[CR] Exclusif ! 20km de Paris, interview du 1672ème : j’ai pas gagné, mais j’ai gagné

Oui, grosse exclusivité sur Pasaprèspas cette semaine, avec l’interview d’une des vedettes du 20km de Paris, le dossard 2077 !

Ce 20km de Paris était un de vos objectifs de l’automne, mais il paraît que votre préparation n’a pas été optimale, c’est vrai ?

Oui, je n’avais pas de plan de prép. Je voulais laisser mes adversaires dans le flou. Je sais bien que les Ethiopiens et les Kenyans surveillent mes sorties sur Garmin Connect, je ne suis pas naïf. Et qu’ils font traduire mon blog. Donc je voulais brouiller les cartes. Et les courses d’automne, c’est au feeling, en freestyle, je me prépare « au nez ». Entre un mois d’Août en Auvergne à faire plus de côtes pour le PV et du vélo, puis un mois de Septembre plus light que prévu, je n’arrivais pas avec des certitudes énormes. Une seule SL avec test d’allure un peu concret (et pas hyper hyper rassurante), c’est léger. Mais l’idée était justement de voir si en s’entraînant comme ça, je progresse toujours.

Quel était votre tactique ?

Elle était bien préparée. Comme je l’ai déjà expliqué, je voulais aller embrasser la ligne rouge. Pour ça, deux axes importants : ne pas se fier exclusivement aux sensations et pousser très légèrement plus, en surveillant le cardio. Ensuite, comme toujours, partir pour chercher un feeling sur les premiers kilomètres, et pas un temps. C’est en discutant avec d’autres coureurs que ça m’est apparu clairement, même si je le faisais inconsciemment jusque là. Lorsque Jérémy m’a proposé de le suivre au Paris Versailles, l’idée était séduisante, mais je sentais que ça me dérangeait quelque part, et il était de toute façon trop rapide pour moi. Puis quand Tom m’a proposé également de m’emmener sur le 20Km de Paris (oui les avantages du haut niveau, on a des lièvres de top niveau) (oui ok il finit plus vite que moi, mais bon, passons, n’écrivez pas ça dans l’article), j’ai eu la même appréhension pour le début de course, même si le rythme qu’il prévoyait cadrait avec mes objectifs.

Et en y réfléchissant bien, j’ai compris comment je construisais tous mes débuts de course : j’ai un chrono prévu bien sûr, mais j’en dévie presque toujours, en perdant un peu de temps le plus souvent. Je ne cherche pas une vitesse, je cherche un feeling. Une sensation. A entrer bien dans la course, à me sentir bien, assez rapide quand même, mais à l’aise, sans voir un plan de course trop rigide qui va me contraindre. Je me mets dans ma bulle, et je n’en sors plus. C’est la condition sine qua none pour faire une fin de course à bloc. Sur une piste, on peut prévoir des allures précises. Sur une course comme ça, il y a du monde, ça monte, ça descend, il est très difficile de prévoir une allure précisément. Donc même si je contrôle les kms, je ne me stresse pas si je suis plus lent que prévu, tant que je me sens bien. Donc la tactique était simple : partir comme ça, rester détendu, zen, puis commencer à pousser au 10ème, et finir à la pioche.

Mais partir au fond du sas préf2, c’est un peu osé comme tactique non  ?

Oui, mais justement. J’ai bien senti que Zawude et Ogari seraient perturbés. Ils me cherchaient un peu du regard, mais sans en avoir l’air. Si si. Ma tactique a bien fonctionné à ce niveau. Par contre Tom m’avait dit que je risquais de me faire beaucoup doubler, mais finalement j’ai encore un peu souffert du trafic, il a fallu un peu slalomer. Et c’était sympa de discuter avec l’équipe Tom Tom, je suis resté détendu.

Votre début de course a été conforme à vos prévisions ?

