Don’t think, feel !

Ah encore une citation à la con, encore une chance de gagner une magnifique t-shirt de course (à condition d’être honnête et de ne pas utiliser Google, bien sûr !). Oui, trop réfléchir, trop rationaliser, trop mesurer, cadrer, ça ne sert à rien si à la base, on ne sent pas ouske on en est ! Alors, ouske j’en suis ?

Tartaaaaannnnn

Donc après le cuisant échec du fractionné de la semaine dernière, on retourne sur une vraie piste (comprendre : ouverte, et pas dure comme de la pierre), après environ 5 mois d’entraînement plus « lents ». Et plutôt que de cibler une vitesse, on fait aux sensations : 6x1000m à vitesse VMA. C-à-d plus vite qu’un 10km, en se disant qu’il faut en faire 7.

Ça fait toujours très plaisir de retrouver un bon tartan. Courir sans se casser la tête, c’est confortable, on peut se concentrer sur son allure et la foulée. C’est bien elle qui m’intéresse justement, autant que l’allure. Comment je me sens? Le retour au corsaire après un été à courir en short permet, outre de faire plaisir aux nombreuses spectatrices bien entendu, de mieux sentir comment tous les magnifiques muscles réagissent. Donc on essaye de trouver la bonne fréquence, la bonne montée de talons derrière, la bonne position, bref, de petits ajustements pour se sentir à l’aise.

Alors comme toujours, c’est un peu laborieux. Première répétition, on part trop vite, il faut vite ajuster. Puis il faut attendre la 4ème répétition pour se sentir dans le rythme. Un vrai diesel. Et au niveau concentration, il y a un peu de travail à faire pour garder la fréquence et remonter les talons. Mais après ces long mois à travailler plus lentement, on va dire que c’est compréhensible.

On laisse donc bipper la Garmin, mais sans contrainte de vitesse, et sans contrôler ses temps. Juste courir, trouver le rythme, la foulée, et pousser un peu. Sans se mettre minable, 6x1k ça commence à faire un peu de volume pour une reprise, on va éviter de se blesser maintenant !

Feel !

Puis une fois la récup terminée, en marchant vers les tribunes, il y a cette vérification des sensations au fur et à mesure que les jambes refroidissent. Et aussi légères que soient les Nike Free 5, cela reste des runnings un peu «hautes» et molles (choisies justement pour ça). Donc pour la première fois, pour se débarrasser de cette sensation d’anesthésie légère, je délace les chaussures et je les retire. Pour finir en chaussettes et sentir. Le sol, les pieds, les jambes. Certains coureurs me regardent bizarrement, avec mes runnings à la main. Mais retrouver des sensations fait du bien.

Même choses avec les étirements, qui permettent toujours autant de voir comment la séance est passée que de soulager les muscles. Et le soir et le lendemain, idem. En s’accroupissant, ça tire sur les cuisses ou pas ? Au réveil, les tendons sont comment ? Un simple checkup aux sensations, rien de tel ! Ça tirouille un peu, mais globalement, tout va bien, tendons d’Achille toujours un peu sensible, mais pas aux étirements, ni trop au réveil. Sous contrôle donc !

Mais bon, think un peu quand même

Bon bien sûr, je vais pas vous mentir, j’ai regardé les temps sur l’ordinateur. Ça paraît correct pour une reprise (modulo les imprécisions du GPS, soyons un peu prudent) : 3’55 | 4’03 | 4’02 | 3’58 | 3’57 | 3’48

La dernière, j’ai poussé un peu plus, comme souvent (malgré l’astuce habituelle pour se freiner : « y en a une autre après ! » « ouais c’est bon, je connais la musique »). Avec une VMA en théorie à 16.3, ça donne un 90.8% à 94% de VMA (voir même 96.9% pour la dernière…). Donc, comme je n’étais pas à bloc, il est bien probable que ma VMA soit un peu sous estimée (à 16.3km/h, je devrais faire les 1km à 4’05, à 90% environ).

Donc comme prévu, il va falloir refaire un test VMA, mais après le 20km de Paris, à poids de forme. Ensuite on pourra réfléchir un peu vitesse et entraînements bien cadrés. Pour le moment, on va en rester aux sensations, arrêter de bouffer trop de gâteaux (oui, deux bons kg de pris pendant le mois d’Août…) et faire du fractionné sur 1 et 2k, du seuil, ça devrait suffire à se faire plaisir sur les courses qui arrivent !

9 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Donc voilà. Tu fais tes 1000m grosso modo à l’allure où je fais des 300m. Mais j’étais pas trop à l’agonie et j’ai fait le dernier à un truc style 3’34. Ben, j’étais vachement fière de moi.
    Voilà. Est-ce que ce commentaire a un quelconque intérêt ? J’en doute …

  2. Ah ben voilà, c’est malhonnête d’utiliser Google maintenant ! M’en fous, les t-shirts j’en ai toute une panoplie dans ma penderie, que j’empile course après course sans jamais les mettre.
    Ta piste elle est en accès libre ou t’es membre d’un club ? Par chez moi j’ai fait le tour des stades avec pistes et à moins d’escalader trois mètres de grillage, pas moyen d’entrer. Ou alors il faut soudoyer le gardien, je suis peut-être pas assez vénal.
    Et à un mois de la course (13 octobre m’a dit Google :p ) tu comptes les perdre les deux kilos ? Si oui tu devrais poster ta méthode, tu feras des heureux.

    • C’est en accès libre, enfin je pense 🙂 Je suis membre d’aucun club, donc j’ai un peu cherché aussi. J’ai constaté que souvent c’est fermé, mais j’ai de la chance, près du boulot, y a la piste de Rambouillet qui est ouverte tout le temps ou presque (et qui est super chouette), et à Vincennes il y a Pershing qui est vieille mais ouverte aussi. Enfin sur Paris, il y a plusieurs pistes également en libre accès, donc y a moyen 😉

      2kg en 4 semaines ça me semble pas difficile ! Une semaine de course, je pourrais presque les faire tranquillement ! Je mange bien maigre, beaucoup de fruits et légumes, viandes blanches, ça descend vite. Ensuite je fais gaffe de bien manger la veille ou les deux jours précédents, mais c’est le genre d’astreinte qui est facile à gérer sur quelques semaines par an !

      • J’aimerais bien perdre 2 ou 3 kilos d’ici mon 10 km le 6 octobre. Mais en ce moment je suis en déplacement professionnel une semaine sur deux, et ça veut dire 10 restos dans la semaine. Même en prenant souvent un plat light, pas d’entrée et une salade fruit en dessert, le mieux que j’arrive à faire c’est garder un poids stable 🙁

        • Ca n’aide pas c’est sûr ! Moi dans ces cas : petit déj toujours assez complets, mais je vire toutes les cochonneries (plus de croissants…). Repas du midi en fonction des contraintes, mais mollo sur les desserts. Le soir, toujours très léger, à moins d’avoir une grosse soirée derrière. Beaucoup de fruits, plus aucun grignotage. Avec le motivation de la course, je tiens bien ça pendant 2 ou 3 semaines.

  3. Rétrolien : Là c’est VRAIMENT la rentrée | Pasaprespas

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