Renforce ton mental avec la « Gamer » (trilogie de la limite, part 3)

La limite, la ligne rouge, c’est un sujet vous évoqué ici. L’envie d’aller la chercher, la nécessité de travailler le mental pour avoir conscience de ses possibilités déjà, puis de la douleur à accepter pour y parvenir. Bon, c’est mignon la théorie, mais en pratique, comment faire pour garder un bon mental ? Pour rester motivé ? Pasaprèspas a bien sûr la réponse, via sa méthode de motivation ultra cool, la Gamer ! En plus c’est gratuit ! (le premier qui dit « c’est louche venant d’un Auvergnat ! », je le mords !).

Pas de ligne droite

L’idée derrière cette méthode est toute simple : votre « carrière » en course à pied ne sera pas une belle route rectiligne, même si vous adorez vous taper de magnifiques kilomètres de bitume bien rectiligne. La progression ne sera sûrement pas linéaire. On aimerait tous que ça soit ça :

« je réussis mon premier 10, j’améliore mon temps aux suivants, je fais un premier semi très concluant, je m’entraîne en restant motivé, j’améliore mes temps, je monte sur marathon, je ne rencontre pas le mur, je m’améliore à chaque course, tous mes plans d’entraînement se déroulent sans accrocs ».

Ça  c’est dans l’Agence Tous Risques, c’est de la science fiction les gars (ou les filles). Ça va partir en quenouille à un moment ou un autre, en entraînement ou en course, vous allez faire le yo-yo, vous n’arriverez pas à battre un temps, vous allez vous blesser, il y aura des événements non prévus, la tête doutera autant que le corps.

Comme son nom l’indique, la méthode « Gamer » s’adresse en particulier à tous les trentenaires et plus jeunes qui ont pratiqué un minimum les jeux vidéos. L’idée est de ne plus s’imaginer dans un jeu simpliste à la progression écrite et linéaire, mais plutôt dans un jeu plus complexe, qui n’a pas forcément une progression claire et définie, ni de fin vraiment écrite.

Les boss de fin de niveau

Déjà, vous avez le droit à l’échec. Quand vous vous faites tuer dans un jeu, vous ne recommencez pas du début non ? (ouais bon ok, dans les vieux jeux, si, mais c’est moi qui écris l’article, je prends les exemples que je veux, même si c’est de mauvaise foi). Vous avez déjà acquis une progression, et vous reprenez certes de plus loin, mais une partie du chemin est déjà fait. Il faut accepter l’idée qu’on ne finira pas tout le jeu d’un seul coup, sans échec. Il faudra revenir un peu en arrière parfois, mais vous avez déjà abandonné un jeu parce que vous vous étiez fait buté par le premier boss de fin de niveau venu ? Non. Vous êtes reparti au mastic, en sachant mieux comment vous y prendre, en vous disant « je vais finir par me le farcir celui-là, je le connais bien maintenant ce gros bâtard, il va prendre cher ! » (oui, la méthode Gamer utilise des termes fleuris et poétiques comme « gros bâtard »).

Ces fameux boss plus coriaces pour finir les niveaux, on les aime. Ils sont nettement plus balaises que les autres, mais c’est pour ça qu’on les kiffe. On va se taper du gros. Qui va nous arroser pendant 10 bonnes minutes sans interruption, ça va défourailler grave, des missiles en veux tu en voilà, du lance flamme, il va tout vous envoyer sur la gueule. Et on va lui donner tout ce qu’on a, concentré comme jamais. Ces boss de fin de niveau, ce sont vos gros objectifs.  A vous de les définir clairement, sur les prochains mois / année. Une course que vous allez préparer pendant des semaines. Un distance à battre : « passer 20km ». Une vitesse à atteindre : « passer les 13km/h ». Un temps à franchir : « passer sous les 3h40 au marathon ». Ou des choses plus exotiques, comme « fumer cette pompe à vélo de Dajo ».

Bien sûr, le boss de fin de niveau peut vous mettre une dégelée, mais c’est de là que vient l’excitation non ? Il faut y retourner, lui trouver une faiblesse, et lui mettre une énorme avoinée. Et là on se sent fier, on lève le bras pour faire son caïd. Et on enchaîne sur le niveau suivant.

