2012

Oui, c’est un peu tard pour un bilan. Qu’à cela ne tienne, on fait ce qu’on veut sur Pasaprèspas.

Donc 2012. Bonne ou mauvaise année ? Déjà, on va arrêter avec ce manichéisme, ce n’est jamais si simple. Il y a du bon et du moins bon.

Total et perfs

Si l’on s’en tient au total, c’est en baisse. 806km, soit tout de même 136km de moins qu’en 2011, qu’on ne considérait pas non plus comme une année pleinement réussie. Il suffit de voir les gros trous dans la courbe des kilomètres pour repérer de sacrées pauses : un bon trou en Mars (tendon d’Achille), un autre bon trou en Juillet (re tendon d’Achille), pour finir sur une dernier trou en Décembre (re re le tendon d’Achille). On ajoute à ça un début d’année assez léger pour travailler son changement de foulée, et on obtient un total correct (15km/semaine), mais pas folichon non plus.

D’un autre côté, si l’on regarde les performances pures, c’est plus intéressant : 5 courses (autant qu’en 2011, deux de moins qu’en 2010), avec ces différentiels :

-6:11 sur 10km (précédent record à 48:58 en 2011, baissé à 42:47)
-15:28 sur 20km (mais sans perf significative sur la distance en 2011, baissé de 1:48:18 en 2010 à 1:32:50)

Chaque course (même le premier 10km une semaine à peine après la reprise) a permis d’améliorer sa meilleur perf. Le poids noir étant l’absence de marathon bien sûr. Mais les gains sur ces deux distances montrent que l’hygiène de vie plus stricte et le travail sur le changement de foulée (dont on savait très bien qu’il allait prendre du temps) sont efficaces. Bref, on est un bien meilleur coureur en 2012 qu’en 2011. Sinon il y aurait en effet de quoi se décourager…

Blessures

Reste qu’évidemment, chaque arrêt est difficile à digérer. 2012 imite 2011 en ce sens, la douleur part, on recourt, elle revient, on s’arrête, elle repart, etc… Donc finir 2012 en arrêt avec une douleur qui date de Mars, ça fout les boules pour parler proprement. Mais d’un autre côté, cela ressemble beaucoup à la tendinite au genou, qui est maintenant de l’histoire ancienne. Donc la patience est nécessaire, et s’il est difficile de planifier encore quoi que ce soit pour 2013, il y a bien quelques objectifs qui trottent déjà dans la tête (voir plus bas). Et s’il fallait en retenir quelque chose :

  • garder une bonne hygiène de vie (moins de poids = moins de contraintes = meilleurs perf)
  • faire de la prévention une habitude : étirements soignés, massages, glaçage
  • continuer à soigner sa foulée pour trouver toujours plus de fluidité

La foulée

2012 s’est ouvert sur une processus de changement de foulée assez drastique. Cette idée datait de plusieurs mois, mais c’est vraiment en 2012 qu’elle s’est concrétisée. Et il aura fallu plusieurs mois pour trouver vraiment les bons réglages, pour se sentir vraiment complètement à l’aise avec sa foulée. Les premiers semaines reviennent à se forcer en permanence. Les suivantes à chercher les bons « ajustements », quelle fréquence, où poser le pied, comment poser le talon, etc… Puis finalement la foulée redevient naturelle et on s’imagine mal utiliser à nouveau autant son talon. Et, moyennement une blessure tenace au tendon sûrement liée à la montée en charge conséquente sur les mollets, les résultats sont intéressants, et pas seulement au niveau des chiffres.

Ne plus talonner et gagner en puissance sur les mollets donne une sensation de facilité qui est très plaisante. Cet changement est allé de paire avec une perte de poids nécessaire bien sûr. Mais l’impression de facilité pour soutenir des vitesses qui demandaient un effort auparavant est un plaisir primordial. Sentir qu’on POUSSE tranquillement vers l’avant au lieu de TIRER est une nuance qui fait une vraie différence. Sans parler d’un autre critère beaucoup plus subjectif et quelque part égocentrique : savoir qu’on est plus facile, plus fluide, moins haché, bref… plus beau à voir courir. Pour quelqu’un qui est passé par la vidéo pour se voir courir, cela fait aussi une différence, personne n’aimant vraiment se voir trottiner de manière bien lourde, croyez moi. Sans parler d’avoir la foulée de Rudisha, ce changement apporte plus qu’une amélioration des performances en donnant des sensations très plaisantes.

Objectifs

Allez, il faut bien donner quelques objectifs même si la forme optimale est loin d’être retrouvée :

  • approcher les 40 minutes sur 10km (passer sous 41 dans un premier temps)
  • faire un vrai temps sur semi marathon (<1h35)
  • enfin et surtout, refaire un marathon, et battre son temps de plus de 15 minutes si possible

Et il y a aussi des possibilités pour varier un peu ses activités, des courses en équipe, du trail, des courses de nuit, et encore et toujours, travailler sa foulée, pour être plus relâché, plus fluide, bref, se sentir bien en courant.

6 commentaires

  1. après le bilan 2012, je me permets du coup de te souhaiter une bonne année 2013, même si le délai légal est dépassé 😉
    J’aime beaucoup ton paragraphe sur la foulée. Mais je sois pas trop pressé. C’est un travail de longue haleine… ça m’a pratiquement pris 2 ans !
    Mais comme tu le dis, cela vaut le coup !

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