Grosso modo, oui. Premier km en 5’07, c’était un lent, mais je m’y attendais. Ensuite j’ai bien pris le rythme, 4’02 » avec la descente, puis 4’20 », 4’20 », je me suis même forcé à ralentir un peu pour garder le cardio sous ma limite et rester cool. La musique a parfaitement fonctionné, les morceaux lents me détendaient bien, et je tenais bien mon rythme.

On ne vous a pas vu trop ralentir au 7/8ème. En fait on ne vous a pas vu, on suivait la tête de course.

Oui je suis resté discret dans le peloton, comme prévu avec ma technique. J’avais les temps des meilleurs dans l’oreillette, je les suivais à distance et ils ne risquaient pas de me voir ! Je n’ai pas trop mal géré les faux plats, les jambes répondaient bien, et j’ai donné un peu plus que mes sensations me disaient. Donc je passe en 4’36 » et 4’31 », ça me paraissait plutôt bien, sans exploser le cardio, comme prévu. La sensation d’abord.

Mais vous sembliez un peu déçu au passage à mi-course non ?

Oui, un peu. Je me sentais vraiment très bien, j’avais fait deux bons kms en 4’20, le 9ème en 4’27, et pour la première fois que je regarde mon chrono, bam, 44’49 » je crois ? Là j’ai compris que lorsqu’on cherche sa limite, les secondes deviennent chères. Très chères. J’avais fait de bons kms, mais aussi le premier en 5’07, et même avec le second en 4’02, ça fait quand même 19 secondes de retard sur le 88′ déjà ! A ce moment là, heureusement, j’étais dans ma bulle, et je me m’amusais déjà plus à faire des calculs sur le retard pour taper 88′. J’étais juste heureux d’arriver déjà au 10ème, je me sentais hyper bien, et je pouvais commencer à pousser.

Oui l’arrivée sur les quais, ça vous booste ?

Complètement. J’adore ce passage, c’est là que je me dis toujours « c’est maintenant que ça commence, on va voir qui en est ! ». J’entre sur les quais, je dois être en 50′ ou un peu moins, je vois la Tour Eiffel, et je me dis « bon, Zawude et Ogari sont presque arrivés, mais c’est là que je produis mon effort. Sur un malentendu, des travaux qui bloquent la route, un mauvais aiguillage, donne tout mon gars ! ». Et j’attaque la descente, 4’15 », 4’10 », je me sens hyper bien, je double toujours, ça enchaîne comme prévu, bonne foulée, aucune douleur aux tendons, les kms défilent vite, ma meilleure forme depuis un sacré bout de temps !

Ensuite ça s’est corsé pourtant non ? On nous a dit que vous aviez fait la grimace au 16ème. On n’y était pas désolé, on avait déjà fini notre article sur les gagnants, on était au buffet.

Oui en arrivant au 16ème, je m’attendais au … 17ème en fait. Là j’ai senti que j’étais vraiment dans le dur, et j’ai eu un moment de flottement. Comme si ma bulle était presque partie. J’ai eu cette pensée fugace qui m’a surpris : « merde, mais mais mais…  j’ai mal aux jambes en fait ! ». Jusqu’ici, je ne m’étais pas rendu compte. Sous les tunnels, je remontais pourtant en donnant un peu plus que d’habitude, sur l’avant du pied pour utiliser les mollets au maximum, je sentais que ça piquait, mais sans VRAIMENT sentir la douleur. Et là, au 16ème, j’ai plus ressenti les choses. J’ai même pensé « à quoi bon, ralentis, ça sert à quoi cette misère ? Tu peux sûrement battre ton RP en ralentissant bien, pas de déshonneur à ralentir un peu ». Et je savais très bien que ralentir un peu, ça veut dire ralentir jusqu’au bout, on ne re-rentre pas dans la bulle. C’est un équilibre très précaire tout ça. Par exemple, rien que le fait de tenir une bouteille d’eau dans la main gauche au lieu de la droite, je me sens… bizarre. Quelque chose ne va pas. Ou déplacer mon buff de ma tête à mon coup, j’ai touché mes lunettes et mon casque, ils ont un peu bougé. Ça me perturbait, il fallait absolument tout remettre en place, parfaitement. Et l’impression de perdre quelques secondes, de ne plus être dans ma foulée, c’était bizarre. Tout ça me montre bien que ça tient à peu de choses.