Les bonus stage

Pour atteindre ces boss de fin de niveau, vous aurez à faire des choix parfois, comme dans des jeux d’aventure où on peut parfois choisir entre deux routes pour finir un niveau. On n’a pas à affronter les mêmes adversaires ou épreuves, on n’y gagne pas la même chose, mais les deux chemins sont valables. Et surtout, parfois, vous bifurquez sans vraiment le vouloir ou savoir où vous mettez les pieds. Vous savez, dans Super Mario, quand vous découvrez qu’un tuyau vous amène dans un niveau caché ? Ou bien qu’en réussissant un certain score, vous débloquez un niveau bonus ?

Les bonus stage, c’est une façon de prendre ces aléas autour de cette belle ligne droite qu’on aimerait suivre. C’est un nouveau challenge qui débarque, et plutôt que de vous dire « pfff, je prends du retard, j’avais pas prévu ça, c’est lourd », il faut le prendre comme une opportunité de marquer des points d’une autre façon.

Quelques bonus stages assez classiques :

-la blessure. Toujours coton, ça fait mal au moral. Bienvenu dans le bonus stage « Fix your body ». Où il faut apprendre à être patient, se soigner comme il faut, et surveiller la jauge « Kg en trop », en essayant de la garder proche de 0. Bref, plein de petits challenges à apprendre à gérer à nouveau. Et qui augmenteront votre jauge « Expérience » quoi qu’il arrive, et renforceront aussi la jauge MGD (Mental de Gros Dur).

-la condition météo qui fait bien râler. Vous débarquez sur cette course qui vous plaît bien, vous l’avez faite 3 fois sous un beau soleil, et vous êtes affûté comme une épée. Un avion de chasse. Vous l’avez préparée depuis des semaines, vous avez votre temps en tête, vous allez l’exploser ! Et là… La tuile. On se caille, il fait 2°, il se met à pleuvoir, un vent à décorner une Salers. Donc vous pouvez partir dans l’optique « c’est naze, je vais pas pouvoir perfer, quel temps de m….., tout ça pour ça ». Blablablabla. Ça, c’est des excuses. Le temps, c’est souvent l’objectif principal en course à pied, on est d’accord. Mais au lieu de faire votre Caliméro, vous pouvez vous dire que vous venez de débloquer le bonus stage « Course sous des conditions de merde ». Le but : dompter les conditions spécifiques de ce niveau et faire mieux que les autres joueurs. Savoir se couvrir, prendre les bonnes chaussures pour ne pas glisser, et ne rien lâcher malgré les conditions. A vous de définir votre indicateur de performance en s’adaptant aux conditions.

L’amélioration de votre personnage

Les connaisseurs de MMORPG le savent bien : un personnage, ce n’est pas que sa vitesse. Ou sa force. Donc pourquoi ne se concentrer que sur le chrono ? Avoir plusieurs axes d’amélioration, c’est autant de pistes à explorer pour être satisfait de sa progression. Bien sûr, l’axe « Vitesse » est très important, soyons clair, on est en course à pied. Mais on peut lui en ajouter beaucoup :

  • endurance : améliorer sa distance maximale (oui oui, il y a de quoi faire après le marathon)
  • polyvalence : vous avez mangé du bitume, mais le trail, c’est bien non ? Et le trail de nuit, ça serait pas sympa peut-être ?
  • régularité, vous marquez des points en faisant X séances par semaine pendant plus d’un mois d’affilée.
  • variété, essayer tous les types de fractionné (court, moyen, long, pyramidale…), ça évite la lassitude.
  • efficacité. Et si on pouvait gagner en vitesse et endurance en améliorant sa foulée ? Ça peut prendre du temps, mais sur le long terme, c’est un plus à étudier
  • bonus stage « partage » : faire une course d’équipe, ou faire bénévole sur une course

A vous de trouver vos axes,  ou de nouveaux « bonus stages » qui vous motivent. Se faisant, on évite de se concentrer uniquement sur sa vitesse, et de se miner le cerveau lorsqu’elle n’augmente pas comme prévu. Il y a d’autres façons de se faire plaisir qu’en améliorant son allure au km.

Connaître l’ennemi

Et la préparation, c’est aussi être rigoureux et méticuleux sur les obstacles à affronter. Partir sur une course sans connaître le parcours et ses spécificités, pourquoi pas, on découvre, c’est fun. Mais si vous voulez vraiment vous pousser à bloc, autant savoir ce qui vous attend.

