Enième reprise & matériel pour l’hiver

Allez on y retourne. Après des mois de Décembre et Janvier assez faméliques (37km en Décembre, 12km en Janvier…), Février est le vrai premier mois de 2013. Et ça fait bien un peu mal aux mollets, mais par contre, le froid n’est pas un souci, votre coureur favori étant un pur geek sportif équipé de la tête aux pieds.

On va déjà passer sur les sorties de ces deux mois de trêve hivernale. Avec une douleur au tendon d’Achille de retour dès le 6 Décembre, les semaines qui ont suivi n’ont été qu’une alternance de repos / test / ah non ça fait encore mal. Et évidemment de remise en cause de tout le programme de début d’année.

Entraînements

Fin Janvier a donc marqué la vraie reprise, après presque 4 semaines d’arrêt complet de tout sport. Et c’est donc non sans une certaine appréhension qu’on chausse ses nouvelles runnings flambantes neuves (Saucony Kinvara 3 jaune fluo, <3 <3 <3) pour une première sortie et trop longue et trop rapide ( 11.6km en 1h, 5:11/km…). C’est ça de courir accompagné aussi, on se laisse un peu griser. Mais les mollets viennent rappeler au bout d’une quarantaine de minutes que non, ils ne sont pas encore au top.

On attends donc une bonne semaine que les courbatures disparaissent, et on reprend plus tranquillement, 7.6km le week end suivant, en 42min (5:33/km). C’est déjà plus proche d’une sortie raisonnable en endurance. Il fait bien froid, les mollets sont toujours un peu raides, on hésite entre « douleur de reprise » et « c’est encore le tendon qui est blessé ». Comme il faut rester positif, on attend le lendemain pour vérifier l’état du talon au réveil: RAS. Les étirements rigoureux après chaque sortie + glaçage au minimum une fois par jour + massages réguliers semblent faire effet. On y croit.

Deux jours après, une autre sortie sur terrain meuble (mon copain le tartan), dans le froid, le vent, le noir, et la pluie. Mais soit on en est, soit il faut changer de sport. 8.13km en 46:16 (5:42/km), c’est à nouveau en en gardant sous la semelle. Et sans se fixer d’objectif : on embarque sa montre, mais pas de cardio, pas de musique, et sans contrôler sa vitesse en permanence. Bref, on court aux sensations, en restant en endurance douce. On enchaîne deux jours après avec une sortie footing avec une collègue qui se transforme en trail sur les premiers km dans la gadoue. 6.11 km en 44:18 (7:16/km). C’est parfait pour ajouter un peu de kilométrage tout en restant très léger sur les mollets en reprises (enfin les mollets… le muscle situé en dessous surtout).

Et comme les douleurs, c’est souvent dans la tête, on ressort le dimanche à nouveau en freestyle, 10.25 km, en 1:00 (5:52/km). A nouveau sur terrain meuble, à nouveau dans le froid, avec la neige et le vent en invités. Et si les mollets restent tendus, ils encaissent finalement bien les trois sorties de la semaine. Il faut dire aussi qu’ils ont été chouchoutés. Et le tendon droit étant pour le moment totalement silencieux en course, et à peine sensible au toucher ensuite, on commence à y croire un peu. Il faut dire que les échéances du printemps arrivent, donc il faut bien tenter de se relancer avant qu’il ne soit trop tard (oui oui, l’animal des montagnes craint le chaud, les courses à partir du mois de Mai, ce n’est plus trop pour lui).

Vive le bon matos !

En vrai geek sportif, votre serviteur a profité de sa reprise pour utiliser un maximum son plus ou moins nouveau matériel. Et s’il est évident qu’on ne court pas plus vite avec tout ça, au moins, on n’est pas ralenti par les conditions. C’est déjà pas mal. Donc au menu :

Chaussures

On est en plein rodage des Kinvara 3, qui succèdent aux Kinvara 1 (détentrices des records sur 10 et 20k). Pas de surprise avec ces chaussures, mais toujours le même plaisir. C’est léger, c’est souple, c’est amorti, c’est joli, bref, un vrai bonheur. C’est la première chaussure achetée deux fois, on se fidélise un peu après tous ces essais ! Un test complet arrive bientôt. On complète avec un peu de Skechers GoRun, qui sont toujours aussi plaisantes pour des sorties tranquilles.

