Entraînements estivaux

Le bean temps est enfin de retour, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le coureur des montagnes qui préfère les températures bien fraîches à la canicule. Qu’à cela ne tienne, les conditions météo ne sont qu’un paramètre de plus à prendre en compte non ?

Surtout qu’après un gros mois d’arrêt complet, il faut essayer d’être moins bête qu’au printemps et reprendre la vitesse trop vite. Les températures enfin estivales sont un bon moyen de contrôler sa vitesse en travaillant exclusivement en endurance. Et encore, pour l’Auvergnat moyen, difficile de garder son cardio à un niveau acceptable dès que le mercure monte au dessus de 20°…

Sans parler de nos gênes de petit coq qui nous incitent parfois à faire les fiers devant le sexe opposé, ou les gros bras devant les coureurs du même sexe. C’est ce qui s’est produit sur la petite sortie de 7.31 km, initialement lancée avec l’objectif de rester au dessus des 6min/km, avec 28°C. Si l’aller respecte presque la consigne, le retour est marqué par la prise en chasse d’un autre coureur, sûrement pas aficionado de l’endurance vu sa corpulence et sa vitesse. On fait donc exploser les compteurs avec deux kms en 4:24 et 4:37, le cardio frôlant les records en montant à 197… On se satisfait quand même de ne pas avoir explosé avant son adversaire du jour. 39:43 min, 5:26min/km et 170puls/min au final.

On enchaîne avec un 10km en fin d’après midi, sous 36°C. Pas très raisonnable on pourra dire, surtout que le matin était quand même plus « frais ». Mais courir avec des grosses températures est une sorte de défi pour arriver à bien gérer ces conditions, et aussi une façon de se « nettoyer » via une grosse transpiration. Et pour gérer la canicule, voici la recette du jour :

-bien s’habiller, tshirt le plus léger possible (surtout pas de coton bien sûr), pas de manches, très aéré.
-les vêtements moulants ne sont pas forcément une mauvaise chose. Le corsaire ressort étonnamment sec de ce genre de sortie. On évite comme ça l’espèce de « micro climat » qui se créé entre le tissu et la peau. Reste à tester avec un haut également très près du corps.
-bien s’hydrater et se rafraîchir. A Vincennes, facile, il y a des points d’eau. 3 arrêts donc, pour boire et s’asperger la tête.
-gérer son allure. Surveiller le cardio, rester à une petite allure, ne pas chercher à courir sous 35° comme sous 15°.

Bien sûr, on en bave un peu quand même, 1:01:46 à 166puls/min. La douche qui suit est juste le meilleur moment du week end par contre !

La température baisse un peu, et on peut aussi se montrer plus raisonnable en allant courir le matin à la fraîche. 14°, température idéale pour un petit 10km démarré sans but particulier (et surtout quasiment sans petit déj). Mais la fameuse piste cyclable du Perray en Yvelines fait à nouveau effet, et l’utilisation des Go Run incitant fortement à se porter vers l’avant, on se laisse aller… 50:31, soit probablement le 6ème 10km le plus rapide de votre coureur favori. Plutôt encourageant pour un 10km au petit matin sans se mettre minable. Par contre, si courir sans chaussettes dans les Go Run est à première vue extrêmement plaisant, les deux ampoules sur l’intérieur du pied gauche confirment qu’il vaut mieux les utiliser en chaussettes…

On continue à courir tous les deux jours environ, avec une petite sortie de 6km à Boulogne, en cherchant à nouveau à ne pas pousser. Toujours un peu difficile, puisqu’on finit en 32:59, soit 5:27/km. Les mollets sont un peu dures avec ces sorties régulières, mais ces douleurs musculaires remplacent avantageusement les tendinites…

Enfin on termine avec une nouvelle sortie d’endurance, plus longue que prévue (oui ça va, je me perds toujours à Vincennes…), 11km en 1:03:45, soit 5:48min/km, à 162puls/min. Toujours un peu trop rapide pour de l’endurance pure (je devrais courir vers 6min/km et 155puls/min environ). Mais à 22°C, la température commence à être limite pour bien contrôler ses échanges thermiques.
Le passage des grosses températures se fait donc sans gros souci, en attendant patiemment les courses d’automne. Et en évitant d’être trop con surtout, ne pas pousser trop fort, attendre de faire assez d’endurance pour accélérer. Le fractionné sera bientôt de retour. Les courses aussi.

4 commentaires » Ecrire un commentaire

    • J’aime bien varier les lieux d’entraînement, déjà que c’est pas hyper drôle de courir seul… Je profite d’un peu tous les endroits où je peux passer en fait, pourvu qu’il y ait des chemins pas trop durs 🙂

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