[CR] « Ma région, je te kiffe ! » épisode 2

On poursuit le feuilleton de l’été ! Après s’être tranquillement échauffé une semaine, puis avoir accueilli RS avec un petit trail bien sympatoche, on enchaîne avec une petite compèt et un gros marathon, rien que ça !

Foulées du Cézallier

Deux jours après notre magnifique sortie traileuse , c’est donc motivé comme jamais malgré des cuisses un peu douloureuses que votre serviteur, accompagné du grand blond et de mon frère réquisitionné pour l’occasion, part s’inscrire sur un relais. Au menu, un semi (distance plutôt autour de 20km en fait), jamais plat, sur le plateau, là haut dans la montagne Auvergnate. Je laisse le premier segment en pseudo plat et grosse descente à mon frère, et le dernier mi-montée mi-descente au grand blond. Il faut préparer le PV, donc soyons motivé. Second segment, 7km, 4km de montée à 250m D+ pour débuter, puis du pseudo plat et une petite descente pour relancer. C’est pour moi ça !

Foulées du Cézallier, le départ

On se pointe sur place pour découvrir que ce n’est pas une course à 12 coureurs perdus sur les chemins. C’est le gros week-end de l’été dans le village, rando à cheval, VTT, marche, course, il y a de tout ! C’est convivial, le météo est idéale, bref, de la course comme on aime ! Bon ok, ça va monter, mais on est là pour en chier non? Premier relais en plus, c’est sympa de courir à la piole ET avec mon frère et un pote. Je pars donc en voiture pour le départ de mon segment, après quelques conseils à mon fréro (première course !). Après quelques estimations de sa vitesse potentielle, je m’échauffe et reconnais le parcours. Bon ok, 100m de plat et bam, on attaque direct. Ça va être fun! Les coureurs traînent à arriver, on nous apprend que le départ a été retardé de 15 minutes. Donc on se re-échauffe, et on commence à voir passer les premières fusées. On guette, super vue sur la descente à flanc de montagne, c’est une excitation différente d’un départ groupé.

Vue sur les premiers coureurs sur le flanc de la montagne

Vue sur les premiers coureurs sur le flanc de la montagne

Arrive finalement le frérot bien à bloc, et on attaque avec l’objectif de ne pas exploser. En étant mélangé aux coureurs solo, il est facile de doubler, ce qui fait toujours du bien au moral. Soleil de face, ça chauffe un peu, les cuisses tirent un poil, mais on contrôle bien au cardio. 4km de montée quand même, il faut gérer un minimum. Donc foulée bien courte, on bosse en fréquence, et on laisse monter le cardio jusqu’à 90% doucement. On double tout du long, tranquillement au train le long de la route, puis arrive un ravito surprise au bout de 3km, qui n’est pas superflu. Et là on rentre dans le dur, on quitte le bitume pour attaquer la piste, et le pourcentage commence à être un peu plus sensible. Certains solos marchent, et c’est là qu’on en appelle au mental : «t’as pas intérêt à marcher !». C’est pas 15% non plus, donc marcher c’est la honte.

C'est ça qu'on aime !

C’est ça qu’on aime !

La gestion au cardio fonctionne bien, on ralentit en évitant de laisser trop monter. Et hop, on débouche sur le plateau, le vent dans le nez, des faux plats bien pénibles, la vue est magnifique, mais à ce moment il faut bien l’avouer, le but est juste d’essayer de relancer. Ce qui s’avère bien plus compliqué que prévu, c’est pas du bitume bien plat, on est à la limite du rouge vif, et le vent + soleil en mettent un petit coup au moral. Mais on accélère doucement jusqu’à 12km/h (alors que grand naïf, on prévoyait bien 13km/h…). Puis ça commence à descendre et on peut se mettre dans le rouge pour de bon. Certains coureurs solos encouragent au passage, bonne ambiance. Le dernier relais arrive plus tôt que prévu, avec la petite déception de ne pas avoir lancé la période « souffrance finale » plus tôt. Le grand blond part vers sa montée, et je profite d’un ravitaillement bien fourni avant de filer vers l’arrivée.

Arrivée

Et là, après une longue attente, nous voyons arriver notre dernier relayeur au petit trot, qui nous annonce (RS, tu es vengée !) «j’ai une cuisse qui a dit stop dans la descente». On termine la course ensemble en 1h50 avec une honorable 12ème place sur 17 équipes. Difficile de savoir la qualité de mon relais (les intermédiaires n’étaient pas enregistrés), mais au moins, pas d’explosion ! 6.6km en 34’11, 252m D+, 5:09/km. En allure corrigée du dénivelé, Strava me donne un 4:28/km, honorable même si loin d’une vitesse optimum sur un 7km ! Mais supers conditions et ambiance à nouveau, au point qu’on se demande même si on ne va pas faire la course en solo l’année prochaine.

Un marathon un peu particulier

Le Vendredi, on part en voiture pour un marathon un peu particulier le Samedi en Bretagne. Avec dans le sac, un matériel assez complet et assez lourd : deux boîtiers, quatre objectifs, des batteries, des cartes mémoires, et on attaque vaillant bien vaillant à 9h du mat pour un mariage qui se terminera à 5h du matin. Nouveau record battu, 20h, je dois être prêt mentalement pour l’ultra endurance non ?

Il aurait été intéressant de compter le nombre de descentes / montées sur un genou. Toujours est-il qu’à l’arrivée, le pied droit ne se pliait plus vraiment, il fallait descendre sur l’autre genou (difficile de changer un réflexe d’ailleurs…), les cuisses étaient bien dures (après le trail du mardi, la course du Jeudi, elles avaient bien travaillé il faut dire !) et le dos bien attaqué (oui, les boîtiers + objectifs, c’est lourd). On dira qu’on a fait du travail de muscu donc (et de gestion de l’énergie, avec des barres de céréales dans le sac).

C’est donc sur les rotules que votre coureur favori termine sa deuxième semaine de vacances. Où trouvera-t-il les forces nécessaires pour aller de l’avant lors de la dernière semaine ? On se le demande bien ! Lui même se le demandait d’ailleurs en ingurgitant quelques galettes saucisses et autres crêpes au caramel au beurre salé le Dimanche midi. La réponse dans le dernier épisode de notre feuilleton de l’été !

4 commentaires

  1. J’adore! Chouette course! Et je découvre qu’on peut calculer une « allure corrigée du dénivelé », je ne le savais même pas.
    C’est le meilleure feuilleton de l’été que j’ai lu dans ma vie. Merci Cap’tain!

    1. Il y a plein de formules pour calculer ces vitesses. Je trouve ça rigolo pour voir si on a bien géré sa vitesse, même si c’est toujours des formules et très discutable. Surtout pour un débutant en course avec un peu de D+ ! Mais au moins avec ça je peux un peu calculer des vitesses à tenir (style : « fais pas n’importe quoi au PV cette année »), ça correspond grosso modo aux sensations, c’est pas si bidon 😉

      Et le dernier épisode… Quelle apothéose !

  2. Oooh le pauvre grand blond, je ne lui souhaitais pas tant de malheurs ! Il est bien remis ? Rien de grave ?
    Sympa le relais, ton frère a aimé ? J’aime bien ces courses de village, c’est authentique et souvent bien chaleureux …

    1. Je ne sais pas trop, il est reparti peu après, faut que je vois s’il sera en état pour son trail 😉 C’était pas méchant, juste musculaire je pense.

      Mon frère a trouvé ça sympa oui. De là à en faire d’autres, je sais pas. Mais super ambiance, il me tarde d’en faire d’autres !

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