Petite semaine

Il y a des semaines comme ça, on le sent pas trop, la moindre excuse est bonne pour ne pas sortir, justifiée ou pas. On lâche un entraînement, ou bien on se dit « je le décale à demain ». Et on sait très bien comment ça se termine. Il y a plusieurs façons d’aborder le truc. La plus simple avant d’aller bloguer est le classique « c’est ma semaine light ». Mais soyons honnête, dans mon cas, le « light » s’est imposé de lui même, ça n’a pas été décidé en début de semaine. Ça c’est  toujours l’excuse facile, même si j’ai du mal à justement prévoir ces semaines un peu plus light. Mais là, il faut dire que la météo n’a pas aidé. Le magnifique temps oscillant entre trop estival (comprendre : >30°C) ou pas assez (comprendre : il pleut des cordes) associé à quelques contrariétés forment un cocktail un peu toxique. Pourtant, on l’a annoncé, il n’y a pas de mauvaise météo, juste une mauvaise motivation. Mais cette semaine, la motivation est assurément mauvaise. On lâche déjà la séance du mardi: pas le moral, pas envie tout simplement, alors que souvent je vais courir pour justement m’éclaircir la tête quand j’ai trop de choses à l’esprit. Mais là, non, énervé, en retard, on rentre au lieu de courir. On pourra toujours se rattraper demain, hein ?

Le mercredi, la météo se charge de faire regretter ce choix : ça pleut bien fort, on oublie donc les potentielles sorties du matin/midi/soir. Le Jeudi, idem, ça attaque bien pourri, et on a oublié de laisser un change la veille au bureau pour tester le « je prends un train plus tôt, je descends une station trop loin, et je file au bureau en courant dans la forêt ». Mais le soir en rentrant, on finit par se pousser au c.., on repousse le dîner pour une sortie cool. Pas encore assez de courage pour monter à Vincennes (royalement 35m de dénivelé, c’est sûr que c’est l’Aubisque de monter là haut !), mais juste une sortie de fin de journée comme on les aime pas trop. 7.78km en 41:30, c’est bien sûr trop rapide pour un footing (5:20min/km), mais il y a au moins la satisfaction de tenir une vitesse honnête sans pousser.

Le samedi, on se voulait motivé pour faire son entraînement de côte dès le matin, où qu’on est bien en forme, la bave aux lèvres. Hélas, une nouvelle nuit un peu hachée avec le bébé, et hop, c’est avec la tête dans le c.. qu’on se réveille, et on sait déjà que les côtes ne seront pas pour la matinée. Heureusement, la perspective de la charmante montée de Berzet dans une semaine permet de rester un minimum motivé. C’est donc avec un allant presque intact qu’on part vers 18h30 vers la belle route des barrières, avec l’objectif de faire plus long et plus rapide que la semaine dernière. Déjà, sous 2min30 pour chaque montée (un petit 550m à 5% environ), ensuite, ajouter au moins une montée. Si la vitesse se tient finalement bien, la récup est quand même assez longue :

2:25 | 2:23 | 2:27 | 2:25 | 2:26 | 2:25 | 2:12
Récups entre 3:10 et 3:20.

A noter que la dernière répèt s’est faite en mode « craquage ». Après avoir été félicité pour une montée de la côte en question un peu raccourcie sur Strava (un énième site pour publier ses sorties) en 2:18, j’avais promis de tenter de faire ce temps sur la vraie montée complète. C’est chose faite, mais au prix d’un très gros effort et d’une belle pause arrivé en haut. Et au final, entre la fatigue de la semaine, les tendons un peu sensibles à la course en montée, et cette dernière répèt en mode « record », j’ai préféré passer à 7 montées au lieu de 8. Une petite déception, moi qui ne raccourcis jamais un frac. Bon allez, soyons quand même satisfait, c’est plus long que le week end précédent (11.38km en 1h02, 5:28min/km), et plus « compact » et rapide.

Cette semaine à deux entraînements rappelle surtout qu’on est pas une machine et que la motivation ne peut pas toujours être au top. Avoir un VRAI gros objectif aide énormément. La montée de Berzet, c’est sympa, mais c’est une demi molle, c’est pas hyper excitant. Donc au lieu de sortir se retaper un moral via la course à pied, on a un peu subi. Et les glaçages / massages des tendons qui avaient fait beaucoup de bien pendant la prépa marathon deviennent une corvée qu’on fait beaucoup trop sauter. Ah, vivement le retour des bons gros objectifs !

9 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. tiens on dirait mes semaines avezc les bonnes escuses sauf que moi j’en fous encore moins car il m’est arrivé ces deux dernières semaines de même pas chausser mes baskets pour m’entrainer (ouuhhh la honte ) et du coup d’aller affronter les courses en mode pas du tout warrior !!!!
    comme tu dis vivement les gros objectifs 😉

    • Le pire, c’est que je ne cesse de répéter que 99 fois sur 100, quand on dit ‘je suis trop fatigué, ça va pas le faire’, la séance remonte le moral. C’est un remontant naturel très efficace. Mais là j’ai lâché, et ça me fait chier. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Ça me saoule ça, autant qu’une fatigue finalement assez normal par moment.

  2. Captain CAP aurait-il aussi des failles ? T’ajoutes pas la culpabilité de « lâcher » à celle de ne pas/moins courir, j’suis pas sûre que ce soit méga productif. Comme tu le dis, on est pas des machines. Sinon, ce serait trop simple et je courrais le marathon en 4h :).

  3. En même temps, je vois que tu cogites déjà sur ton prochain marathon… C’est bien 😉

    Lausanne le 27/10 ?
    Turin le 17/11 ?
    Malaga le 8/12 ?
    ….

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