Mais au moins, il y a toujours cette déconnexion entre la tête et les jambes. La tête cogite quelques secondes, mais les jambes continuent de pousser. Je dois avoir les nerfs lents. Et les ressorts mentaux habituels sont vite revenus pour mettre une grosse branlée à ces doutes. Evil Koala débarque, hurle un bon coup, et hop on continue.

Vous avez quand même fini à bloc ? Vos adversaires étaient déjà douchés pourtant.

Oui bon, ma tactique n’a pas fait assez douter Zawude, même s’il était nerveux au départ. D’ailleurs il était loin du record de la course, vous avez vu ? Je sais bien que j’y suis pour quelque chose. Mais moi j’étais dans ma course. J’ai pris un gel cafféiné au 17ème, plus pour le mental que pour l’énergie. Et la musique choisie a bien fait son boulot. Je savais très bien que mettre un morceau « juste rythmé », quand tu es dans la misère totale, ça ne sert à rien. Ça ne parle plus. Donc j’ai choisi des morceaux qui parlent, il faut que ça donne envie de se déchirer, que ça prenne aux tripes bordel !  Donc j’avais choisi un bon morceau d’écorché vif qui crache ses tripes sur scène, l’énorme « Elle était profonde » de Saez à Grenoble (allez hop le MP3, c’est légal en plus). Et même si les paroles ne s’appliquent pas à la course à pied, à ce moment là, je n’en avais plus rien à foutre, ça m’allait très bien. Quand il commence à crier son

« On est là pour s’aimer,
On est là pour se battre,
On est là pour saigner nos amours sur l’asphalte »

je pleurais ma misère sur le dernier km, ça me convenait bien !

« Allez frappe mon cœur
Pour qu’il se batte encore
Avec le tien toujours
Toujours jusqu’à la mort »

Je l’avais promis ce putain de RP sous les 1h30, je savais bien que je le tenais, il fallait juste continuer continuer continuer

« Allez vas y plus fort…
Allez vas y plus fort….
Allez vas y plus fort !
Allez vas y plus fort ! »

Ah putain ça me parlait ça. La ligne. A 100m. Le chrono au dessus. 1h29’40’… 41’… 42’… C’est le temps officiel. Je serai forcément en dessous. De combien, aucune idée, je n’ai plus regardé mon chrono depuis le dixième. Juste pousser jusqu’au bout pour passer sous les 1h30, juste parce que c’est beau, avec le speaker qui égraine les secondes restantes. 7… 6… 5… 4… 3… Et BAM LA LIGNE. Arrêt du chrono. 1h27’57. Et là un bon cri primaire en serrant les poings ! Oui !!! 3 SECONDES ! 3 putain de secondes ! Le 88′ est passé ! Ah putain quelle misère, mais quel pied. Je repère Tom qui guette l’arrivée de têtes connues. J’aurais presque pu lui taper la bise franchement. Je toussais, j’avais du mal à marcher. Mais putain, 3 secondes. Ça valait bien la peine de se déchirer et finir au sprint (bon en fait, 4 secondes au temps officiel ;).

Voilà. Certes, je suis encore loin du gagnant. Mais quelque part, j’ai gagné ma course. C’était ma course, ma journée, le plan « démarrer zen au feeling, puis pousser à mi course » a bien fonctionné, donner une lichette de plus en permanence a rendu le dernier quart très douloureux, mais aussi le plus rapide de la course, j’ai été chercher la ligne rouge d’un peu plus près. Voilà. Ma belle, je t’aime !

Un bilan général ? Des regrets ? On peut y aller là, vous parlez plus que vous courrez !

Super conditions météo, très bonne organisation, ambiance super sympa, j’ai pris beaucoup plus mon pied que sur le PV, c’est sûr !

