S0

S0 ? Càd ? C’est quoi ça ? S1 ok, semaine 1, sur un plan de préparation, on connaît. Mais S0 ? Pasaprèspas innove, et ajoute des semaines aux plans de préparation. Hé ouais !

Pré-prépa

La S0 fait suite à la S-1 en fait. Ces deux semaines de pré-préparation sont en fait un test pour voir si la S1 peut se justifier. Oui parce qu’avec une dernière course début Novembre, vous vous doutez que ça commence à démanger. Et avec un dernier marathon en 2011, la longue distance démange encore plus. Bon, les plus raisonnables d’entre vous vont sûrement me dire « Ecoute mon gars, t’as 30km dans les jambes en Décembre, 11 en Janvier, t’es court, soyons réaliste! ».

Bon.

Ils n’auront pas tort. Mais ça veut dire repousser à nouveau à l’automne, et logistiquement parlant (oui souvenez vous, votre coureur favori est jeune papa), ça sera moins simple à ce moment là, n’ayant plus d’aide à la maison  Et puis à repousser sans arrêt en attendant d’arriver au top au début d’une prépa, on passe son temps à reporter. Donc l’objectif optimal, on l’oublie. On arrête de regarder ces beaux tableaux qui vous disent « vous pouvez taper 3:30 dans l’idéal ». On part humble, en se disant que pouvoir s’aligner, ça sera bien si le tendon le permet. Le finir, ça sera toujours beau. Améliorer de 10 à 15 minutes, ça reste raisonnable et envisageable.

Donc cette semaine, on refait 3 entraînements en surveillant le tendon.

Mardi, 9km au feeling, en 50:10 (5:34/km), on remet le cardio, qui évidemment monte un peu haut (156puls/min), ça fait un peu mal aux mollets sur la fin et à la hanche, mais on va dire que ce sont des douleurs de reprise.

Le Vendredi, 7.6km tranquillou avec une collègue, en 53:36 (7:03/km).  Pour le coup ça ne fait plus trop mal évidemment, mais ça fait toujours quelques kilomètres. On s’étire toujours bien consciencieusement après chaque entraînement, et c’est glace matin et soir tous les jours.

Le Dimanche, on sort donc confiant pour refaire ce qu’on appellera une « sortie longue ». Il faut dire que ça fait un moment qu’on n’a pas poussé au delà de l’heure.  Et même si le manque de sommeil et la fatigue font monter le cardio bien trop haut (170 puls/min !), on tient quand même 1:20 pour 14.7km (5:27). Rien de faramineux, mais le plus important reste les sensations dans le tendon le soir même et le lendemain matin.

Verdict : tout va bien. La palpation classique qui était douloureuse ne l’est plus, il faut un peu chercher pour trouver une sensation. Donc on va dire que malgré les 30km / semaine, c’est en voie de guérison. Il faut dire qu’on fait aussi beaucoup attention :

  • glace matin et soir (10 minutes)
  • terrain meuble (piste, chemin, pas de bitume)
  • pas de vitesse (12km/h maxi)
  • récupération systématique (jamais deux jours d’affilée)

Donc

Marathooooooooooooooooooooooon

Oui, il faut se lancer. Si on attend d’être à 100%, avec deux mois d’entraînements préalables sans aucun souci, on risque de laisser passer pas mal d’opportunités. Alors oui, il faut faire des concessions. Viser son temps optimal (selon sa VMA et son endurance), c’est illusoire quand on ne peut pas courir 15km près de 30sec plus lentement au km et avec un cardio à 170. Même avec 10 semaines d’entraînement, j’ai du mal à croire que tous les paramètres seront au vert.

Mais entre son optimum, qui serait sûrement difficile à atteindre (3h30) et la seule référence actuelle (3h55), il y a une marge de progression assez large.

Déjà, finir. Toujours rester humble. On peut se reblesser pendant la prépa. On peut se blesser pendant. Finir.

Ensuite, améliorer. 3h45, c’est déjà pas mal, c’est une marque qui sonne pas mal, 4H / 3h45 / 3:30 / 3h15. Des étapes clés quoi. Donc partir en visant 3h40, ça semble un peu plus crédible.

Oui mais où ? Pour le MDP, ça paraît court. Ensuite, il faut faire attention à l’augmentation des températures, on sait bien que ça fait du mal au coureur des montagnes. Donc le choix s’est porté sur (suspense absolument insoutenable) :

Sénart !

  • C’est en région parisienne, donc niveau logistique, c’est pratique (on peut y aller en RER ou en voiture).
  • Le cadre ne fait pas rêver, mais on veut un marathon avec peu de coureurs (1700 probablement), mais bien organisé (Sénart, c’est 1400 bénévoles et organisateurs !)
  • Une boucle. C’est bien une boucle. Plate. Bien, plate.
  • 1er mai, ça laisse 10 semaines, ça devrait pas être trop chaud, pile poil.

Plus de détails sur le plan choisi très bientôt… Pour le moment, on attend avec impatience le première entraînement. C’est plus pareil, les entraînements de marathon. Déjà les semaines S-1 et S0, on se sent différent. Il fait moche, il fait froid, il pleut, mais on sort quand même, on peut presque dire qu’on aime ça. Oh oui qu’on aime ça.

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