[CR] Ronde des Etangs 2012 : du bon et du moins bon

Un nouveau 10km à ajouter à son palmarès, environ un gros mois après la reprise. C’est assurément court pour bien préparer une course, mais l’envie d’en refaire prime sur la qualité de la préparation. Alors verdict ?

Commençons par les conditions : on part dimanche matin bien tôt au fin fond de l’Essonne pour un de ces petits 10km de campagne bien reposants (enfin, pour l’environnement, pas pour la course en elle même hein !). Bonne ambiance avec des bénévoles souriants, parcours vraiment joli mi-route mi-chemin, mais un poil accidenté (passage sur des chemins un peu cabossés dans les bois, et quelques montées/descentes, dont la montée finale 400m avant l’arrivée, ouille). 18°C  au départ avec un grand soleil, on sait donc qu’il ne faut pas penser à taper mon meilleur chrono. Comme toujours, on a bien regardé le profil de la course avant de partir, les montées, les descentes, le type de terrain, etc… Ça va vous paraître too much pour un coureur qui fait 48 minutes, mais quitte à le pas avoir un cœur et des jambes faits pour la course à pied, autant utiliser un peu son cerveau pour optimiser ses capacités, non ?

Donc en souvenir de la magnifique explosion de la course du Château de Vincennes (54:46 sous la chaleur), essayons d’être moins con. Pourquoi ne pas emmener un refroidissement portatif avec soi : une petite bouteille de 400ml d’eau, absolument pas pour boire, mais seulement pour se renverser sur la tête (coiffée d’un magnifique bandana destiné à retenir un peu le liquide de refroidissement donc). On s’alourdit donc légèrement, mais avec un grand soleil et une première moitié de course à découvert, ça valait le coup d’essayer. Impossible de chiffrer vraiment de l’efficacité de l’astuce, mais disons que la montée en température a été contenue. Et vu les coureurs dépassés en fin de course ainsi que quelques profils sur le site de Garmin, certains ont méchamment mangé en fin de parcours.

Alors certes, le départ a été mal géré, trop loin dans la file des coureurs déjà, faut arrêter de se dire qu’on vaut le dernier quart un jour ou l’autre mon gars ! Ensuite trop rapide par rapport au planning (départ prévu légèrement sous les 5:00/km) : 4:43 et 4:39. On enchaîne ensuite entre 5:00 et 4:47, en fonction du terrain et ses sensations. Ça yoyotte un poil, mais vu le terrain, c’est compréhensible. Et surtout, pas de lente descente de la vitesse, courbe typique de la course mal gérée. Donc plutôt positif.

Ensuite la perpétuelle recherche d’une position de course « optimale » fait qu’en se forçant mentalement à ne jamais « se relever » quand on se sent un peu dans le dur, on arrive maintenant à tenir à 12km/h sans trop de souci. Cela demande évidemment un peu de concentration, mais la différence d’allure entre le « je suis bien, je pousse » et le « oulàlà, je m’approche du rouge là » me semble réduite. La différence de posture entre une attitude « je ralentis, je me relève » et « gardons une dynamique vers l’avant » est faible, probablement juste une histoire d’un ou deux degrés dans l’inclinaison du corps, mais la différence se fait sentir. Les longues discussions à ce sujet avec mon accompagnant du jour (qui lui a bouclé en 38 minutes en quelques…) nous amènent à la même conclusion, ce petit effort de posture se ressent bien sur le chrono et permet de mieux gérer les phases de bien/moins bien.

Tout n’est pas positif hélas sur cette course, puisque le tendon d’Achille blessé en Mars s’est réveillé dès le second kilomètre…  Ça fait se poser beaucoup de questions, est-ce une douleur passagère, est-ce que je devrais arrêter pour éviter de me refaire mal. A l’entraînement on serait sûrement rentrer tranquillement à la maison, mais on a pas fait 50 bornes pour arrêter piteusement à la moindre alerte. Donc on continue, ça tire quand même nettement sur le dur, moins sur le mou. D’où des appuis modifiés pour moins tirer dessus, c’est forcément frustrant, mais si toutes les courses devaient tout le temps bien se passer, on finirait par s’ennuyer.

On finit dans le dur (sensation de léger froid sur la fin, ce qui est toujours un signe de fatigue avancée pour moi), en bouclant en 47:57, soit au minimum 18 secondes d’amélioration sur le précédent record de Noisy le Roi. Vu les conditions de course, difficile de ne pas s’en satisfaire. On finit à 178 ppm de moyenne, soit 8 pulsations de moins qu’aux Foulées de Vincennes bouclées en 48:58 un peu plus d’un an auparavant (sur un parcours plat, par temps très frais). Donc au niveau du chrono et de la gestion de la course, c’est tout à fait acceptable même si le temps n’a toujours rien de franchement excitant. Surtout qu’en analysant sa position par rapport aux autres coureurs, c’est tout simplement la meilleure position jamais atteinte, alors que d’habitude les meilleurs résultats étaient sur les courses de masse avec leur lot de « touristes ».

Le seul point vraiment noir étant le tendon d’Achille à nouveau douloureux, y compris le lendemain. Mais le repos conjugué à des glaçages et étirements bien rigoureux ont permis de voir une amélioration très rapide. Allez, on table sur une petite douleur passagère plus que pour une rechute. Si je devais me démoraliser à chaque bobo, je pense que je serais déjà passé à un autre sport depuis longtemps !

6 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. J’ai une tendinite chronique au tendon d’Achille droit depuis des années et ça ne m’empêche pas de courir. Je cours le marathon et le lendemain de mes longues sorties, je ne cours jamais afin de faire reposer mon tendon. Je cours tous les autres jours sans problème et sans sentir de douleur. C’est une blessure qui se contrôle avec le froid et avec une stratégie de repos aux bons moments.

    • Je ne suis pas sûr du tout que ça soit une tendinite. J’en ai une au genou droit depuis plus d’un an (en rémission, je vais m’en débarrasser bientôt j’espère), ainsi que d’autres inflammations (style TFL, les tendons d’achille déjà) et là, la première douleur sur le tendon m’a forcé à m’arrêter. C’était nettement plus « vif » que les autres douleurs qui me font ralentir à la limite, mais jamais m’arrêter. Donc je ne sais pas trop. On va voir si ça revient, dans ce cas ça sera le toubib à nouveau. Mais je m’inquiète moins que pour mon genou, ça serait presque logique que ce tendon se plaigne vu la charge de travail nettement supérieur qu’il a eu à fournir avec mon changement de foulée. Ca sera peut-être gérable avec le froid et le repos comme tu dis !

  2. J’arrive à la bourre, mais bravo pour ton nouveau chrono ! J’espère que le tendon d’Achille s’est calmé depuis.

    • Hélas c’est toujours douloureux, donc j’ai mis un focus sur le vélo en attendant. Plus d’infos là dessus très prochainement, j’ai été un peu laxiste ces derniers temps. Mais il faut dire que ça donne rarement le moral quand on ne court plus beaucoup, non ? 🙂

  3. Rétrolien : Un vrai break « Pasaprespas

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