Un regret, si quand même, apparemment, je rate mon meilleur temps sur 10km de 25 secondes sur le second dix, j’aurais quand même pu me bouger le cul 😉

50 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. « Mais au moins, il y a toujours cette déconnexion… hop on continue. » C’est tout à fait ce que je ressens en course.
    Je suis d’accord avec toi, quand t’es dans la misère c’est pas du rythme musical qu’il faut, c’est plutôt un truc qui te prend aux tripes, te donne la chair de poule. Je fonctionne comme ça. C’est d’ailleurs en chialant que j’ai terminé les 4 derniers km de mon marathon de Caen.
    Par contre Saez c’est l’un des seuls artistes qui m’a fait vomir. C’est de la merde faussement rebelle et vraiment consensuelle.
    J’aurais presque arrêté la lecture de ton article si je ne savais pas par ailleurs que t’avais réalisé une très belle perf et que je suis content pour toi, que j’avais envie de lire ton bonheur à l’arrivée.
    BRAVO Captain !

    • On peut en débattre sur Saez, je ne suis sûrement pas d’accord avec tout ce qu’il dit ni toutes ses attitudes, mais le qualifier de faussement rebelle alors qu’il est justement l’un des rares à tenir sa ligne de conduite (pas d’émission de télé ni de promo), là je ne suis pas d’accord. Son implication et son honnêteté me touchent. Il a ses attitudes certes, mais comparé à 99% de la scène musicale actuelle, c’est de la rigolade.

      Après, c’est un exemple, chacun ira évidemment trouver qui le touche et peut lui parler.

      • Soit il crache dans la soupe (parce qu’il en a bien profité au départ pour se constituer un matelas de fidèlEs), soit c’est devenu une posture qui peut s’expliquer par plein de choses peu sincères et parfois sincères.
        En tout cas, musicalement, il fait partie de cette génération qui a tellement écouté Noir Désir qu’il en a repris quelques accents dans le phrasé et surtout quelques rimes. J’ajoute qu’au niveau musical, globalement, il est encore dans le consensus. Les mêmes ressorts. J’avais tiqué déjà dans son tube « Jeunes et Cons » la vacuité de son propos, un des thèmes les plus clichés de la variet’ française. L’équivalent de « Alors on danse » de Stromae. Et l’équivalent opposé de Ma Philosophie d’Amel Bent.
        Par contre, je ne me permettrai pas de protester contre l’effet que ça peut faire aux gens. Ils sont sincères eux.. et toi !
        Et je me réjouis toujours quand les gens vont chercher dans la musique le moyen de participer au dépassement de leurs limites !

        On n’est pas d’accord sur Saez mais punaise, qu’est-ce qu’on est d’accord sur la course à pied ! En tout cas, j’aime ton récit parce que je le vis comme ça.

        • C’est son premier album, il avait 20 piges je pense. et sûrement pas celui que j’écoute le plus. Au niveau musical, d’accord, il n’invente rien et n’inventera rien. Il revient souvent sur les mêmes sujets. Mais au moins,d epuis 10 ans, il a gardé sa philosophie, et je ne pense pas qu’il roule sur l’or. C’est un écorché vif, et je le pense qu’il est sincère. Maintenant si je me trompe, tant pis pour moi, ça me décevrait bcp.

          Bon, là n’est pas le sujet, c’est la course, et comme tu dis, on s’en fout de pas être d’accord sur tout. On ira courir ensemble quand même 😉

  2. Bravo PAP, encore une fois ! Vous étiez dans une belle spirale de réussite, et tenir cet objectif de trois secondes c’est très beau, surtout vu le chrono absolu… Bref, je réitère : Respect au chef, tu es notre maître à tous.

  3. Excellent ton CR et surtout félicitations !!!! T’as été le cherché le chrono. Je serais les éthiopiens et les kényans je commencerais à me faire du souci pour l’année prochaine ;-). Encore bravo

  4. Vas-y t’as réussi à m’arracher un petit frisson là avec la chanson (que je ne connais pourtant pas) ! C’est dingue l’anesthésie sérieusement, ce qu’on est capable de faire quand on avance pour de vrai. Bref, t’as sur-géré !

