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Allez on y est, le pic d’entraînement est atteint, une dernière semaine encore un peu « lourde » (avec une sortie longue qui envoie du bois !). On commence à y croire assez fort, les jambes ne font plus vraiment mal, on ne court plus après les trains, les séances sont bien respectées, il y a moyen de faire quelque chose de propre le 1er mai. 

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Une petite sortie dans le « Ch’nord » pour cette première séance, 6.05km en 34:55 (5:46min/km), c’est au petit trot, le vent dans le dos à l’aller, puis dans le nez au retour. Pas des plus agréables avec -1°C… Mais on ne cherche pas à flamber, juste à faire sa sortie footing sans chercher la perf.

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On reprend les choses sérieuses le mardi avec une séance mi-endurance / mi-seuil :

1h footing + 20’ en progressif de 70 à 85%

Ça fait un volume sympathique à nouveau, et le progressif a été géré de main de maître cette fois. Deux solutions simples pour ce genre d’exercice : diviser les 20 minutes en plusieurs paliers et tout programmer sur la Garmin (mouaif, long), ou alors mémoriser les paliers et les faire en direct live, avec contrôle sur la montre. La seconde solution a été choisie, mais la vitesse instantanée étant moyennement fiable, la progression a été constante, mais trop rapide. Il vaut mieux cela que l’inverse, même si se fatiguer de trop n’apporte rien… 15.25km en 1h20 (5:15/km), avec une première heure en 5:33 (endurance bien gérée), puis le progressif en montant jusqu’à 4min/km (il fallait s’arrêter à 4:19…) (traduction : je suis un avion de chasse) (deuxième traduction: on verra le 1er mai si t’es un avion…).

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Le Jeudi, on innove, il faut faire de la côte, et rien à côté du boulot. Donc pour gagner du temps, on part en tenue de course du travail, on sort du métro en avance à Quai de la Gare, et on rentre à la maison via les quais de Seine. C’est un peu plus long que le footing prévu dans la séance, mais la nuit tombant encore tôt, toutes les minutes sont bonnes à prendre. S’en suit un de ces entraînements de fractionné comme on aime :

30’ footing + 10X 100m en côtes à 95% VMA  récup 100m footing +4 X 30 montées genoux en côtes +  2 à 3’ footing retour sur terrain plat  + 20 x 15’’ (95%) Récup 15’’ (65%).

J’avais séché les premières pour protéger le tendon d’Achille et à cause de la météo. Ça change des fract sur terrain plat ou de 300 mètres minimum ! C’est difficile à gérer au GPS à nouveau, il ne faut pas trop se fier aux chiffres. Mais sans dire d’avoir fait des chronos parfaits, la séance a été gérée sans grosse défaillance, un poil trop lentement pour les montées de côte, mais pour une première fois, il vaut mieux être prudent que blessé… Reste qu’en rentrant à la maison, la douche et le repos font du bien ! On cumule 11.42km en 1h07:11 (5:53min/km), rien de fabuleux au niveau des chiffres, mais le cardio fait un sacré yoyo.

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Le Samedi matin on s’envoie la dernière sortie longue conséquente. Non sans râler un peu parce qu’un, il fait bien sûr à nouveau un temps de MERDEEEEE (2°C, gris pourri), et deux, le mollet droit est encore un peu douloureux du Jeudi. Allez, c’est musculaire, les courbatures ça n’a jamais tué personne… Reste que le programme est sympa pour une SL :

45’ en endurance + 12’ en progressif de 75 à 85%+ 3’ à 70% + 20’ en progressif de  70 à 80% + 5’ à 70% + 20’ en progressif de 70 à 80% + 10’ en endurance.

Avouez le, il faut pas être tordu pour écrire un truc pareil ! Oui mais c’est nettement plus amusant à faire que 2h à rythme constant ou avec juste deux passages à AS42… C’est plus rapide d’ailleurs, mais ça passe assez bien, avec à nouveau la nécessité de bien connaître ses allures. Le premier progressif a été une lichette trop lent, les deux suivants un poil trop rapides. On cumule donc 23.08km en 1h58:07 (5:07min/km). Avouons que c’est sympathique ! Et surtout, si la fatigue est un peu présente à la fin, le cardio est très rassurant : 162puls/min, c’est moins que le ressenti, et on partait dans le froid et sans eau (avec deux gels… pouah, quelle galère à avaler !). Encourageant pour le marathon donc, c’est une séance pour travailler la confiance.

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La deuxième sortie footing a été décalée du Vendredi au Dimanche : repos après les séances de qualité qu’on m’a dit. Le mollet me remercie. Et après avoir marché toute la matinée pour suivre le Marathon de Paris (voir article et les photos qui arrivent), il n’a pas été nécessaire de se forcer pour courir doucement : 5.23km en 32:22 (6:12min/km). Jambes un peu douloureuses, donc on trottine, on rentre et on se repose.

Total

Énorme semaine puisqu’on bat son meilleur total : 61.03 km en 5h32 ! On attendra donc la S8 pour voir la quantité diminuer. Tous les entraînements ont été respectés, et se sont fait avec les résultats escomptés. Mention spécial à la séance longue qui faisait un peu peur, mais qui finalement rassure beaucoup à 3 semaines de l’objectif.

4 commentaires

  1. Beaucoup de coureurs se démotivent dès qu’il ne fait pas beau, ou pas assez chaud. Parce qu’ils sont contrariés au boulot ou au volant sur le chemin du retour. Parce qu’une douleur est présente… Ou risque de se déclarer. Pas de chance, y’a tellement d’événements qui les empêchent d’exprimer leur talent à leur juste mesure.

    Un objectif, c’est des étapes à franchir, du travail à fournir et de la sueur à donner. Tout ça représente des morceaux de bonheur qui prennent sens à la fin, une fois l’objectif rempli. Mais avant d’en arriver là, il faut quotidiennement lutter contre des centaines de fausses raisons en forme de petits cailloux qui se glissent dans les chaussures.

    Je reviendrai lire ces lignes dès que je ferai preuve à nouveau de cette faiblesse.

    1. Tu as tout à fait raison. Les excuses sont beaucoup plus faciles à trouver que les solutions… et puis honnêtement, avec du matériel correct, la météo, c’est pas si terrible. Ca fait deux mois que je sors dans le froid, mais est ce que j’ai EU froid ? Jamais vraiment. J’en ai entendu dire qu’il était difficile de se préparer pour le marathon cette année avec cette météo… j’ai annulé UNE séance à cause de la neige, et j’ai fait des escaliers à la place. Il faut juste se donner les moyens, on est pas à plaindre. Certaines personnes ne peuvent même pas courir. Je préfère penser à eux en sortant plutôt qu’à un peu de pluie ou le froid.

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