Frustration et observation

Après cette longue pause due à des vacances bien méritées, votre blog de course à pied favori devait revenir avec des articles encore plus passionnants et percutants. Evidemment, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et c’est finalement avec un tout autre contenu que nous revenons. Cliquez sans plus attendre pour en savoir plus.

Ouille

L’arrivée des vacances sonnait en effet comme l’occasion de s’entraîner régulièrement et surtout de faire une première course en 2012. Mais évidemment pas n’importe laquelle. Non, Pasaprèspas ne recule devant rien pour tester pour vous toutes sortes de course, des plus modestes aux plus internationales, en passant par les plus originales. Hélas, il n’a pas fallu longtemps pour se rendre compte que ce magnifique plan tombait à l’eau : départ en congés pour la Chine, bonne pause pour s’acclimater au nouvel environnement (décalage horaire, humidité, nourriture) (bon, en fait, un peu de feignantise, soyons honnête), premier entraînement et PAF. Le talon d’Achille droit qui crie sa douleur. Pas juste une petite tension gérable. Non non, on s’arrête sans avoir même fait 10km, et on rentre piteusement en se demandant pourquoi ça arrive comme ça, pour finalement résumer cette piteuse sortie par un simple :

On cherchera les raisons plus tard (manque d’entraînement, conditions climatiques, pollution, nouvelle foulée tapant dans les mollets), peu importe, finies les ambitions de courses à court terme. Heureusement, le retour des beaux jours permet de ressortir le vélo et de compenser en partie. Nous y reviendrons plus tard dans une autre article.

Ça court là-bas ?

Donc au lieu d’aller courir, on en profite pour lever le nez de ses runnings et regarder un peu autour de soi. Alors la Chine, ça grouille de coureurs profitant allègrement de leur morphologie assez légère ? Et bien pas du tout. On a tous entendu parler de la mode actuelle de la course à pied en France (certains ont du voir le reportage sur M6). Ce n’est assurément pas le cas partout dans le monde. Car même si la course à pied reste un sport finalement très abordable (une paire de running, et on peut y aller non ?), il faut aussi des conditions d’entraînement un minimum plaisantes (un sous bois, un petit chemin, des oiseaux, des coureuses en petit short). Avouons le quand même, courir, ça peut être bien chiant par moment, surtout comparé à des sports plus « ludiques ». Donc autant trouver des conditions agréables pour s’entraîner. Hélas, les conditions sont un peu difficiles en ville (constaté sur Canton et Hong Kong).

Alors, c'est comme ça tous les week ends ? Du flan oui !

En ville, l’air est pollué (nettement plus que dans les grandes villes française), et le climat dans le sud ne favorise pas non plus la pratique, l’humidité étant très importante. On s’en rend compte ne serait-ce qu’en montant des escaliers en extérieur, on se retrouve un peu essoufflé sans trop comprendre pourquoi. Même chose lors de ma sortie fatale, 9km en 52:44 à 167 ppm, c’est quand même un peu haut en « consommation » pour cette vitesse. Et comme vous pouvez le constater, à cette vitesse d' »entretien », le rythme cardiaque augmentait lentement… Chaleur, pollution, humidité, dur dur de vouloir aller courir.

Il faut chercher des endroits assez calmes pour courir tranquillement. A côté, courir à Paris paraît être un vrai plaisir, c’est dire. Canton et surtout Hong Kong sont beaucoup plus denses, donc on ne peut pas simplement descendre en bas de chez soi et partir trottiner. Et même si courir à Canton reste plus facile, la ville étant moins dense, ça ne grouille pas de coureurs dans les parcs le dimanche comme à Vincennes ou Boulogne à Paris.

Après s’être un peu renseigné, on constate que la course à pied n’est pas un sport populaire du tout sur place. Le ping pong et le badminton sont bien plus pratiqués, ainsi que le football bien sûr. Difficile d’établir un classement des sports les plus pratiqués, mais il est évident que notre sport favori ne figure pas en bonne place.

Notons tout de même une différence évidente, une fois trouvés les endroits adaptés, courir à Hong Kong est plus agréable. On trouve des vrais boutiques spécialisées, contrairement à la Chine où il faut choisir entre les marques vedettes seulement : Nike, Adidas, Mizuno, Asics. Et la variété du terrain à Hong Kong favorise beaucoup les trails et les courses de côte. On trouve donc facilement des courses tous les weeks end ou presque (comme les lecteurs les plus assidus le savent déjà). Ce n’est pas le cas à Canton. Pour ceux qui s’étonneraient de cette différence, faisons un petit rappel historique (non, les sportifs ne sont pas tous des ignares), Hong Kong est un ancien protectorat britannique (donc à la culture un peu « hybride »), et reste aujourd’hui une région administrative à part (avec sa propre monnaie, ses lois, pas de censure et de contrôle comme en Chine continentale, etc…). Il est donc assez intéressant de voir que cette différence est valable aussi dans le milieu du sport. 200km séparent Hong Kong de Canton, mais la pratique de notre sport favori n’y est assurément pas la même.

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    • Je sais pas trop, j’applique la méthode naturelle pour le moment : repos, un peu de glaçage de temps en temps, cross training (enfin… plus tellement cross quoi, du vélo et seulement du vélo), et apprendre à être patient. C’est du travail mental en fait 😉 Je pense faire un test dans 2 semaines si j’arrive à tenir jusque là 😉

  1. Rétrolien : La course en aveugle « Pasaprespas

  2. Rétrolien : Et maintenant ? « Pasaprespas

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