Glaglaglaglagla

Près d’un mois sans nouvel article, j’imagine que beaucoup d’entre vous commençaient à se faire du souci. Mais qu’est-il arrivé à votre coureur favori ? A-t-il fini congelé dans un fossé en forêt, à moitié dévoré par les loups ? Ou bien fabrique-t-il de la graisse derrière un appareil à raclette, bien au chaud dans son salon ? Vous le découvrirez en cliquant tout de suite sur ce lien :

Bon en fait, rien de très très excitant à vous servir en cette période de grand froid. Si l’on fait un petit bilan depuis le dernier compte rendu :

Les sorties

-le fait de ne pas faire beaucoup de vélo ne favorise assurément pas l’adaptation à une selle de VTT encore plus rigide que la précédente. Heureusement, l’arrivée des grands froids a permis de déplacer la résolution de cet épineux problème à une date ultérieure (parlons chiffre : 20km en 1h10 environ, une seule sortie)

-S’en suit une semaine light, avec une simple sortie en footing pour arrêter d’enchaîner les fractionnées. Ca permet surtout de continuer à migrer sur une foulée milieu du pied, et de voir qu’on bat un nouveau record en économie d’énergie : 136puls/min pour 9.38km en 1:04 (soit 6:50/km), c’est le minimum constaté à cette vitesse. Et le tout en discutant tout du long.

-Le froid commence à arriver la semaine suivante, où on enchaîne deux sorties tranquilles, 10km sur piste, de nuit, par -4°C, en 58:30 (donc en 5:51/km), à 155puls/min, puis 9.8km à -3°C, en 55:01 (soit 5:37/km) à 163 puls/min. Des chiffres évidemment peu impressionnants, mais qui permettent surtout de voir que le froid ne gêne pas trop. Il impose un habillement adapté par contre :

  • une première couche « seconde peau » (tient bien chaud, évacue la transpiration)
  • un tshirt manche longue un peu épais (optionnel si la température dépasse 0°C)
  • une veste coupe vent (softshell, très bonne isolation du froid)
  • collant long d’hiver (donc plus épais)
  • bonnet, gants, tour de cou (on isole les extrémités)
-Enfin lors de la vraie semaine de grand froid, une seule sortie, 8.3km environ en 47:25, par -7°C, à 165 puls/min. A nouveau bien couvert, et sans aucune gêne par la suite, pas de vieille toux bronchiteuse, pas de goutte au nez, ni de fatigue inhabituelle.

La gestion du froid

Au final, si le cardio paraît un peu haut, la « surconsommation » liée au froid paraît raisonnable. Le fait d’utiliser des vêtements respirants permet déjà d’être au chaud au rythme footing, et non d’avoir chaud. La mise en garde de certaines personnes quand aux possibles soucis respiratoires à ces températures a tout de même éveillé ma curiosité. Difficile cependant de trouver de vraies études montrant la dangerosité des sorties par température négative. On trouve même plutôt l’inverse (http://www.volodalen.com/51semaine/2012_02_1.htm). Reste que dans mon cas, je limite la cadence à du footing, ou un léger seuil. Pas de fractionné par ces températures.
Le volume total a donc été moindre sur cette période de grand froid, mais autant par contrainte de temps que météorologique. Et l’utilisation d’un matériel adapté fait que ces sorties n’étaient pas vraiment plus désagréables que celles par temps normal. Il aurait fallu en tenter une habillé de manière plus classique (en empilant du coton par exemple), pour comparer. Mais au final, la conclusion est pour le moment :
Quand arrive le grand froid,
du matériel adapté tu revêtiras,
ton entraînement tu adapteras,
et ta pleureuse tu ne feras pas.

La foulée

Quand au trépidant feuilleton de la transformation de la foulée de votre coureur favori, elle semble se poursuivre sans souci majeur. A savoir que toutes les sorties depuis le précédent article se sont faites avec la nouvelle foulée (donc milieu du pied, sur toutes les chaussures), que ce soit sur sol meuble ou dur. Les mollets ont compris qu’il ne servait à rien de rouspéter, et si le genou droit n’est pas à 100%, il ne crie pas misère non plus. La cadence de pas reste bien sûr élevée, 88 pas/min en moyenne, sans que cela devienne forcément nécessaire d’y penser. Une petite séance vidéo s’impose pour faire un point sur cette évolution. D’ailleurs si d’autres coureurs évoluant en région parisienne sont intéressés pour passer au révélateur de la vidéo, n’hésitez pas à me contacter, du matériel bien adapté à cette enregistrement va bientôt entrer en service !

Et vous ?

Enfin, pour en revenir au sujet du moment, comment gérez vous les périodes de froid, fidèle lecteur ? Certains ici sont habitués à des températures encore plus dures, donc un petit retour pourrait être instructif. Et si vous pouviez détailler le matériel utilisé lors des grands froids via un petit commentaire, cela serait fort sympathique !

7 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Alors, moi, j’adopte, dans le sens où je n’ai pas fait de VMA (ni piste ni en côte). En revanche, je n’ai pas réduit le volume total (82Km la semaine dernière).
    Pour l’habillement, ça donne caleçon long, t-shirt manche courte, polaire, coupe vent, gants, bonnet et tour de cou en polaire ! Avec tout ça, j’étais bien pendant 1H30, mais froid aux cuisses à partir de cette durée…

      • Ouais, un vrai t-shirt polaire, quand il fait moins de 5°C et que tu pars pas pour du fractionné, y’a pas de souci normalement. Faut mettre du technique dessous et ça va. J’en ai un D4 qui est coupe vent sur le devant, c’est pas mal. Quand au « juste » caleçon long, bah j’ai regretté de n’avoir que ça sur certaines sorties bien froide… 🙂

  2. Je suis un coureur de Québec. On a souvent des températures de -20 C ( -30 facteur vent ) quoique la température moyenne durant l’hiver est un peu comme celle du Minnesota ( selon l’article que tu as mis en référence ). Je ne change rien durant l’hiver à mon entraînement. Je fais même des intervalles. L’habillement varie selon les trois zones suivantes: 0 C à + 10 C, 0 C à -10 C et -10 C et moins. J’utilise un polartech épais sur mon corps. Il garde la chaleur et respire bien. Pour une température de la première zone, je ne porte que ça sur la corps, plus un collant sur les jambes, un léger bonnet et des gants. Pour la deuxième zone, j’ajoute une coupe-vent léger sur le corps pour l’isolation. Pour la troisième, je change le coupe-vent léger pour un coupe-vent plus épais ( de type Louis Garneau ), l’épaisseur supplémentaire servant de troisième couche. J’ajoute une couche sur les jambes ( caleçon long en polar ). Le bonnet est plus épais et j’ajoute un passe-montagne pour garder encore plus la chaleur et éviter les engelures au visage. Ça fait plus de 30 que je cours dans toutes les saisons. Tu as raison, il s’agit d’adapter l’habillement.

    • Ça c’est du matériel ! Ca paraît beaucoup pour les températures -10, tu n’as jamais de souci avec la transpiration ? Je transpire facilement, donc c’est toujours problématique, même si l’utilisation de matériel technique adapté aide bien !

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