Il y a du dénivelé ? Ça va monter fort? A quel kilomètre ? Le ravitaillement est où, juste après ? Et il y a du vent à un endroit il paraît, lequel ?

Savoir tout cela ne fera pas disparaître ces difficultés. Mais dans votre tête, vous les avez préparées, et 99 fois sur 100, elles paraissent alors moins dures que l’idée qu’on s’en faisait. Et inversement, si vous les découvrez en « live », elles vous mineront plus, la fatigue n’aide pas toujours à être lucide et optimiste. Combien d’entre nous ont déjà eu des « p….. elle en finit pas cette ligne droite ! » ?

Bien sûr, sur le petit 10km de reprise que vous faites en début d’année, pas la peine de sortir l’artillerie lourde, on peut y aller sans passer une soirée à étudier la course. Mais sur vos gros objectifs, apprenez à connaître l’adversaire. Tous les outils sont à disposition. Profile du parcours, avis des coureurs des années d’avant, Google Maps avec Street View pour voir que le parcours est bien moche et sans intérêt, météo précise du jour pour arriver avec les bonnes fringues. Tout ça, vous l’aurez vu avant les autres coureurs, et quand eux en seront à « pffff, c’est moche, ça monte, j’en bave », vous arriverez en mode « allez, viens me voir toi, je t’attends, si c’est tout ce que t’as, il va en falloir plus pour me faire lâcher ! ».

Et connaître aussi ce qu’on peut tenir comme vitesse, c’est important, plutôt que partir dans le flou. Se dire « je veux faire un 10km en 43′ », c’est bien, mais être réellement capable de s’en approcher, c’est mieux. Donc connaître son potentiel de vitesse, choisir un plan d’entraînement adapté, sentir qu’on est proche de la vitesse à tenir, tout ça participe à se construire un bon mental avant la course. Le mental de la course, on se le construit en partie AVANT la course. Avoir un « potentiel physique » à 45min et viser 42 en se disant qu’au mental, tout est possible, c’est se raconter des conneries. Et le jour de la course, peu importe votre mental, vous allez manger cher, et ça sera quelque part bien mérité. La préparation à une course sert autant à se mettre dans une bonne condition physique qu’à se préparer la tête à aller chercher son objectif. On a tous un peu la pétoche au départ. Il y a toujours des doutes. Mais arriver sur la ligne de départ complètement stressé, ça veut surtout dire que la prépa n’a pas été idéale. Elle doit rassurer. Elle ne peut pas lever tous les doutes, mais au moins donner quelques certitudes.

La zone rouge

Se motiver, c’est bien, mais maintenant passons au jour J. Passons à ce qui nous intéresse vraiment. Passons au moment où le mental fait la grosse différence. Vous voulez aller embrasser un peu la ligne rouge. Aller chercher tout ce que vous avez en vous, même si vous ne savez pas encore trop ce que c’est.

Vous y êtes, vous vous êtes bien préparé, vous avez étudié la course, vous savez que vous pouvez aller chercher tel temps, avec une petite marge de doute. Maintenant, il faut bien se dire que ça va forcément faire mal à un moment ou un autre si vous êtes en limite de potentiel physique. Bien sûr, vous pouvez toujours partir chercher un confortable petit 90% de votre potentiel. Comme ça vous pourrez vous dire « j’ai fait une course sympa ». Franchement, vous pouvez aussi le faire en bas de chez vous ça non ? Si vous avez lu ce long article jusque là, c’est que vous êtes un chieur ou une chieuse, vous aimez quand ça donne envie de vomir à l’arrivée, quand vous vous sentez pire que tout, mais que vous savez que vous êtes allé chercher tout ce qu’il y avait en vous, de la cave au grenier.

