Bilan 2011

C’est la nouvelle année, l’époque de toutes ces rétrospectives, bilan, best of et autres bêtisiers. Pasaprespas ne pouvait pas rater l’occasion de faire un petit bilan de l’année 2011, il est vrai extrêmement riche en enseignements. 

En quelques mots

Déjà, quelques chiffres :

-942,2 km de course à pied (ce qui constitue très probablement un record), à une moyenne générale de 5:47 min/km.
-220km de vélo, pour éviter de charger le fameux genou droit et sa petite tendinite
-5 courses, allant du 5km au marathon (nouvelle plus longue distance parcourue)
-48:58, nouveau record officiel sur 10 km (battu officieusement en entraînement qui plus est)
-1:47:15 environ sur 20km, nouveau record officieux (à l’entraînement…)
-3:55:26, nouveau record sur marathon (comment ça, c’est le premier? Le marathon de la Truffade en 2003 à Aurillac ça comptait pas peut-être ?)
-environ 2 mois et demi d’arrêt complet en raison là aussi d’une première, à savoir la première blessure un peu « sérieuse », la tendinite au genou droit (également un nouveau record 😉
-4 paires de chaussures différentes utilisées, allant des grosses Cumulus 12 aux très minimalistes Hattori
-1 montre Garmin 405 utilisée à toutes les sorties
-47 articles d’une rare pertinence publiés sur  ce blog

Et aussi

-beaucoup de sueur
-un peu de sang (sur les orteils…)
-quelques larmes

Quels sont les enseignements tirées lors de ces douze mois ?  Soyons clair ,à un niveau personnel, l’année 2011 est une année tout simplement exceptionnelle. Auparavant, votre serviteur sortait trottiner avec des amis, se satisfaisait de faire plus de 50 minutes sur un 10km et appréciait de faire le touriste en courant en groupe sur des courses de masse. Pas de club, pas d’objectif, pas de méthode d’entraînement. 2011 a été l’année d’une vraie implication dans la pratique.

42.195

L’étape assurément charnière restera évidemment le marathon de Paris. Inscrit à l’automne 2010 dans l’optique de s’entraîner à plusieurs, voir de courir aussi la course accompagné, il a fallut dès le début de l’entraînement tout faire tout seul. Et la préparation suivie de la course a été un vrai révélateur : auparavant, on définissait soi même ses limites (des conneries du genre « je suis pas très rapide, je suis plutôt bon sur les distances longues », ou encore « si je fais un 10km en 50 minutes, c’est déjà très bien »). Mener à bien la préparation et le marathon a permis de gagner une chose fondamentale en course à pied : la confiance en soi.

Surtout que tout l’entraînement s’est fait seul, en se documentant, en utilisant de nouveaux outils (notamment la montre Garmin, fidèle compagnon de toutes les sorties), en allant jusqu’à modifier le plan de préparation pour gérer certaines contraintes (aucune expérience en entraînement de fractionné, VMA mal évaluée, douleur au genou à contrôler, etc…), et commencer à travailler sur sa foulée pour chercher plus d’efficacité. Le fait que ces mois de travail appliqué aient porté leurs fruits le jour J a été une vraie démonstration qu’on ne doit pas se donner ses limites et se satisfaire d’y rester. Ses limites, on va les chercher, puis on les repousse.

Du plus et du moins

Mais l’année 2011 a été aussi une année très contrastée, avec des moments très gratifiants, mais aussi une deuxième partie d’année très frustrante. Après 3 mois de préparation et un premier marathon très satisfaisant, la suite a consisté en une reprise sûrement mal gérée qui a conduit à un mois de Juin blanc, puis la découverte du fractionné en Août, vite interrompue par un arrêt quasi complet pour soigner une tendinite au tendon rotulien tenace. Une période assez nouvelle et toute aussi frustrante, puisqu’entrecoupée d’un Paris Versailles très laborieux (pour ne pas dire complètement raté) et une reprise beaucoup plus lente que prévue. Au final, 633km sur les 5 premiers mois, 114km en Août, et des miettes pour les autres mois.

« Techniquement » parlant, 2011 a été une année de progression très conséquente. Auparavant, on sortait faire de l’endurance, avec des accélérations par moment au feeling, bref, du fartlek quoi. 2011 a permis de découvrir la VMA, le fractionné, le travail au seuil, l’utilisation du cardio fréquencemètre. L’évolution de la manière de courir a été également conséquente. Pas de chiffres pour mesurer la différence, mais la foulée s’est beaucoup décalée vers l’arrière, et la curiosité de geek de votre serviteur a conduit à l’essai de chaussures beaucoup plus minimalistes (Saucony Kinvara et Hattori) afin de trouver une posture et une foulée beaucoup plus efficace et naturelle.

Les bons mots

Enfin pour conclure, un petit florilège des citations à retenir pour l’année 2011:

« Mon chérie, tu as couru doucement » Février – commentaire à l’arrivée des Foulées de Vincennes
« Alors, de battre ton coeur s’est arrêté ? » Avril – SMS après le marathon de Paris
« Monsieur, vous êtes un athlète » Août – commentaire d’un cycliste lors d’un entraînement
« Allez Monsieur ! » Septembre – encouragement d’un enfant lors de la misère totale du Paris Versailles
« C’est quoi ce tshirt Finistère ? » Octobre – commentaire lors d’un « paradage » avec le tshirt du marathon de Paris.

Et 2012 alors ?

Oui c’est quoi les bonnes résolutions pour 2012 ? En fait, soyons honnête, mise à part la volonté assez naturelle de vouloir améliorer tous les chronos, aucun planning n’est défini. L’idée est surtout de tout simplement recourir sans être gêné par le genou. Comme il est possible que cela passe par une modification de la foulée (la fameuse foulée « arrière », avec un arrêt de la pose systématique du pied sur le talon), la transition prendra un peu de temps. Donc aucune course prévue à court terme, on ira quand on sera prêt, tout simplement.

Mais soyons un peu clair sur les possibilités envisagées, il faut bien se mouiller un peu :

-approcher les 45min sur 10km semble possible. Au moins améliorer de 2 à 3 minutes le précédent record est un minimum (ne serait-ce qu’avec la diminution du poids de la bête)

-faire un semi à fond (le seul semi « officiel » ayant été fait à vitesse marathon en 1h57:28 de mémoire…), donc sous les 1h50, normalement approcher les 1h45

-refaire un marathon si les articulations acceptent, avec l’objectif de passer sous les 3h50 et d’approcher les 3h45

Maintenant, où, quand, comment, hé bien il faudra revenir sur votre blog de course à pied favori pour le découvrir ! (quel suspense mes aïeux…)

Quant à vous, allez plus loin, allez plus vite, plus tranquillement, avec des grosses chaussures, des petites, avec un cardio, sans cardio, de nuit, de jour, seul, accompagné, dépouillez vous, détendez vous, prenez votre plaisir comme bon vous semble, le principal étant que vous le trouviez !

10 commentaires

      1. de toutes façons, on est tous à fond. C’est facile pour personne, quelle que soit la vitesse.
        Et l’avantage d’avoir quelqu’un qui fait mieux, c’est que ça peut faire un objectif 😉

      1. Bonne année à toi ! Je te souhaite aussi beaucoup de plaisir , avec ou sans chaussures , sur longues comme sur courtes distances ( 45 min sur un 10 Km ????? Wouahhhhh … va falloir que je me bouge si je veux tenir la cadence !) …. et surtout surtout beaucoup moins de blessures. A très vite !

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