  5. Bravo cap’tain’, c’est beau quand un plan se déroule à peu près sans accroc !
    Je suis aussi adepte du plan « je brouille les cartes pour perturber l’adversaire », un peu trop sans doute ! Mais on verra si ça me permet de passer ma barrière au semi de Vincennes dans 15j – sinon peut-être que je devrait essayer la musique aussi, je ne l’ai jamais fait, j’aime avoir les idées et oreilles libres quand je cours ; mais cette liberté justement n’est peut-être pas assez contraignante pour mon rythme quand ça devient dur après 16 ou 17k…
    Chouette interview en tout cas, il a de la chance ce journaliste, et du flair pour rencontrer les vrais athlètes qui comptent et vont compter !

    • Ouais, enfin, je crois que c’est surtout le fait de suivre un plan structuré qui m’aiderait 😉 (si je pouvais m’y astreindre pour le prochain marathon au moins… !)

      • Pour les plans, je suis partagé. Ca dépend du caractère de chacun, du niveau atteint, de l’envie, etc… J’adore en suivre un pour un marathon par exemple, ça fait partie du truc. Mais le refaire plusieurs fois dans l’année, pas sûr ! Faire un peu au feeling avec un volume et une vitesse suffisante, ça peut le faire aussi. Mais c’est à nouveau au cas par cas !

  6. Bravo pour cette performance et cet excellent CR. Cela m’a fait plaisir de te croiser dans le sas et quand je lis ton CR je me rends compte que j’ai encore du boulot pour la gestion de course! Comme toi j’ai largement préféré cette course à PV, il y a quelque chose qui m’a dérangé dans cette course mais je n’arrive pas à trouver quoi!

    • Ca m’a fait plaisir aussi, même si j’étais déjà un peu dans ma course à ce moment. Ce n’est pas une course parfaite (j’ai encore pas mal slalomé et perdu un peu de temps !), mais pour une GROSSE course, elle est super.

  7. J’ai bien vu que les kenyans n’étaient pas dans leur assiette, je me demandais pourquoi ? 🙂
    je pensais naïvement qu’ils craignaient mon légendaire démarrage en côte … Mais en fait, c’est toi qu’ils craignaient !
    Une merveille ce billet.

    • Moi j’avais cette idée là aussi… mais mon gros salopard de lecteur met tout dans le désordre (et il le met pas dans l’ordre pour le shuffle)… Du coup ça tombe complètement à l’eau! 😀

  8. ha ben contene que la team tomtom t’ai détendu pendant cette attente dans le sas 2 en planque des kenyans et ethiopiens 😉
    et moi au 16ème j’aurais du appliquer ta méthode car effectivement une fois sortie de la bulle on n’y rentre plus … va falloir me coacher de ce coté là évil koala
    bravo pour ce chono de folie et ce RP arracher avec l’esprit et les jambes
    et ravie d’avoir fait ta connaissance

    • Le tout est d’y aller progressivement. Si on franchit la ligne, c’est game over. Et c’est plus facile de l’attaquer par en bas que par en haut. Je vois bcp de coureurs qui en bavent après le 15ème et qui ralentissent franchement. Quand je regarde les intermédiaires, souvent je me dis « parti trop vite… j’aurais attaqué plus cool ». je ne sais pas s’ils regardent trop le chrono, ou s’ils se laissent emporter, à la limite peu importe. Ca reste violent d’aller chercher la limite, donc il ne faut pas brusquer le corps. L’amener progressivement, ça marche bien je trouve. Manue confirmera sur la course d’hier 😉

  9. Rétrolien : Mes 20 km de Paris – 13 octobre 2013 « L'Amour, la Vie, la Course à pied …

  10. Bien bien bien ! Bravo: belle course et beau CR comme toujours,qui change des CR linéaires (je plaide coupable!). Moi, partie de la vague 3 ou 4, j’ai quand même trouvé frustrants les deux derniers km (trop d’engorgement, trop de slalom) et je termine du coup plutôt fraîche en 1h42. Ce qui confirme : que je serai en préférentiel l’année prochaine, que si j’avais décidé de suivre le meneur 1h40, ça l’aurait fait, et (c’est mon préféré) que j’ai le droit de faire une sortie de 20km le mardi quand j’ai course officielle le dimanche :p ^^

