Un vrai break

Oui, enfin un vrai premier break. Parce que mine de rien, depuis quelques années que je cours, les vrais breaks, il faut bien les chercher. Cette fois, on a fait les choses proprement. Je vous ai manqué, je sais. Mais une petite pause de temps en temps, ça fait du bien. Certes, vous avez dû aller lire d’autres blogs, sans oser me le dire. Mais on peut enfin se retrouver.

Où en étiez nous restés ? Ah oui, la Ronde des Etangs… Un bon temps, mais un tendon d’Achille en souffrance à nouveau, donc évidemment des soucis en tête. Depuis, c’était un peu l’inquiétude, le manque de motivation, une grosse semaine de pause, puis une reprise « douce » (6km en 30:51), déjà trop rapide pour un blessé. Mais on insiste évidemment, malgré une sensation toujours présente. 6.3km en 41:44 ensuite, c’est déjà mieux, mais la reprise du vélo de route associée à une petite sortie complémentaire en cap (oui, quand on crève deux fois et qu’on a plus de chambre à air…) fait revenir la douleur. C’est douloureux au toucher, il faut pas être con pour continuer à faire du sport. Mais si, on continue.

Heureusement (ou malheureusement), le vélo masque la douleur. Donc on profite de son petit séjour en Auvergne pour VRAIMENT faire du vélo. Pas juste aller de feu en feu, puis tourner en rond dans le bois de Vincennes. Non, la route, la montagne, le grand air, la liberté. 48,5km vallonnés en 2:04, sous une petite pluie. Les jambes tiennent bien, c’est surtout les cervicales qui se plaignent du port de tête. Mais avec un bon vélo, pas de mal au c.., et du plaisir de faire de l’endurance dans un cadre très agréable.

Si bien qu’on enchaîne trois jours plus tard sur 63.6km en 3h, avec deux petits cols, histoire de commencer à se tester. Plus dur évidemment, mais sans se sentir ridicule, en appréciant vraiment sa sortie. Hélas si le vélo sollicite moins le tendon, il le sollicite quand même. A froid le soir même, on le sent. On continue de retour à Paris, en VTT cette fois, 42.5km en 1:57. La posture n’est plus aussi contraignante qu’avant, les 2h de vélo sont devenus agréables. Mais un petit test sur tapis de course (assez déroutant pour le novice…) afin de vérifier sa foulée (parfait pour filmer sa pose de pied le tapis !) rappelle vite à la réalité : dès qu’on pousse un peu, le tendon se fait sentir une fois refroidi.

Donc le mois de Juillet c’est résumé à une seule chose : RIEN. Rien du tout. Plus de course à pied. Plus de vélo. Plus de blog. Une vraie coupure. Pas de sport alternatif, pas de préparation d’articles, de test de matériel. Rien du tout, le repos physique et mental complet. A peine quelques étirements et du glaçage du tendon de temps en temps.

Un gros mois complet d’arrêt, qui a touché à sa fin la semaine dernière. Avec une reprise avec une petite appréhension. Le tendon n’est plus douloureux au toucher, mais parfois, on a l’impression de sentir quelque chose. C’est sûrement dans la tête… Mais au lieu de se relancer trop vite comme en Avril (un 10km en course la semaine de la reprise, après un mois de vélo…), on y va doucement. Terrain meuble. Chaussure les plus hautes possibles pour éviter l’étirement du talon. Vitesse modérée, foulées courtes. 4.8km en 34:26. Soyons patient. Aucune douleur. Le lendemain matin, on se lève avec une appréhension… Premiers pas, aucune douleur. Deux jours plus tard, 7.3km en 41:43. Un peu trop vite parfois, un km en 5:08 pour rattraper un coureur (qui a dit dans le fond « ouais, une coureuse sûrement ! » ??? Bon. On aurait dit une coureuse… C’était un homme. Taisez vous !). Mais à nouveau, le lendemain, RAS. Deux jours après, 9.4km en 57:03, en forêt, en essayant d’éviter de forcer dans les montées et de dépasser les 10km/h. C’est mieux. Le poids pris en Juillet se fait un peu sentir, mais comparé au plaisir de courir tranquillement en forêt avec la musique, c’est une broutille. Jambes toujours OK, pas de douleur, juste des petites courbatures de reprise aux mollets. Deux jours plus tard, il fait 28°C, mais 8.9km en 53:45 à nouveau en forêt, doucement, juste pour transpirer et se sentir courir.

4 sorties en 6 jours, ça paraît un peu excessif comme reprise, mais le bon contrôle de la vitesse est une première. De même qu’un choix précis des conditions : du chemin, un minimum de bitume, des chaussures à talon assez haut. Il serait temps de commencer à être intelligent à 36 ans il faut dire !

Maintenant, on laisse reposer deux jours, et on continuera sur le même tempo. Pas de course en Août. De l’endurance, rien que de l’endurance. Monter doucement, jusqu’à 15km probablement en fin de mois.En sifflotant, en écoutant de la musique, en profitant du paysage (oui ça va dans le fond, « en regardant les coureuses surtout », on a bien compris que j’adorais les jolies foulées !). Après un bon mois de repos, putain que ça fait du bien !

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