Donc pendant la course, après une montée en température plus ou moins rapide, vous allez commencer à en baver. Et il y a toujours des moments dans une course où l’énergie semble commencer à manquer. C’est justement là qu’il ne faut pas se laisser empoisonner l’esprit quand les choses tournent mal ou moins bien. Parce qu’à ce moment là, tout votre beau mental peut exploser en vol, et on en arrive à penser des choses assez incroyables : « et si j’abandonnais », « pourquoi je fais de la course à pied », etc…

Et vous le savez très bien, si vous ralentissez, si vous marchez quelques secondes, c’est terminé. Jamais vous ne repartirez au même rythme, jamais vous n’aurez envie de vous refaire aussi mal. Soit vous restez dans votre bulle en acceptant que par moments, c’est très dur, soit vous lâchez. La capacité à gérer les temps « faibles » est nécessaire, une course n’est que rarement parfaite et « à sensations égales ». Il suffit de voir quelques sportifs professionnels, les vrais champions, pour voir qu’ils savent justement gérer ça de main de maître. Le dernier exemple très parlant vient de Rafael Nadal, lors de sa finale à Flushing Meadows face à Djokovic. Le serbe le pousse dans le 3ème set, obtient balles de break sur balles de break. Et Nadal expliquait très bien en conférence de presse qu’à ce moment là, il savait qu’il fallait serrer les dents, et tenir. Que s’il s’en sortait, au jeu d’après, avec le vent en sa faveur, il aurait à son tour la chance de breaker. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Inutile de vous dire que pour Djokovic qui avait bataillé comme un damné pour breaker sans succès, pour se faire ensuite breaker dans la foulée, c’est GAME OVER mentalement parlant. Ce genre de mental exceptionnel dans les moments difficiles fait toute la différence. Car une course peut très bien parfaitement se passer, mais soyons honnête, il y aura souvent des coups d’un peu moins bien, surtout sur les longues distances. Donc savoir gérer ça dans la tête sans que les jambes n’en lâchent de trop, c’est essentiel.

La préparation mentale, c’est justement se faire son bel arsenal d’armes pour gérer ces moments. On ne part pas au combat contre un boss de fin de niveau en slip non ? Et il n’y a pas de recette miracle. Il est impossible de trouver une solution générique pour tout coureur. C’est à chacun de puiser dans son propre caractère pour se préparer. Il ne faut négliger aucune piste.

Exemple de solutions utilisées pour rester motivé :

  • l’agressivité envers la course. Insultez la mentalement si vous voulez (à voix haute, ça le fait moins, il y a des enfants qui vous regardent courir enfin !). Voyez la comme votre adversaire. Pourrissez la cette garce merde ! Elle veut vous faire lâcher ? Les autres oui, mais vous, qu’elle essaye ! En plus vous la connaissez la garce, vous l’avez bien étudiée, vous savez que passé cette montée là, ça va un peu descendre, et vous allez vous refaire la cerise.
  • accrochez vous à un objectif intermédiaire pour ne pas lâcher complètement. Vous visiez 1h30, arrêtez de vous dire que c’est foutu, ça arrive de ne pas faire la course parfaite, visez tout de suite un nouveau palier : pas plus de 1h35. Préparez les paliers avant la course, afin d’avoir le plan B/C immédiatement à disposition. Faire un temps honorable vous fera moins mal à la tête que s’effondrer complètement.
  • prenez un gri gri avec vous. Une connerie nouée sur une chaussure, un mot écrit sur votre dossard (écrit à l’envers bien sûr, pour pouvoir bien le lire quand vous baisserez la tête et regarderez vos pieds)
  • utilisez de la musique qui vous booste pour pousser votre mental.

Et quand arrive la fin de course, quand vous entrez vraiment dans le dur, il faut abandonner les solutions superficielles. Elles ne fonctionneront plus. Quand arrive le dernier quart, quand vous avez la fièvre, la raison commence lentement à s’effacer, la lucidité aussi. Oubliez les petites motivations, du style « j’ai prévu de faire 45′ avant la fin d’année » ou « Je vais encore me faire chambrer par machin ». Les conseils ci-dessus, idem, c’est bon pour gérer le ‘mi-dur’. Quand vous êtes dans la misère, ce genre de raisons ne vaut plus grand chose. Allez chercher profond en vous. Vous allez en chier, donc sortez du lourd. On ne gagne pas le tiercé avec un mulet.

