Semaine innovante

Oui, vous en avez marre de ces compte rendus de semaine d’entraînement tous similaires. Une SL, un frac, une sortie EF. C’est toujours pareil. Mais vous saviez bien que vous pouviez compter sur PAP pour vous sortir un nouveau compte rendu passionnant d’une semaine qui n’avait pourtant rien pour l’être.

Pourtant, tout semblait démarrer pour faire du classique : lundi, petite EF du midi, Mercredi, le bon frac long, Jeudi ou Vendredi, une sortie footing optionnelle, et le week-end end, une SL. Mais dès le lundi, la grosse perte de motivance de la collègue sensée m’accompagner sur ma sortie du lundi fait qu’on décale au mercredi. Ce qui correspond à l’invitation de Geek&Run pour aller faire une sortie de nuit en forêt le soir même.

Donc une journée bi ? Midi et nuit ? Allez, banco ! Donc le midi, hyper cool, un petit 4.7km en 33:53, donc un simple footing. Car le soir, on ne sait pas encore trop à quelle sauce on sera mangé. Non que je me faisais du souci, tous les autres coureurs ne pouvaient pas être des traileurs expérimentés tapant le 35 min au 10km. Mais pour la première sortie de nuit à la frontale, y aller cool paraissait plus raisonnable. C’est donc accompagné de Geek&Run, son pote Bertrand, Run Happy & Nixul de la Twittosphère que nous nous élançons gaiement de Plaisir pour aller en prendre en forêt (jeu de mot facile que je ne pouvais pas ne pas faire).

C’est beaucoup de nouveautés d’un coup : nouveaux camarades de jeu, ça court franchement pas mal, y a du coureur taillé pour ça (Bertrand et Run Happy, ouch ! On sent que ça peut accélérer), du fou furieux à bonnes cuisses en pleine bourre (l’ami Geek&Run) et un barefooteur en formation trail (Nixul). On ajoute à ça la première vraie sortie des GoBionic Trail en terrain un peu accidenté, et de la frontale Fenix en mode course à pied, et de votre bloggeur favori en course de nuit.

Au final, les sensations sont différentes mais très sympas, il est un peu difficile de saisir sur quoi on pose les pieds parfois, mais on s’y fait finalement vite, et le port de la frontale est étonnamment peu dérangeant. Bien sûr, courir seul en forêt doit apporter d’autres sensations (la forêt de Rambouillet m’appelle…), mais ce fut une manière très agréable et reposante de s’initier au trail nocturne : Jérémy connaît très bien la forêt, il suffisait de suivre en discutant tranquillement. Au final on cumule quand même un tout à fait sympathique 15km en 1h30:26, avec 164m D+.

C’est donc finalement une journée à près de 20km qu’on fait dès le Mercredi, la SL est donc validée. Et le lendemain, c’est une bonne crève sûrement généreusement offerte par un collègue du bureau qui m’accueille à bras ouverts. Quatre jours passés entre toussotements, mal de gorge, rhume, mal de tête, douleurs musculaires et autres fièvres. Ça traînasse, c’est pénible comme pas possible, et ça fait rager une semaine avant une course. Bon, soyons positif, c’est mieux que la semaine de la course. Ça permet d’avancer sur des articles, et même de faire des conneries en vidéo.

Et comme on a dit que c’était une semaine innovante, nous incluons le Lundi, une semaine de 8 jours, pour faire quand même une troisième sortie, histoire de voir si on se sent encore capable de courir un peu. Il fait beau, chaud, la gorge est encore un peu prise, mais il y a un besoin de sensation avant de s’élancer Dimanche prochain. Donc c’est parti pour le « lunch run », qu’on voulait plutôt tranquille, et qui se transforme évidemment en cette sortie du type « comment je me sens ». Vous savez bien, sans regarder la montre, en se faisant un peu transpirer, en cherchant à « sentir » sa foulée, en étant à l’aise, fluide. Et finalement ça donne plutôt pas mal, malgré la petit gêne respiratoire et la fatigue qui arrive un peu vite. On démarre à 5’28 », puis 4’53 », puis 4’32 », sans avoir un seul instant l’impression d’être en rythme « semi ». C’est donc un bon test pour se rassurer, surtout qu’il était évident qu’en 4 jours, on allait tout perdre en vitesse (abruti…). Mais l’absence de SL du type « 3x3km à vitesse semi » faisait qu’il fallait trouver quelques repères. On finit un peu plus tranquillement (dans les 4’45 ») pour cumuler 6.5km en 31’31 ». La crève laisse quelques traces sur la fatigue plus que sur la vitesse évidemment, mais d’ici à Dimanche on espère bien récupérer ! Ça sera plus l’inconnue que ce rythme « 4’30 » qui semble acquis sur le départ et, on espère, la fin de course. Maintenant il faut se reposer plus que prévu d’ici au départ, la sortie prévue en frac long du Mercredi sera sûrement transformée en sortie courte pour faire du gaz. Sûrement pas la préparation rêvée, mais sur 1h20 et quelques, ça devrait passer. Allez on y croit !

8 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. il me semble avoir lu qu la vma pouvait baisser apres une inactivité de 8 jours ou plus ; tu es donc sauver 🙂 . et comme tu le dis, c’etait plus pour retrouver des sensations et en meme temps te rassurer. Bon courage pour la course

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'une *.