Kinvara 3

Vêtements

Avec les températures hivernales, bien s’habiller est très important. Si chaque sortie se finit en ayant froid et ou en étant trempé, ça finit par taper sur la motivation. Et c’est bien là que le matériel peut faire la différence. On a pu tester toute sa panoplie de vêtements d’hiver avec une vraie plaisir :

  • Première couche chaude,  très près du corps, avec des « body » Decathlon et Craft. C’est très chaud, léger, ça évacue bien la transpiration. Le Craft est nettement plus cher, mais plus fin, plus joli et aussi chaud. Un t-shirt manches longues D4 coûte environ 17€, l’équivalent Craft près de 40€ en soldes.
  • Une veste par dessus. On se limite à deux couches tant que les températures ne sont pas franchement négatives. On alterne ici aussi entre deux modèles, une veste Softshell Craft, ça bloque entièrement le vent, ça résiste plutôt bien à la pluie, ça tient chaud sans tenir trop chaud, et une veste « c’est Noël, je me fais carrément plaisir » Ashmei, même chose, on ne sent plus le froid sans se retrouver trempé. 65€ pour la veste Craft en soldes (super rapport qualité prix!), 180£ pour la veste Ashmei (oui je sais, c’est hors de prix, mais putain qu’elle est belle et bien finie !).
  • S’il se met vraiment à pleuvoir, une petite couche de plus pour éviter de se retrouver trempé s’impose. Les vestes ci dessus résistent bien à la pluie ou la neige, mais il y a des limites. Il faut alors choisir entre du vraiment étanche (waterproof) mais qui ne sera pas très respirant, ou du résistant à l’eau (water resistant) qui supportera une pluie soutenue pendant un certain temps. Ayant tendance à transpirer beaucoup, j’ai choisi la seconde solution : une veste de pluie Sugoï Hydrolite. Ça ne pèse rien, ça se met en couche supplémentaire été comme hiver, ça résiste remarquablement bien à une petite pluie, sans être hors de prix (55€, achetée aux USA pour tricher un peu).
  • Évidemment, gants, bonnet, tour de cou si nécessaire (mais les vestes ci dessous ont un col montant, et le body Craft aussi, je n’en mets donc plus sauf températures franchement négatives).
  • En bas, on compresse pour éviter la fatigue. Donc soit un bas de survet ample (D4 à nouveau, ça fait tranquillement l’affaire pour 15€), mais avec des chaussettes de compression (25€ chez D4, c’est abordable), soit un collant long bien près du corps. Ici c’est à nouveau Craft, avec des modèles de 35€ (temps un peu froid) à 45€ (températures négatives). La qualité de fabrication de la marque suédoise est irréprochable, ça tient parfaitement les jambes, sans entraver les mouvements ni tenir trop chaud.

Au final, tout cela représente un budget. Il est tout à fait possible d’aller courir en mettant des couches plus « communes » (combien de sweat shirt à capuche en coton sur des coureurs à Vincennes le week end ?). Mais quand on a une tendance à transpirer beaucoup, il y a une vrai différence entre se sentir mouillé et trop chaud, ou bien refroidi par le vent au bout d’une demi heure, et rester relativement sec et en total confort quelle que soit la température. Pour les chaussures comme pour les vêtements, le compliment ultime reste de n’avoir rien à redire à la fin d’une sortie. Si on les oublie, c’est qu’ils font parfaitement leur travail. Cet article n’a pas pour vocation d’être une liste d’achat, mais plutôt un exemple d’utilisation de vêtements « techniques ».

PS: vous noterez évidemment que je suis au moins aussi bien foutu que les modèles utilisés pour illustrer ces vêtements. C’est aussi pour ça que je les porte, pour faire le beau dans la forêt. Si on peut faire plaisir…

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