qu’il était fort sympathique de pouvoir discuter tranquillement. Puis quand arrive le petit frac destinée à rappeler à ses jambes qu’on prépare une distance courte, on essaye de faire mieux qu’il y a deux semaines. En « night session » comme on dit dans le beau monde, les 100m n’avait pas été une franche réussite, c’était souvent un poil lent. Donc cette fois, on pousse plus fort. Un peu trop même, puisqu’on est presque toujours bien trop vite. Il faut dire que taper du 95% en GoRun demande des appuis qu’on n’a pas l’habitude de chercher à cette vitesse. Les sensations sont étranges, on court sur les pointes de pied, un peu poil de l’endurance habituelle. Même si je préfère toujours prendre avec des pincettes les distances mesurées par le GPS, il est probable que la vitesse était vraiment trop élevée. Mais ça rassure plus que l’inverse, et à nouveau on en sait un peu plus sur le matériel à utiliser selon la séance. 7.8km en 40’37 », une bonne petite sortie donc.

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On conclut la semaine avec un nouveau fractionné. Rien de monstrueux au programme, 6x100m en côte à 90% (donc 15km/h), puis un petit 1000m en progressif de 65 à 85%. Ca se fait à nouveau sous une météo assez fraîche, avec un bon échauffement (plus de 20 minutes) pour se retrouver face à la côte des barrières à Vincennes.

Un très bon terrain de jeu pour ce genre d’exercice, puisque la côte est balisée tous les 50m. Je peux donc programmer ma Garmin au bouton et non au GPS. Sur le terrain, le test est très parlant d’ailleurs : la Garmin dit 94m / 78m / 86m / 79m / 85m / 96m. (et au moins 2 répétitions ont nécessité de presser le bouton deux fois, donc la distance était supérieure à 100m). En sachant que j’ai AUSSI l’accéléromètre utilisée pour la vitesse. La prochaine fois je ferai l’exercice sans GPS pour voir si les données sont aussi mauvaises avec le foot pod seul. La Garmin est réglée pour l’utiliser pour donner la vitesse, mais est-ce aussi le cas pour la distance ? Il y a un petit flou à ce niveau. Heureusement, la 610 enregistre les deux informations : la distance GPS ET la vitesse podomètre. Via des outils dédiés, il est alors possible de comparer les deux infos. Ca n’est pas le sujet de l’article, mais on y reviendra. La première conclusion est déjà qu’avoir une vraie piste ou une route balisée est préférable. La montre fera toujours des erreurs, il vaut mieux en avoir conscience et ne pas se voir trop beau (ou pas assez).

Les 100m se sont fait à bonne vitesse, souvent un peu rapidement, puis le progressif scindé en 200m également trop vite, avec un petit craquage sur le dernier pourtant en montée. Mais il faut savoir se faire un peu plaisir, la semaine a été bonne, sans sensation de fatigue ou fièvre à la con. On finit donc en trottinant pour 7.98km en 45:31, et on se dit que la forme semble revenir. Les jambes vont bien, les chiffres sont tout à fait dans les clous voir souvent meilleurs, il reste à continuer comme ça sur la dernière semaine « dure ». Encore aucune idée d’un temps possible sur 10, mais se sentir bien reste beaucoup plus important.

17 commentaires » Ecrire un commentaire

    • La dernière semaine est light (2 petites sorties). C’est la suivante qui est fun (un 5x1000m yesss). Et meme si j’aurais sûrement décalé une sortie sous la pluie, j’aime le froid et le mauvais temps en fait. C’est même pas un combat contre moi même pour me faire le mental et autres moyens d’auto conviction. J’aime juste ça. Je me sens au chaud, j’aime le contact des fringues. Chui normal?

  1. La suivante, tu veux dire celle d’après ton 10km-objectif ? T’as ptet juste de bonnes fringues techniques. Ton argumentaire commence à porter ses fruits… Samedi j’ai détesté parce que j’étais trempée pendant 1H57!

    • Non non, la semaine en cours en fait. Je n’ai aucune idée du programme après la course, ça sera au feeling. J’ai besoin d’équilibrer la rigueur des plans avec la liberté du reste de l’année.

      Et pour les fringues, oui ça aide. Se sentir bien (ni chaud ni froid) quand on court par 3°C ou sous la pluie, ça aide beaucoup. C’est pas miraculeux, y a toujours des moments où j’ai un peu froid ou chaud, ou que je finis mouillé. Mais le reste du temps, je suis bien. J’ai mangé de la température de merde au printemps pour la préparation marathon, mais je n’ai pas le souvenir de sortie galère a me peler tout du long. Ça fait un sacrée différence.

    • Oui c’est pas mal ! Ma VMA est sûrement un peu sous évaluée, mais ça allait finalement bien avec mes restes de crèves. On va voir cette semaine si je tiens au dessus des objectifs sans souci. J’ai deux fracs sympas au programme.

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