  • utilisez votre expérience, rappelez vous la dernière fois où vous en avez bavé, et comment vous vous êtes promis que ça ne se reproduirait plus. Ah cette fois au Paris Versailles, vous avez marché comme un débutant, tout le monde vous doublait, vous avez envie de revivre ça ? Cette p….. d’humiliation, quand vous pensiez à arrêter ce sport à la con, vous l’avez kiffée non ?
  • Utilisez de la musique qui SIGNIFIE quelque chose pour vous. Pas juste un rythme. Il y a bien quelques morceaux qui vous évoquent des souvenirs, donc assurez vous de toujours les avoir avec vous.
  • pensez à quelqu’un. Il y a forcément quelqu’un que vous ne voulez pas décevoir. Votre mari / petite amie / gamin / maman / evil koala. Puisez dans les émotions. Elles seront nécessaires. La raison s’efface. Ayez du cœur, c’est tout ce qui va rester.

Utilisez TOUT ce que vous avez sur vous. S’il faut finir le boss de niveau à coups de pied, faites le nom de Dieu ! Tout est bon dans ces moments là, c’est mode survival. Préparez vous à ça AVANT que ça arrive. Préparez ces fameux « trucs » en avance, pour avoir un arsenal à disposition immédiatement. Car quand tout part en vrille, ou quand on arrive en fin de course, vidé, la lucidité n’est plus là. Il ne sera plus temps de réfléchir à ce moment là, mais juste réagir. Tous les ressorts mentaux préparés en avance reviendront alors plus facilement.

15 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. J’insulte beaucoup quand je suis dans le dur. Dans ma tête, à haute voix, la course, le parcours, moi-même. Je te rejoins complètement.
    J’ai de la musique qui signifie quelque chose pour moi, impeccable.
    Et parfois même je me dis « Putain mais tu vas leur raconter quoi sur le blog? Que t’as BAISSé LES BRAS? Que t’as abandonné? » ça rejoint ton point de « je veux pas décevoir » mais ça s’intègre dans mes insultes envers moi-même en général « Tu veux vraiment être nulle jusqu’à la fin de ta vie? » (ouais je joue la tragédie grecque à son maximum)…

    C’est marrant parce que j’ai toujours vu les courses comme des boss de fin de niveau. J’attends sagement le moment d’affronter le marathon pour finir mon level…

  2. Merde, je crois que je suis amoureuse (de ton esprit). Bon par contre, il manque juste un truc – tu restes tout le temps (au final) dans une certaine philosophie de la gagne, or, kiffer/accepter/s’aimer lors de/ aimer/ les moments de lose (prise de kilos-blessure-échec) sans penser à : faire mieux après/je reviendrai plus fort), je crois que c’est…la clé / le nirvana/ le summum / le truc ultime qui bousille toutes les modes à deux balles d’entraînement motivatoires uniquement calqués sur la course à l’Ego. Je dis ça, je dis rien. NDA : j’ai bu du Saint Emilion, je m’emballe peut-être.

    • Ouf j’ai eu peur, je savais bien qu’il n’y avait pas de photos nues de mon corps d’athlète sur Internet ! 😉

      Kiffer les moments de lose, c’est difficile! Tu as de belles périodes de blessures dans l’histoire de ce blog. Je n’y mettais pas tous les états d’âme, mais ça doit bien transpirer un peu.

      Tu dois avoir raison. De toute façon, une fois passé le pic, il faut arriver à trouver sa paix ailleurs que dans la perf. J’ai peut-être quelques années encore pour y venir, je vous dirai.

      Mais quelque part, dans ces moments où je me disais que je ne ferai qu’un marathon, que je n’étais pas fait pour la route et la vitesse, j’ai commencé à trouver d’autres idées. D’où le paragraphe sur le trail, faire des courses à plusieurs, bénévole… Bref, trouver une autre satisfaction que dans le classement et la perf. Et les moments de coupure ont fait du bien à la tête parfois. Plus du tout de course. Apprécier aussi le reste. Et les kg en trop 😉

  3. « …à tous les trentenaires et plus jeunes ». Pff !
    Le runner novice mais néanmoins V1M que je suis a passé outre l’insulte et lu le billet jusqu’au bout.
    Et du coup j’ai gagné +1D6 permanent à tous mes jets de zen-attitude.
    Blague à part c’est vrai que dans les situations de galère ça aide de se projeter dans un référentiel qu’on maîtrise et qu’on apprécie. Maintenant je penserai à Sonic quand je partirai trop vite. On verra dimanche si ça fonctionne 🙂

    • Le plus important est de trouver ses propres solutions ! La recette générique, si elle marchait, ça se saurait 🙂 Faut creuser un peu, descendre voir à la cave quoi 😉

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