Le jour où je courrai

A la fin, que reste-t-il ? Les temps, la vitesse, les classements, les chiffres, tout ça finira par ne plus avoir d’importance. Car pourquoi courir ? Pour la liberté. Peu importe le lieu. Une route, un chemin, une piste. Il suffit de passer la porte. Peu importe la météo. Sous la pluie, sous la neige, sous le froid, le soleil, la chaleur. Il suffit de passer la porte. Peu importe le moment. Le matin, au lever du jour. Le midi pour faire une pause, le soir, la nuit. Il suffit de passer la porte. Et pourquoi ces choix de vêtements et chaussures ? Pourquoi aimer courir avec des vêtements prêts du corps, si ce n’est pour ne plus les sentir. Pourquoi des chaussures aussi légères et souples, si ce n’est pour bien sentir le sol. Et quelque part, se sentir comme nu. Seul. Au contact du monde. Libre.

Alors un jour. Il ne restera plus qu’à retirer la montre. Le jour où je courrai.

6 commentaires

  1. Arg mais tu nous fais une crise existentielle là…

    Bon je me pose les mêmes questions quand je fais des fractionnés, mais pourquoi je cours alors que je suis entrain d agoniser en faisant un 10x400m!!!!

  2. J’arrive à avoir des phases comme ça quand je reprends après une blessure. Où je bénis le ciel de pouvoir juste courir un jour de plus (jusqu’à la prochaine). Parfois j’oublie et je repars dans la spirale plus vite-plus fort-plus long. Mais ça ne dure pas. Merci ma blessure qui a duré 7 mois. Maintenant je sais quelle chance j’ai 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *