Tu as quoi en toi ?

Oui, c’est sympa de gazer en apostrophant la Côte des Gardes. Mais on arrive au 29 pas exactement dans les conditions prévues.

Déjà, un entraînement un peu à la cool, petit kilométrage souvent, pas trop de côte depuis le début du mois. C’est clairement pas la rigueur qu’on a pu suivre pendant les prépas marathon. Mais soyons honnête, c’est pas la misère non plus, le dénivelé a été mangé au mois d’août. Rien de bien problématique ici.

Maintenant, la crève une semaine avant, c’est une vraie saleté. Ça traîne, on sent bien la fatigue physique sous-jacente. Comment cela va se traduire dimanche? Sur un 16km, ça m’étonnerait que ça pénalise beaucoup. La petite gêne respiratoire? Mouais, je respire pas trop par le nez, et la gorge est moins prise. A voir.

wpid-IMG_20130927_191659.JPGPhysiquement, si ce n’est pas le nirvana, on reste quand même sur des bases qui devraient suffire à faire une bonne course, surtout vu le RP sur la course ! (1h29…)

Reste que dans la tête, c’est pas la grosse envie. On passera sur les détails de choses que je n’ai absolument pas à étaler ici, mais toujours est il que ça finit par travailler pas mal. Sommeil de merde, bien aidé par la crève (merci à elle), petit appétit, donc un poids plus bas que prévu. A la limite, on est au poids prévu… mais pour les 20km de Paris. Et la méthode ne paraît pas idéale. Ça ne sent pas le poids «bien» perdu. Au moins voyons le côté positif des choses, quand la tête part un peu de travers, je ne me venge pas sur la bouffe.

Il a même été question pendant un court instant de ne pas aller à la course, instant vite balayé par l’evil koala d’un cinglant «t’es con ou quoi? Tu vas courir, ça te remettra les idées en place, feignant». Et aussi parce qu’on est inscrit avec une assoc, et des gens ont donné pour ce dossard. Sans dire de pouvoir faire la course à fond, il faut au moins mouiller le maillot et faire la course. Reste à savoir si tout ce qui traîne dans a tête peut s’utiliser. Ou si inversement, si ça fera casser la motivation à se faire mal à un moment ou un autre? Très bonne question.

C’est justement pour ça qu’il faut y aller, pour voir. Un RTT posé le vendredi, ça permet de recharger les batteries et de s’aérer un peu la tête. Et on se dit que comme ça, le bel article sur la motivation qui était presque fini y trouvera un beau paragraphe supplémentaire. Jusqu’ici, on y parlait surtout du positif. Voyons voir si toutes les pensées noires, le négatif, ce qui tire vers le bas, qui fait baisser la tête par moment, qui démotive, qui déprime, peut se retourner et devenir un carburant ? A la rage, au désespoir, que peut on aller chercher? Rien que pour ça, il me tarde d’y aller dimanche tiens. Pour voir si ça se finira par un « à quoi bon ? » dans la côte du cimetière, ou plutôt en se laissant aller, en s’abandonnant dans l’effort. En lâchant prise.

La Côte des Gardes est mon psy finalement.

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