[CR] Entraînements et premier trail

Ça y est, le sprint vers le gros objectif de l’automne est lancé. Finie la reprise, il est temps d’essayer de retrouver le « plaisir » de la compétition. Et de faire une course ABOUTIE. Ce qui n’est plus arrivée depuis… le marathon de Paris 2011. Ouch. 

Entraînement

Et comme sur Pasaprèspas, on est loin d’être con, on apprend de ses erreurs, et on remet tout en place. Donc on poursuit déjà un entraînement varié et progressif. Donc au menu :

-Un peu de fractionné de vitesse, on court sur une piste avec une collègue, et de temps en temps, on part lui prendre un tour. A vitesse « libre », en presque trois tours, donc des kms à vitesse 10Km++. Un gros yoyo donc, 11km en 1:01:40 (149puls/min). Plus un exercice pour se faire plaisir que pour vraiment travailler un aspect précis. Mais il faut bien s’amuser un peu.

-on enchaîne avec une autre sortie d' »entretien », 10.35km en 1:14:45. « Tu t’es pas foulé mon gars » allez vous me dire. Certes, mais je cours avec une collègue à nouveau, et c’est l’occasion de vérifier si on « consomme » toujours autant à ces petites vitesses. A 125puls/min, c’est probablement un record pour ce rythme. Et on avale du km pour se refaire une endurance.

-on rallonge un peu le week-end, avec un 15km en 1:18:27, incluant 3x3km à vitesse de « test » pour le 20km de Paris (entre 5:00 et 5:10 au km). C’est tenable sans se mettre minable (5:04min/km sur la première série, 4:57 sur la seconde, 4:56 sur la troisième). Reste à tenir ça sur 20km, c’est une autre histoire. Avec un petit peu de poids en moins et la bonne motivation, ça semble difficile, mais jouable.

-la semaine suivante, deux sorties plus tranquilles, un petit 7.67km en 50:21 avec la collègue, une sortie de récup quoi, puis une sortie matinale de 8.13km en  41:36, en allure « seuil », à jeun, qui fait toujours du bien.

Rendez vous des deux vallées

Le Dimanche, on enchaîne sur sa 19ème course, avec son premier trail en « solo » à la campagne, dans le 28. Un 15km 460D+, bien tape cul, qui ne donnera donc grosso modo aucune indication sur le rythme tenable au 20km de Paris. Mais ça remplace une sortie longue, c’est plus ludique, ça permet aussi de refaire une course après quatre mois sans compétition.

Et c’est surtout un exercice assez compliqué quand on est habitué à manger du plat, bien encadré par tous les chiffres de sa magnifique montre. Sur un trail, l’allure ne veut plus rien dire. Ça monte, ça descend, c’est les montagnes russes, donc inutile de se baser sur la vitesse. J’embarque donc le seul outil me permettant de savoir où j’en suis : ma ceinture cardio. Cela reste au bout du compte l’indicateur ultime. Tous les autres sont optionnels. En connaissant bien ses paramètres cardiaques et avec un poil d’expérience, on sait grosso modo les plages qu’on peut tenir 1h / 2h / 4h. Et comment le rythme va dériver.

Reste quelques inquiétudes mineures :

-les mollets et les cuisses vont-ils tenir ? Quasiment aucun entraînement de dénivelé depuis la reprise, ça devrait se payer à un moment ou un autre…
-comment gérer son rythme avec ces montées et ces descentes ? On court à combien sur les parties plates ? 12km/h ?
-la peur de la rechute… Le tendon d’Achille qui referait mal, sur un parcours aussi accidenté, ça trotte dans la tête… Surtout qu’on part avec les chaussures de la dernière rechute. C’est sûrement pas leur faute, mais quand même, on y pense.

Au final, en partant sans aucun objectif de temps, le verdict est positif: super conditions de course, temps frais mais pas trop, organisation sympa, parcours en effet très « ludique » (comprendre: vous allez en chier les enfants), 1:25:28, 56ème sur 121 (19ème sur 36 dans ma catégorie). Soit mon meilleur classement (hors marathon de Paris, course beaucoup plus grand public). Pour une première, c’est respectable, surtout que le cardio montre que la gestion a été bonne, mais qu’il restait de la marge : 174puls/min en moyenne, c’est environ 88% de sa fréquence maximale pendant presque 90 min. Mais on a déjà fait 186puls/min sur 50 min, ou 181puls/min sur 1h30. Il reste un peu de place, ce qui s’est senti pendant la course : pas d’expérience, donc un départ prudent, et une petite accélération finale un peu tardive à cause d’une distance GPS un peu pessimiste.

Outre le plaisir purement « chiffré » de s’être bien donné et de ne pas être ridicule au classement (il faut voir le matériel de certains pour un 15km… Gourdes, gels, camel bag…), il y a surtout deux autres plaisirs aussi simples qu’importants :

-celui de faire une course à 100%, sans douleur particulière, sans grosse appréhension, en étant assez bien préparé et toujours capable de fournir un effort tout le long.

-celui de courir dans la nature, sur des petits chemins bien cabossés, de ne plus avancer en cadence comme une machine, mais en restant en permanence en alerte, cherchant les bonne reprises d’appui, évitant les obstacles, sans être entouré de milliers de coureurs. C’est un plaisir sûrement un peu primal, mais qui fait du bien pour peu que la condition physique le permette.

C’est un autre exercice que la course « de bitume », ça change les idées, c’est très agréable avec les bonnes conditions climatiques. Et vu l’état musculaire à l’arrivée (mollets évidemment douloureux, mais à froid seulement, et cuisses RAS), on se dit qu’on devrait tenir la distance sur le 20K ! Viens Paris, viens !

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