    • Ah merde, j’ai rien à dire là pour le coup… Mais… mais… tu étais sur la ligne rouge au moins ? Chui pas sûr. File ta course avec le cardio si tu l’oses !!! 🙂

      • Ben je sais pas, jamais utilisé un cardio !! Aucune idée… J’avais rien (toi, t’as pas lu mon CR…méchant) : ma montre a foiré, pas d’indication de vitesse, ni d’horaire, rien, que dalle, éteinte. J’ai tout fait aux sensations. Mais c’est clair que si j’avais couru avec un pote – lièvre, j’aurais tapé dans les 1h40…

      • Canalblog aussi ! 🙂 Faut que j’ajoute ça dans mes flux RSS.

        Si tu te sentais pas comme une merde à la fin, il en restait 🙂 Donc la sortie de 20km peut passer. Mais après, je te souhaite pas forcément de te mettre minable, que chacun trouve son plaisir comme il le souhaite hein. Si t’as kiffé, c’est le principal ! Et t’es Pref2 quand même déjà, bravo !

  11. ouais ouais, mais bon. ça y est j’ai la dalle, maintenant. Fini de faire semblant d’ignorer le fractionné, je vais m’y mettre. Bientôt. Enfin je crois. Enfin peut-être. 😉

    • Pourquoi t’aurais besoin de frac tant que tu progresses ? Après si t’as envie, tant mieux ! Mais sinon… Je pense que rien que sur le volume et suffisamment de variété, on peut progresser longtemps. Aimer le fractionné, c’est possible cela dit, j’ai juste totalement kiffé mes fracs du marathon (mais qui sont pas à allure fixe, un truc de tordu).

      • si si, j’en ai envie, parce que je sens que j’ai besoin de débrider le moteur. Mais oui, ce sera du fractionné à ma sauce, ça c’est sûr, beaucoup + basé sur les sensations. Je ne sais (et ne veux) pas faire autrement.

  12. Félicitation Cap’tain!
    J’adore la tactique de se planquer pour perturber le Kényan, fallait y penser!
    Très belle course sinon, et le CR qui va avec! J’adore quand tu te déchires!

  13. 25s de ton PR sur 10k, t’es vraiment une flemasse ! T’aurais changé deux morceaux du Buddha Bar par du bon vieux David Guetta mixé par Daddy The Beat et tu les avais 😉

      • Feignante. L’année dernière, je bats mon record sur 10km sur la première moitié du 10k. Et je le rebats de suite sur le second 😉

        Bon, c’est aberrant hein. Le record datait pourtant du printemps, il avait pas deux ans. Mais ça n’arrive qu’une fois ce genre de chose, il a fallu quelque chose d’exceptionnel pour me décoincer de la sorte. Maintenant c’est fini (encore que, hier, j’étais pas si loin ;).

        Mais quand même. T’as intérêt à te bouger et à exploiter ton potentiel de blonde !

  14. Félicitations chef !
    Pas pour le chrono mais pour la vraie perf : la gestion de ton potentiel du jour et l’interview du champion (tu mettras en ligne le reportage qu’a tourné Stade2 sur toi ?)

  15. Alors la ! Bravo ! Le RP, la gestion de la course ! Bon tu as fait la course parfaite quoi ! J’ai pris plein de note sur la gestion de course…. J’ai beaucoup appris ! Merci pour ton partage d’expérience et encore Bravo !

  16. Rétrolien : Le kiosque (semaine du 10 au 17 octobre 2013) | DaJo se met au sport

  17. Bravo bravoooooooooooooooooooo ! Tu es un sacré malade quand même, le dédoublement de personnalité fait un peu flipper… 😉

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