Entraînement post Marathon / post VertiGo

Allez, maintenant qu’on a fini les séances d’escaliers, il faut recommencer à courir. Comment ?  Quand ? Où ? Et surtout pourquoi ? Tant de questions !

Oui, la fameuse période post marathon, qu’on a négocié presque de main de maître cette année en trouvant une course bien sympa un petit mois à peine après. Ça évite le fameux blues post-marathon, qu’il vaut mieux savoir gérer. Mais toujours est-il qu’on se retrouve maintenant sans objectif à court terme, et qu’il faut bien savoir au minimum où on va.

Donc déjà : on court pour se faire plaisir. Du fartlek, sans cardio, sans objectif précis à chaque sortie, on gère aux sensations. Après des mois d’entraînements très rigoureux et de montées d’escalier, ça fait plaisir ! Profiter de la météo aussi : sortir sous le soleil, aller en forêt, habillé plus légèrement (bon, pas nu hein, vous faites pas de films !)

On enchaîne donc tout de suite après la course d’escalier par une sortie allure libre à Vincennes (11.3km en 56:48, 5:01min/km), en attaquant piano puis en s’amusant un peu, hop le coureur qui file vers le château, je te rattrape, je te double, tu suis, on enchaîne gaiement le « à toi à moi » sur un bon kilomètre et demi, hop la coureuse autour du lac, une bonne accélération là aussi, elle suit en soufflant pas mal, ah bon en fait elle était en fractionné, aucun intérêt pour mes gambettes (snif). Au final ça finit moins vite que l’allure du dernier marathon, et pourtant on s’est pas économisé. Mais ça rend d’autant plus fier.

On profite du beau temps pour retourner en forêt de Rambouillet en semaine, une petite sortie sur les chemins, c’est plus vallonné et moins monotone, 6.5km en 32:55 (5:02min/km), c’est à nouveau assez rapide pour une sortie cool, avec cette fois des poussées dans les montées (oui, le Paris Versailles ne me détruira pas cette fois) et un rythme plus tranquille le reste du temps. La chaleur est loin d’être étouffante, c’est très plaisant de courir enfin sans avoir froid au départ. Et la forêt, la vraie, sans les multiples coureurs du bois de Vincennes, sans musique, ça fait du bien aussi !

Le Vendredi soir, on tente la sortie après le dîner, vers 21h30. Un aller retour au château de Vincennes en passant par dessus la Marne et l’A4. Toujours en allure libre (sans regarder la montre donc), 9.15km en 44:55 (4:54min/km), avec une bonne poussée dans la ligne droite vers le château (un km en 4:03 notamment). Les chronos sont une dizaine de secondes plus rapides que les sensations, ça fait plaisir ! Mais on finit plus lentement, l’abdomen commence à être un peu douloureux. Le poids du dîner qui pèse sur les abdos ? Difficile à dire, mais la sortie reste positive, la météo étant très agréable et le bois de Vincennes nettement moins fréquenté qu’en journée.

Enfin le Dimanche, la sortie (trop) longue. On retourne à Vincennes, mais en doublant la montée vers le bois histoire de travailler son rythme d’ascension. La première fois se fait à allure contrôlée, mais la seconde… Un autre coureur faisait la même chose, et s’il n’a probablement pas cherché à me rattraper sur la première montée, lui coller aux basques sur la seconde a été rude. Grosse mise en température, courir après d’autres coureurs ne permet pas toujours de frimer 😉 On arrive parfois à identifier les bons, mais certains ne payent pas de mine. Ça reste une bonne suée, et c’est plus ludique. On poursuit ensuite tranquillement vers le lac des Minimes, un petit tour, le tendon gauche se fait alors un peu ressentir, il pleut depuis un bon quart d’heure, la tentation est forte d’écourter la sortie. Mais toutes les douleurs ne durent pas, et après avoir ralenti un poil, ça se passe mieux. Direction le château, toujours sous la pluie, et retour au bercail, non sans se refaire une dernière fois la côte pour se montrer que non, on est pas si fatigué. Au final c’est plus long que les 13/14km prévus, sûrement un peu trop après un mois d’entraînements ultra courts, mais c’est une fatigue qui fait plaisir. Une fatigue saine. Les tendons s’en plaignent un peu, mais on classera ça dans les douleurs de reprise. Au final ça fait 16.2km en 1:24:41 (5:13min/km, pas vraiment de l’endurance douce, surtout avec 3 montées de côtes).

Le retour aux entraînements classiques se fait donc de manière assez « rapide », la tentation de profiter de ses jambes étant assez forte après un marathon. L’entraînement pour la Vertigo a tout de même permis de laisser les jambes se reposer, c’était probablement un bon choix. Reste à surveiller les tendons d’Achille sur cette reprise, la forêt et les habituels glaçages aideront bien !

Quant aux objectifs, ça commence à se dégrossir : il faut travailler la vitesse jusqu’à la fin de l’année. Et comme on aime bien les classiques de l’automne, et pas tellement la chaleur, on a décidé de faire les choses un peu dans le désordre : se faire plaisir pendant l’été, des entraînements dans la nature, en rythme assez libre, du trail, puis le Paris Versailles et les 20Km de Paris à la rentrée, puis battre son record sur 10km avant la fin de l’année. Une petite course n’est pas interdite fin Juin, mais j’attends confirmation pour vous en parler ! (suspense suspense, comme toujours !). En attendant, free staïle !

5 commentaires » Ecrire un commentaire

    • Merci, mais faudra annoncer un peu la couleur 😉 <1h30 au 20Km de Paris, c'est une évidence, sûrement moins. PV, je sais pas trop, <1h20 sûrement, faut calculer. 41min sur 10 ? Je verrai en fonction de ma forme à la fin de l'été 😉

  1. Ah bah te revoilà toi !
    Je me tâte aussi à monter à la capitaaaale pour faire Paris/Versailles. Mon aversion pour les côtes me pousserait plutôt à faire les 20 km de Paris mais mon goût pour les belles arrivées m’attire vers ce fameux château (que je n’ai jamais vu d’ailleurs. J’interdis tout commentaire à ce sujet). Bref. En tout cas, beau rythme sur ces sorties « à la sensation ». Ça doit faire du bien de se lâcher un peu la bride …

    • Le 20K de Paris est très sympa comme course de masse (en plus, dossard préférentiel, si celui là je l’honore pas… le premier… snif… chui ému !). PV, c’est plus difficile, c’est clair !

      Et sinon oui, ça fait du bien de se lâcher un peu, mais il faut faire attention de ne pas le faire trop vite après le marathon si tu tapes bien dans tes gambettes. Et oublie pas de préparer l’après toi aussi. J’avais un peu mis ça de côté, heureusement que la VertiGo était là…

  2. Rétrolien : Nouvelle course pour le fun : la montée de Berzet | Pasaprespas

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